Sophie Bourgeois se confie sur la vie et la carrière d'actrice de sa fille Charlie | 7 Jours
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Sophie Bourgeois se confie sur la vie et la carrière d'actrice de sa fille Charlie

Image principale de l'article La carrière d'actrice de sa fille Charlie

Lorsqu’elle regarde aller sa belle Charlie, Sophie Bourgeois ressent une fierté qui, au-delà de l’amour maternel, tient d’une admiration entre actrices. Dotée d’une grande passion pour la vie, elle s’est par ailleurs lancée dans un projet qui lui tient à cœur, en pensant sa fille et à son fils, Tomi.

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Sophie, votre fille Charlie fait partie de la distribution de trois séries, Contre-offre, Défense d’entrer et une autre dont vous ne pouvez pas encore parler. Vu son jeune âge, vous l’accompagnez dans ses déplacements. À quoi ressemblent vos journées ces temps-ci?
À 8 h, nous avons quitté les Laurentides pour nous rendre à l’une de ses répétitions pour la deuxième saison de Défense d’entrer, qui avait lieu à Brossard. Sa répétition a duré de 9 h 30 à 12 h 30, puis je l’ai ramenée dans le Nord. Je devais en repartir à 16 h, direction Belœil, puisque je joue au théâtre le soir. Et, bien sûr, j’ai fait un retour à la maison dans les Laurentides après la représentation.

Photo : Bruno Petrozza / ©photo

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Que ressentez-vous quand vous la voyez à l’œuvre?
Quand je la regarde jouer, elle me fait capoter. Elle est super talentueuse. Sur ce plan, elle tient de son père (l’acteur Frédéric Pierre). Comme lui, elle apprend un texte particulièrement rapidement. Moi, il faut que je travaille plus longtemps. Elle est belle comme un cœur et photogénique comme ça ne se peut pas, avec ses cheveux frisés et châtains, ses yeux bleus, sa peau caramel. Ce métier ne repose pas que sur le talent. Il faut être une battante et que les étoiles s’alignent pour toi. Charlie se retrouve dans une ère où on fait de plus en plus de place aux minorités visibles, et sur ce plan, c’est un atout, parce qu’elle est métissée. 

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Trois séries télé pour une comédienne de 13 ans, n’est-ce pas exceptionnel?
Oui, et un peu anormal, en ce sens que ce n’est pas la majorité des membres de l’Union des artistes qui ont une charge de travail comparable. Elle travaille vraiment beaucoup! Même si elle adore le jeu, elle est triste de ne pas pouvoir faire de la voile avec ses amis. Elle aimerait sauter en parachute et a déjà contacté Guillaume Lemay-Thivierge pour savoir à partir de quel âge elle pourra le faire. Adolescente, j’étais comme elle. À 16 ans, je suis partie vivre en appartement avec ma sœur. J’ai voyagé partout. Pendant les années où j’ai joué dans Cornemuse, je pouvais travailler pendant six mois et après, je partais. J’ai fait de la plongée sous-marine et du deltaplane partout dans le monde, j’ai traversé un océan en voilier. J’aime la vie, il faut que ça bouge. 



Charlie vous ressemble donc à plus d’un point de vue.
Tellement! C’est incroyable et c’est le fun pour elle, parce que je peux comprendre tous ses élans. Elle me ressemble au même âge quand elle me dit: «Laisse-moi vivre, je suis assez grande.» Elle a déjà acheté des billets pour aller voir Billie Eilish avec une amie. Elle a besoin de beaucoup d’espace. Elle me parle déjà de voyage, elle a de l’argent de côté pour ce projet. Charlie est vraiment une mini-moi. 

