De grands changements s'opèrent dans la vie de Saskia Thuot | 7 Jours
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De grands changements s'opèrent dans la vie de Saskia Thuot

Image principale de l'article De grands changements s'opèrent dans sa vie
Photo : Julien Faugere

Saskia Thuot se porte bien, mais comme nous tous, la pandémie l’a un peu affectée. À travers tout cela, la femme vit d’importants changements avec lesquels elle doit composer: la périménopause et un diagnostic de TDA. Plutôt que de se laisser aller à la morosité ambiante, l’animatrice compte ses bénédictions: son travail, sa belle relation avec ses enfants, son lien avec son amoureux. Des privilèges dont elle est pleinement consciente...

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Saskia, toi, la femme aux 1001 projets, sur quoi planches-tu actuellement?
Je commence une nou-velle émission, La force d’un village, avec Hugo Girard. Elle sera diffusée à CASA. Nous irons dans différentes régions du Québec et nous réaliserons des projets de rénovation pour faire une différence dans la vie de personnes qui font du bien autour d’elles. En résumé, nous prendrons soin de personnes qui en font beaucoup pour leur communauté. Par ailleurs, j’ai toujours ma boutique en ligne, qui fonctionne très bien. 

Te plais-tu toujours dans ton rôle d’entrepreneure?
Oui. Et c’est un rôle qui a pris de l’importance pendant la pandémie. J’ai encore plus développé mon entreprise. Je viens même d’acheter une nouvelle entreprise, les serviettes Balmy: des serviettes turques 100 % bambou, écologiques et de grande qualité, tout simplement magnifiques. On peut les utiliser autant sur le bord de l’eau, à la maison, ou comme jetés. Récemment, j’ai fait une espèce de bilan... Je me suis demandé ce que j’avais envie de faire. Je suis animatrice et je le serai toujours, mais j’ai aussi envie de peaufiner l’aspect entrepreneurial dans ma vie. J’ai toujours eu en moi un côté femme d’affaires grâce aux maisons que j’ai eues et à mon travail. Là, je veux pousser un peu plus la machine, notamment avec la collection de bijoux et avec Balmy, qui non seulement est disponible en ligne, mais aussi dans certains points de vente au Québec. J’ai toujours rêvé de le faire, mais jamais de manière aussi assumée. J’ai décidé maintenant de me lancer.      

Comment vis-tu cette période si exceptionnelle?
Plus que jamais, je reviens à l’essentiel. Je me rappelle que je vais bien et que c’est le cas pour les enfants aussi. Je crois qu’en raison de la pandémie, nous avons étouffé tout plein d’émotions, comme si nous estimions que nous n’avions plus le droit de nous plaindre. Il est sain de dire comment on se sent. Alors oui, j’ai trouvé ça difficile de ne pas voir mon monde. Je suis quand même chanceuse, car en août dernier, j’ai pu reprendre les tournages, ce qui m’a permis de voir du monde. Mais il reste que mes amis me manquent énormément. Ma maison est un endroit où les gens viennent généralement quand ils le veulent. À travers tout cela, j’ai appris à apprécier la solitude. Ça me fait du bien. J’ai tout de même traversé des périodes où j’avais les émotions à fleur de peau.

As-tu vécu des hauts et des bas?
Oui. Un jour, je me sentais en forme et, le lendemain, j’avais un petit coup de barre... J’en ai parlé avec d’autres personnes et je me suis rendu compte que je n’étais pas la seule à avoir les émotions en dents de scie. Ça m’a rassurée. Quand j’ai des journées plus difficiles, je me dis que demain est un autre jour. On nous rappelle de profiter du moment présent, mais nous sommes constamment propulsés vers l’avant. 

Parce qu’avec une famille, tu dois nécessairement planifier...
Oui. Et plus que jamais, je fais des listes pour ne rien oublier. Et je vis des changements en tant que femme. Je suis officiellement en périménopause. C’est tout nouveau. Mon corps vit des choses en lien avec ces changements. J’ai entre autres commencé à faire un peu d’insomnie. Je dois composer avec cela. Même si je ne dors pas, je remets les choses en perspective; je me dis que ce n’est pas si grave. Une copine psychologue m’a dit que personne n’était mort parce qu’il ne dormait pas... Alors, j’apprends à gérer mes hormones. Et ma fille aussi doit apprendre à gérer les siennes. Sur ce plan, je ne trouve pas ça toujours facile... Disons que la périménopause et l’adolescence, ce n’est pas un super combo! (rires) Laurence a 16 ans, et Simone a 13 ans.

