Brigitte Lafleur cumule les projets excitants | 7 Jours
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Brigitte Lafleur cumule les projets excitants

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Photo : Bruno Petrozza

Intensité est un mot qui pourrait caractériser Brigitte Lafleur, tant dans ses choix artistiques que dans sa vie privée. Même si son agenda bien rempli au théâtre a été annulé au printemps 2020, elle n'a pas passé les 18 derniers mois à relaxer. Le tournage d'une série, la préparation de plusieurs autres, les auditions pour un film et de grosses rénovations l'ont tenue occupée. Résumé d'une année pas comme les autres.

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Alors que les perspectives de travail étaient assez sombres l’an dernier, Brigitte Lafleur s’est fait offrir de participer à la série de six épisodes Piégés, réalisée par Yannick Savard, qui en a également eu l’idée. «C’est un tournage que je ne revivrai jamais de ma vie. Il y a un côté horreur, mais c’est plus un drame psychologique horrifiant. En résumé, ce sont cinq personnes qui sont capturées et piégées dans un même endroit par quelqu’un qu’ils ne connaissent pas. Ils ne se connaissent pas non plus, mais ils vont devoir trouver le lien qui les unit s’ils veulent sortir vivants de leur captivité. Ils sont dans des cellules séparées, munies de petites lucarnes qui leur permettent de se parler.» 

Le tournage semble avoir été aussi éreintant que la torture que vivent les personnages. «Comme on crie beaucoup, la production a eu des plaintes des commerces voisins. On a donc dû changer les horaires. Finalement, on a beaucoup tourné de nuit. C’était vraiment intense de jouer de l’horreur à 4 h du matin. Il y avait comme une énergie du désespoir, et le vrai manque de sommeil s’est ajouté. Il n’y avait jamais de milieu, aucune scène n’était facile à faire. C’était le fun, mais c’était vraiment épuisant.» 

Cet automne, Brigitte Lafleur fera aussi une apparition dans la série Discussions avec mes parents, de François Morency. Au moment de l’entrevue, elle ne pouvait dévoiler beaucoup de détails sur son personnage, si ce n’est qu’il arrive vers la fin de la saison. «C’est un personnage un peu détestable, arriviste, qu’on n’aime pas vraiment. Et je peux dire que je ne serai pas la blonde de François.»

AU CINÉMA
Dans les prochains tournages de Brigitte Lafleur figure Le purgatoire des intimes, le deuxième long métrage du jeune réalisateur Philippe Cormier, qui a seulement 21 ans. «Le réalisateur a énormément de courage et d’ardeur. Il a un vrai talent, il crée de super beaux dialogues. Il a une grande motivation, et le plus beau est sa confiance en lui.» 

L’attitude frondeuse et audacieuse de ce réalisateur lui a beaucoup plu. «D’abord, il a fait passer des auditions à tous les comédiens. C’était audacieux pour un jeune réalisateur, et tout le monde a accepté. Mais ce qui m’a réellement fait accepter le rôle, c’est son talent pour écrire des dialogues. Sans dénigrer personne, je trouve que parfois le travail sur les dialogues n’est pas abouti. Avec Philippe, je pense qu’il vit ce qu’il est en train d’écrire; il y a un sentiment de réalisme plus poussé. En plus, j’avais 40 pages, qui étaient le début du scénario, et il m’a clairement dit que le reste n’était pas encore fini. Tout me plaisait chez lui.» 

Le premier contact a été très positif et la comédienne a maintenant hâte d’être sur le plateau, à compter du mois d’août.

DES RÉNOVATIONS SURPRISES
Habituée de changer régulièrement de maison, Brigitte Lafleur n’avait pas prévu qu’il y aurait une pandémie mondiale quand elle a mis sa demeure en vente, au début de 2020. «Ça faisait quatre ans qu’on était dans cette maison, et on s’est dit qu’on était dus pour un petit changement. On a vendu sur un coup de tête. Mais en raison du confinement, on n’avait pas le droit de visiter de maisons, et surtout il n’y en avait aucune à vendre. Une seule est finalement sortie sur le marché, et on l’a achetée, sans la visiter.» 

