Mylène Mackay fait le point sur sa carrière florissante | 7 Jours
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Mylène Mackay fait le point sur sa carrière florissante

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Photo : Patrick Seguin / TVA Pu

Sportive depuis l’enfance, l’actrice peut compter sur une excellente forme physique. Et c’est tant mieux pour Mylène Mackay, puisqu’elle n’a jamais été aussi occupée que ces derniers mois avec les tournages, entre autres par son rôle de Judith dans Sam, le deuxième long métrage que réalise Yan England.

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Mylène, jeune, vous rêviez de devenir danseuse professionnelle. Vous avez suivi des cours de ballet classique. À quel âge les avez-vous commencés?
Dès l’âge de 10 ans. Par contre, je n’ai jamais dansé quatre fois par semaine, comme les danseurs professionnels le font, parce que le théâtre est venu occuper majoritairement mon temps. Sauf que j’ai toujours gardé la danse. Comme passions, les deux ont occupé une place équivalente dans ma vie pendant une partie de mon enfance. Pour mes spectacles de théâtre au secondaire, je signais les chorégraphies. J’étais une comédienne très physique.

Vous aimiez bouger.
Oui, j’ai aussi été une enfant athlétique. Je sautais partout, j’aimais faire la roue, des exercices de cirque. Mais j’apprenais par moi-même, j’étais autodidacte. J’habitais avec ma famille à la campagne, à Saint-Didace, dans la région de Lanaudière. Mes parents y exploitent toujours Les Jardins du Grand-Portage, qui est ouvert aux visiteurs. Comme il n’y avait pas d’écho, je pouvais m’en donner à cœur joie!

Le sport fait-il encore passablement partie de votre vie?
Oui, je m’entraîne avec un entraîneur privé, c’est génial. J’ai le même depuis un an et demi. C’est la première fois de ma vie que je le fais aussi assidûment et j’adore ça. C’est drôle, parce que j’ai commencé à travailler avec lui deux mois avant le tournage du film Sam, en ignorant totalement que j’y tiendrais un rôle.

Un beau hasard, puisque vous incarnez une entraîneuse dans le film. Votre passé de danse et de sport vous a-t-il aidée dans la préparation de ce rôle?
Probablement. J’ai su que je jouerais dans ce film trois semaines avant le tournage. Sam a été pour moi une surprise, un imprévu. J’ai confiance en la vie et au destin, j’ai l’impression que les choses sont souvent liées. L’imprévu, c’est d’ailleurs un peu l’énergie du film, avec toutes ses péripéties. La pandémie est survenue et le tournage a été interrompu. Yan England, qui l’a coscénarisé et réalisé, ne s’est jamais découragé. Il a influencé toute l’équipe. Je n’ai jamais vu quelqu’un d’aussi positif et dévoué. Jamais je n’ai vu une once de découragement chez lui. 

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Dans le film, Judith, votre personnage, est dévouée à son frère Sam, qu’elle entraîne entre autres pour les Jeux olympiques, à tel point qu’elle s’oublie.
Judith ne s’en rend pas compte. Elle ne veut jamais parler d’elle. Si on lui demande comment elle se porte, elle se limite toujours à «Ça va». Elle a décidé que son frère était son but. On connaît tous des gens comme elle qui s’oublient pour les autres.

Vous, vous êtes-vous déjà oubliée pour quelqu’un d’autre?
Oui, en amour. En amour, on finit tous par s’oublier un jour. Je me suis déjà passé la réflexion: «Ah! Je me suis éloignée de moi, de mon centre.» Parfois, on ne le réalise pas pendant plusieurs années. Parce que ça fait longtemps, je pense que je peux aujourd’hui vous dire que je me suis déjà oubliée. Dans la vie, le défi d’une relation est que les deux se donnent autant l’un et l’autre, qu’ils s’admirent également.

Vivez-vous une relation de couple?
Ah! Avec du recul, dans deux ou trois mois, je pourrai vous le dire. (rires)

Pendant combien de mois aurez-vous été à l’arrêt, étant donné la pandémie?
Vraiment pas longtemps. Aussi étrange que ça puisse paraître, la dernière année a peut-être été la plus chargée de ma carrière.

Parce que, parallèlement à Sam, vous avez tourné dans Le 422, en plus des saisons 2 d’Escouade 99 et Les Honorables.
Oui, et je viens tout juste de compléter mes tournages pour Sans rendez-vous, qui met en vedette Magalie Lépine-Blondeau. Mais vous parler de mon rôle dans cette série serait déjà l’équivalent d’en dévoiler trop!

Mentionnons aussi que vous avez obtenu une nomination aux Gémeaux pour votre prestation dans Patrick Senécal présente, une série de Club illico. Bravo!
Oui, merci. Pour moi, ce tournage remonte à l’automne dernier. Mais en effet, j’ai beaucoup travaillé au cours des derniers mois, je n’en reviens pas. J’ai eu une grosse année! J’exerce aussi mon métier de façon sportive. En tournage, je me couche tôt, je m’alimente bien, je bois beaucoup d’eau. Le rythme de travail, de nos jours, avec ses longues journées, c’est athlétique en soi.

Photo : Philippe Bosse / CLUB I


Pouvez-vous nous donner une idée de l’évolution de votre personnage d’Alicia Dessureaux dans Les Honorables?
Elle en a énormément sur les épaules. Alicia représente son père en cour lors du procès. Elle est aussi en état de choc post-traumatique avec tout ce qui s’est passé.

Photo : Yan Turcotte / CLUB ILL

Sam, le nouveau film de Yan England, est à l’affiche partout au Québec. Mylène a coécrit Je te vois me regarder, un court métrage. Elle fait partie de la distribution de Brain Freeze, qui ouvre le festival Fantasia ce jeudi 5 août et sortira en salle le 29 octobre

  

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