René Simard se confie sur son bonheur d’être grand-père | 7 Jours
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René Simard se confie sur son bonheur d’être grand-père

Image principale de l'article Son bonheur d’être grand-père
Photo : Julien Faugere

Pour René Simard, 2021 est déjà une année marquante. Au-delà de quelques beaux projets professionnels, il célèbre ses 50 ans de vie artistique, et aussi ses 60 ans. «Ça passe moins bien, ça!» dit-il en riant. Mais le plus beau — il l’affirme sans hésiter —, c’est l’arrivée de la petite Chloé, qui a fait de lui et de Marie-Josée de nouveaux grands-parents totalement comblés. Entrevue avec un homme heureux.

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René, j’ai l’impression que 2021 est une grosse année pour toi... Il se passe plein de belles choses. Commençons par les projets professionnels. Cet été, entre autres, tu vas animer un gala ComediHa!. C’est un nouveau défi?
Disons que j’ai animé bien des galas dans ma vie! (rires) J’ai animé l’ADISQ, les Gémeaux et aussi, dans le temps, les galas MetroStar. Mais, oui, c’est ma première expérience pour ComediHa! et je suis content. Ce que j’aime, c’est le défi, le fait que ce soit toujours différent. Cette fois, l’équipe est nouvelle, l’entourage aussi. Je suis choyé. C’est un privilège de se faire encore demander d’animer ce genre d’événements. Habituellement, l’humour est réservé aux jeunes, et là, je ne suis plus jeune! (rires) 

Jeune, pas jeune, ça ne te freine pas. Tu as de beaux projets...
Oui, et j’en ai un autre avec ComediHa! qui me tient particu-lièrement à cœur. Je développe un grand projet avec eux. La pandémie en a un peu ralenti la mise en branle, mais j’ai un gros musical qui s’en vient. C’est mon idée. Nous avons fait une présentation il y a un an et demi et, là, nous sommes dans les démarches de financement. Si ça fonctionne, on veut vraiment que ça se déploie à l’échelle internationale, dans l’ensemble de la francophonie. On a tous les outils, tous les talents ici pour le faire, mais, pour des questions de rentabilité, c’est important qu’on puisse profiter au maximum du potentiel des bassins de population. On irait certainement en Europe avec ce spectacle-là. Je ne peux pas en dire trop, mais c’est un projet qui m’anime. Et je suis rendu là dans ma vie. C’est beau d’être devant les projecteurs, mais c’est aussi bon d’être derrière la scène. J’aime ça, monter des équipes. J’ai déjà fait de la mise en scène, et j’adore travailler en gang, faire confiance aux gens. J’aime la dynamique d’un groupe. 

Photo : Julien Faugere


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Peux-tu quand même nous en dire plus sur ce spectacle musical?
Moi qui aime parler, je ne peux pas t’en dire trop, sinon que tout ce qui se passe en ce moment dans la société m’interpelle, et que c’est lié à ça. Je pense que c’est une bonne idée. J’ai déjà la personne qui va faire le livret, j’ai déjà mon compositeur... Le projet est avancé. D’après moi, ça devrait voir le jour en 2024.

René, c’est bon de t’entendre. Tu as eu 60 ans cette année, et tu continues d’avancer, d’avoir des projets, de créer...
J’ai une grande chum, Denise Filiatrault, qui est un exemple flagrant du fait que, malgré le temps qui passe, on peut continuer d’avoir des projets. Elle me dit tout le temps: «Je suis fatiguée, maudit que je suis fatiguée, René!» (rires) Et je lui réponds qu’elle n’est pas si fatiguée que ça, puisqu’elle continue! Et c’est formidable. C’est très stimulant de la voir aller. Je n’ai pas envie de m’asseoir tout de suite. Je veux continuer, et j’ai la chance d’avoir fait les bons choix dans ma vie. 