Lorsqu’il en a pris possession, le couple s’est rapidement rendu à l’évidence qu’il allait y avoir de gros travaux à faire, notamment dans la structure, car il y avait des problèmes d’infiltrations d’eau et de moisissures. «Mais c’était alors impossible d’engager qui que ce soit. Heureusement, notre assistante, Julie, faisait partie de notre bulle, et son chum, qui travaille dans la construction, a pu venir nous aider. Mais faire des rénovations vraiment majeures sans certaines personnes, c’était pas mal difficile. De plus, tout ça est arrivé dans une période où mon chum se demandait ce qui allait arriver dans sa vie professionnelle et sa compagnie. C’était finalement très bon pour la tête d’être dans l’action, de s’occuper l’esprit avec les rénovations, même si c’était beaucoup de choses en même temps.» Les travaux ne sont d’ailleurs pas complètement terminés. Il reste à reconstruire le sous-sol, mais ce ne sera pas pour tout de suite.

Photo : Bruno Petrozza


NOUVEAU DÉMÉNAGEMENT
Étonnamment, la comédienne n’écarte pas l’idée de vendre cette propriété dans un avenir assez rapproché. «Ce n’est pas une maison qu’on a véritablement choisie. Le but était de rester dans le même quartier pour l’école de ma fille. On a vu dernièrement une maison qui nous plaisait dans le secteur, mais notre offre n’a pas été acceptée en raison de la frénésie immobilière actuelle. On va être patients.» 

Les derniers mois ont au moins permis à Brigitte de passer beaucoup plus de temps avec sa fille. «J’en ai vraiment profité. On est toujours ensemble. D’ailleurs, j’ai envie de garder ça lorsque le théâtre va recommencer. Elle venait déjà régulièrement avec nous en tournée, mais j’ai envie que ça se prolonge encore plus à l’avenir.»      

UNE ASSISTANTE PERSONNELLE
Depuis plusieurs années, Brigitte et son conjoint, Mario Provencher, se paient un luxe dont ils ne pourraient plus se passer: avoir une assistante personnelle. «Elle est là pour nous, mais aussi pour Agathe. Quand on est absents ou très occupés, Julie est toujours présente. Agathe a toujours quelqu’un à qui se référer en cas de besoin, ce qui fait qu’elle ne hait pas notre métier.» 

Agathe, qui vient d’avoir sept ans, a terminé récemment sa deuxième année du primaire. «Elle a de super bonnes amies. Elle était toujours contente d’aller à l’école. Elle est très sociable, elle est bonne avec les autres, elle sait se faire des amies. Elle est même meilleure que moi à son âge. Elle veut aussi réussir, elle est travaillante. C’est pas mal juste du beau.»

NOUVELLE PASSION POUR L'ÉCRITURE
Même si elle écrit depuis longtemps, Brigitte Lafleur se concentre beaucoup plus sur cette activité depuis le début de la pandémie. «J’écris depuis longtemps avec mon amie Marie-Eve Soulard-La Ferrière, mais on s’est dit qu’on allait s’y mettre plus sérieusement.» Les deux femmes ont développé une idée de série qui a été retenue par une productrice. «On travaille avec un plaisir incroyable. On est vraiment dans le développement de la série, et j’espère que ça ira jusqu’à la concrétisation du projet. Je ne peux pas vraiment en dire plus, sinon que la série a un rapport avec une secte. Ça part de quelque chose qu’elle et moi avons vécu il y a une vingtaine d’années.» 

Absorbée par ce projet, Brigitte a un peu délaissé la peinture de chevaux pour le moment. «Je n’avais plus de temps pour en faire, mais je dois m’y remettre parce que j’ai des commandes que j’avais repoussées et que je vais devoir livrer. Je ne veux pas abandonner ma carrière dans la peinture.»       

Cet automne, la quatrième saison de Discussions avec mes parents sera diffusée à Radio-Canada, tandis que la série Piégés sera présentée à addikTV.
Le film
Le purgatoire des intimes devrait sortir à l’été 2022.

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