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Ne fait-elle pas aussi partie d’un programme sport-études?
Oui. Au primaire, elle était en option arts. Elle suivait des cours de piano, de chant, de théâtre et de danse. Au secondaire, elle a choisi d’aller en sport-études en ski. Au cours de la dernière année, elle a reçu une bourse pour avoir été celle qui a le mieux réussi à la fois sur le plan scolaire et en ski. Tout ça en faisant plus d’une trentaine de jours de tournage... Je vais vous faire une confidence: quand j’étais enceinte d’elle, j’ai fait une demande à l’univers. Je voulais qu’elle morde dans la vie, qu’elle soit une passionnée. J’ai encore la lettre que j’avais écrite à ce moment-là. 



Vous avez été exaucée!
Oui! J’ai à cœur d’être longtemps proche de ma fille et de mon fils, Tomi (qui a neuf ans). Déjà, quand ils étaient très petits, j’avais le souci et le désir que nous développions des passions communes. Pour être certaine que, toute notre vie, nous ayons le goût d’être ensemble, au-delà des liens mère-enfant. Nous faisons entre autres beaucoup de vélo de montagne ensemble; l’hiver, c’est le ski alpin. 


De votre côté, sur le plan tant professionnel que personnel, vous développez plusieurs projets. Que pouvez-vous en dire?
Plus je vieillis, moins j’ai envie d’être dans une position où je dois toujours attendre qu’on me choisisse. Alors, oui, parallèlement à mon métier d’actrice, je développe des projets, seule et avec d’autres. Je veux aussi être conceptrice et idéatrice. J’aimerais même être impliquée à l’étape du montage d’une production, mais je ne veux pas trop parler de mes projets, parce que je suis superstitieuse. Dans la vie, il faut que je bâtisse.

À ce sujet, en mai, vous avez acheté un autre terrain et une nouvelle maison que vous allez complètement transformer. Vous en avez fait l’acquisition dans un contexte particulier. Racontez-nous.
La propriété en question est située en face de ma maison. C’est un immense terrain, avec ce que j’appelle «un vieux schack» abandonné depuis plusieurs années. J’en avais déjà imprimé l’évaluation foncière il y a quatre ans en me disant qu’un jour, j’allais en discuter avec son propriétaire. Au printemps dernier, j’étais en route pour une répétition de la pièce Camping tout inclus et je l’ai aperçu sur le terrain. Je me suis arrêtée pour lui demander s’il souhaitait la vendre.

Que vous a-t-il répondu?
Il m’a dit qu’il allait justement signer un contrat de vente le soir même. Mon cœur s’est arrêté de battre... Je m’étais toujours dit que j’en serais propriétaire un jour. Alors, là, mon rêve s’écroulait. Je lui ai montré la feuille de l’évaluation foncière qui traînait dans mon auto depuis quatre ans. Je lui ai dit que c’était de ma faute, que j’aurais dû chercher à le rencontrer bien avant. Il y a un argument qui a tout fait pencher en ma faveur.

Lequel?
Je lui ai dit qu’en ce moment, je devais prévoir trois heures de voyagement pour aller visiter mes parents et que j’avais juré à mes enfants qu’ils n’auraient pas à vivre la même chose, que je n’habiterais pas loin d’eux. Je voulais justement acheter sa propriété pour eux, pour leur aménager une maison tout près de la mienne. J’ai demandé au propriétaire quelle était l’offre d’achat qu’il avait reçue et je lui ai offert 5000 $ de plus.

Comment a-t-il réagi?
Je venais de toucher son cœur. Il a déjà posé un geste équivalent en faisant une contre-offre pour une propriété en pensant à sa mère. Il a accepté mon offre. Tout s’est réglé grâce à une affaire de cœur, de famille. Est-ce que je transforme la maison de fond en comble ou bien je la démolis et la remplace? Je n’ai pas encore décidé. 

Photo : Bruno Petrozza / Les Pu



Jusqu’au 11 septembre, Sophie Bourgeois foule la scène du Théâtre des Hirondelles dans Camping tout inclus (theatredeshirondelles.com). On peut voir Charlie dans Défense d’entrer sur l’Extra de Tou.tv. Contre-offre revient cet hiver, à Noovo. Sophie est aussi ambassadrice du salon d’esthétique À fleur de peau, à Prévost.



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