Et le 60e anniversaire, ça n’a pas fait trop mal?
Pour être honnête, ç’a quand même été un choc, parce que je suis un amoureux de la vie. Ce n’est pas que je ne l’accepte pas, mais j’aime tellement la vie que je trouve que ça passe vite. Je n’aime pas qu’il m’en reste moins à vivre que ce que j’ai vécu... Je suis affamé! Je veux vivre, je veux profiter de tout ce qui m’entoure. Et Marie-Josée se moque de moi parce que quand j’ai eu 30 ans, je me suis préparé pendant deux ans. Même chose quand j’ai eu 40 ans, puis 50 ans. Deux ans à me préparer! Même processus à 60 ans, mais celui-là n’est pas encore passé! (rires) Je vais m’en remettre, ne t’inquiète pas. J’ai le bonheur facile, ça aide. Et j’ai la chance d’avoir Marie-Josée: on fait une super équipe, puis on s’aime. Et la beauté de la chose, c’est qu’on est en santé. J’apprécie ma qualité de vie. C’est un privilège d’être en santé à 60 ans. C’est pour ça que je fais attention, Marie-Josée aussi. On veut étirer ça au maximum. Avec des petits-enfants, ça devient une motivation supplémentaire. On se demande ce qu’on veut leur laisser comme souvenirs. En fin de semaine, j’étais chez mes beaux-parents, qui sont arrière-grand-père et arrière-grand-mère, et ils sont tellement en forme! Ils sont dans leur fermette avec les alpagas, les chevaux, les poules... Ils entretiennent encore leur terrain, c’est vraiment impressionnant. Pour moi, c’est une autre source d’inspiration. 

Photo : Julien Faugere


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Tu célèbres aussi, cette année, les 50 ans d’une longue et belle carrière...
Oui, ça n’a pas toujours été facile, mais je suis fier du chemin parcouru. René Angélil m’avait dit un jour: «Le plus dur, c’est de commencer jeune. T’es enfant, adolescent, jeune homme, homme, tu deviens grand-père... Il y a bien des gens qui ont eu de la difficulté à passer à travers toutes ces étapes, surtout devant le public.» Ça m’avait touché qu’il m’ait dit ça. C’est vrai que je suis là depuis longtemps! Et, on s’entend, le show-business, c’est une drôle de bébitte. C’est très séduisant, mais c’est dur en même temps. L’arrière-scène n’est pas toujours rose. En 50 ans, j’ai vécu des moments merveilleux, j’ai aussi vécu des moments difficiles, mais ce sont surtout les moments merveilleux dont je me souviens. Les plus durs, je les ai en mémoire, bien sûr, car ce sont aussi eux qui font ce qu’on est devenus, qui consolident, qui nous façonnent et qui font qu’on apprécie encore plus notre bonheur, notre chance. Moi, j’y crois. Quand la chance passe, il faut s’organiser pour être sur le balcon ou embarquer sur le char allégorique et faire des bye-bye à tout le monde! (rires)

Puisqu’on parle du temps et des années qui passent, ça fait maintenant 41 ans que tu es en couple avec Marie-Josée...
Oui, et là encore j’ai l’impression que ça passe trop vite! Quarante et un ans de vie commune! Marie-Josée et moi, nous avons commencé à sortir ensemble en 1980 et nous nous sommes mariés en 1987. Depuis ce temps-là, elle m’impressionne toujours. Elle m’inspire énormément aussi, juste de la voir agir en tant que maman, femme et épouse... Nous étions dus pour être ensemble. Je pense souvent à ce qu’a écrit Jean-Pierre Ferland: «Une chance qu’on s’a.» Pour moi, c’est la plus belle phrase. Marie-Josée et moi, c’est vraiment ça: une chance qu’on s’a. Je sais que bien des couples ont eu de la difficulté à traverser la pandémie, mais pour nous, ça n’a rien changé. Nous étions déjà très proches et vraiment bien ensemble. Je ne sais pas comment le traduire, je ne veux pas dire qu’on est plus fins que d’autres, c’est peut-être notre nature, mais on est heureux. On a aussi deux enfants extraordinaires et en plus, je suis un nouveau grand-père!

Justement, quand je te disais que 2021 est une année riche pour toi, je pensais également à cette petite-fille, Chloé, qui est arrivée dans votre vie en avril...
On est gagas comme ça se peut pas! Elle a deux mois et demi, et c’est merveilleux! En plus, son arrivée a changé nos habitudes de vie parce que nous avons créé une bulle familiale. Alex, la conjointe d’Olivier, a vendu son condo, Olivier a vendu sa maison, et ils se cherchaient une nouvelle demeure, mais avec la surenchère, ils ont décidé d’attendre un peu. Et moi, je n’ai pas envie que mon fils paie 100 000 $ ou 200 000 $ de plus à cause de la surenchère sur le marché. Ça ne me tente pas. Je leur ai donc dit de venir habiter avec nous, le temps que ça passe. C’est un peu égoïste comme proposition, parce qu’on profite beaucoup de la petite! (rires) Encore ce matin, quand je me suis levé, j’attendais que Chloé se réveille. Elle est arrivée plus tard dans les bras de son père avec un sourire incroyable. C’est tellement beau! Écoute, c’est fou. Tout le monde le dit, alors je ne t’apprends rien, mais être grand-père, ça nous enlève la pression d’être parents. Je la regarde autrement que je regardais mes enfants. Les miens, j’étais inquiet. Maintenant, c’est autre chose, il y a une autre dynamique qui s’installe. On voit juste les beaux côtés! Et en plus, la petite est chez nous. On a cette chance incroyable.   

Photo : Julien Faugere

 
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Es-tu fier de voir ton fils comme papa?
Le matin, lorsqu’il arrive avec Chloé dans ses bras, c’est beau. Il est costaud en plus, et je vois cette petite dans ses bras... C’est émouvant. Je t’en parle et j’ai les poils qui me dressent. Et il est bon. Il aime sa fille, il aime sa blonde. Il est heureux. Je ne veux pas trop en mettre, mais chez nous, c’est vraiment le fun ce qu’on vit présentement. Ça pourrait être catastrophique que mon fils revienne, parce qu’on dit qu’on pleure en voyant partir nos enfants, et qu’on pleure quand ils reviennent, mais ce n’est pas ça du tout! Et on est chanceux. En plus Marie est une incroyable grand-maman.

La carrière a été importante et l’est encore, mais la famille semble une priorité. On sent que Marie-Josée et toi avez choisi la famille d’abord...
Tout à fait. Pour moi, il n’était pas question de mettre des enfants au monde et de ne pas être là pour eux ensuite. Mais, tu sais, c’est du cas par cas. Je ne veux faire la morale à personne, mais, pour moi, la famille c’est très important. Surtout avec la surdité des enfants: la priorité était d’être présents et de leur offrir tous les outils nécessaires pour qu’ils puissent évoluer dans un monde qui accepte difficilement les différences. Ça s’en vient, ça évolue... Ça aussi, c’était important pour moi. Ce n’est pas vrai que les personnes sourdes, les personnes non voyantes et les autres ne sont pas formidables, et n’ont pas de rendement extraordi- naire lorsqu’elles travaillent. Il faut leur faire confiance. Et ça s’en vient de plus en plus. Je suis incroyablement fier de Rosalie, de la voir aller et s'exprimer, de prendre sa place. C'est pareil pour Olivier. Même s'il est plus discret, il réussit et a de beaux projets. Je suis fier des adultes qu'ils sont devenus. Et je suis reconnaissant de la vie que j'ai. Tu sais ce qui est bien avec la soixantaine? On évite tout ce qui est toxique et on ne boude pas son bonheur!    

Le gala ComediHa! animé par René Simard se déroulera le 19 août à 20 h, dans le cadre du ComediHa! Fest-Québec. comedihafest.com

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