Photo : Julien Faugere


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Ta vie de mère est donc passablement occupée...
Oui, mais je trouve ça triste de voir la situation des jeunes à cause de la pandémie. Toutes ces belles années pendant lesquelles ils ne peuvent pas vivre leur vie. Laurence s’est trouvé un emploi. Je suis tellement fière de lui! Il voulait faire quelque chose, occuper son temps. De son côté, Simone a fait son entrée à l’école secondaire. C’est une belle étape qui se passe très bien pour elle.      

Tes enfants sont-ils toujours en garde partagée?
Oui, mais à l’âge qu’ils ont, ils vont et viennent quand ils en ont envie. Je suis donc rarement seule toute une semaine, car ils me rejoignent chez moi. La maison est quand même plus tranquille que jamais. Habituellement, j’ai toujours des gens dans ma vie. J’aime être entourée. J’ai aussi mon amoureux. 

Ta relation amoureuse avec Dominick se poursuit donc...
Oui, et ça va super bien. Comme c’est le cas pour tous les couples, il y a des ajustements à faire. Nous avons chacun notre maison, chacun nos enfants. Ceux de Dominick sont plus vieux que les miens. Lorsque nous sommes ensemble, lui et moi, parfois nous avons les enfants, parfois nous sommes seuls. Nous avons développé une relation sincère, douce et respectueuse. C’est très agréable. Je l’aime profondément! En plus, nous rions beaucoup ensemble. Il est toujours aussi discret... (rires)

Donc, d’une manière générale, tout va bien dans ta vie...
Oui, mais je me sens tiraillée parce que je suis privilégiée: je travaille, j’ai plein de nouveaux projets, je me fais offrir de belles choses. Je peux même
m’offrir le luxe de refuser certains projets. La pandémie nous a apporté quelque chose de beau: plus de naturel et de simplicité. On a vu les gens dans leur maison, au naturel. Cette spontanéité fait du bien. Je ne veux plus de perfection. Personnellement, j’ai choisi de le dire quand je vis des moments plus difficiles. Ça fait partie de la vie, et c’est normal de traverser de telles périodes. Par contre, sur les réseaux sociaux, j’ai rarement vu les gens avoir la mèche aussi courte. Les gens s’engueulent et s’insultent. Le monde est dur. Moi, j’ai envie de beauté et de douceur.      

Gardes-tu le contact avec ta famille?
Je parle régulièrement à ma maman, qui est dans Charlevoix, et je vais voir mon papa quand je le peux. Sinon, vive le bon vieux téléphone. (rires)

Photo : Julien Faugere


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Comment prends-tu soin de toi?
Je me suis acheté un spa. C’est ma nouveauté! J’aime m’immerger dans l’eau chaude. Instantanément, je me sens mieux. Ça me fait vraiment du bien. Je veux en profiter hiver comme été. J’adore ça! C’est aussi souvent là que j’ai de belles conversations avec mes enfants. 

Auras-tu du temps pour bien en profiter cet été?
Oui, comme La force d’un village demande une vingtaine de jours de tournage, je devrais avoir du temps pour moi. Nous ne savons pas si nous pourrons bouger ou non. Je n’ai rien de prévu pour le moment. Et puisque mon fils travaille, ça change notre réalité familiale. Avec la pandémie, nous avons perdu beaucoup de spontanéité. Plus question de décider de faire une activité à la dernière minute! C’est quelque chose qui me peine, car je suis spontanée dans la vie. Nous sommes toujours dans la réflexion: il faut réfléchir à ce que nous allons faire, aux gestes que nous allons poser, etc. Mais je comprends que c’est pour notre santé. Je suis une éternelle positive! Le déconfinement va nous faire beaucoup de bien et, en plus, la belle saison est là...

Comment fais-tu pour garder le moral, justement?
Je reviens toujours à l’essentiel. J’essaie de prendre l’air et de bouger. Et de penser revoir bientôt ma famille et mes amis me comblent de bonheur!

Avec la pandémie, as-tu plus de temps que jamais?
Non, je n’ai pas plus de temps! Si je pouvais en acheter, je le ferais! (rires) En plus, je suis TDA: j’ai la tête à gauche et à droite. J’ai décidé de prendre un médicament pour avoir une meilleure concentration et bien conclure mes journées.

Tu as donc reçu un diagnostic de trouble de déficit de l’attention...
En fait, je n’ai pas reçu de diagnostic en neuropsychologie, mais le médecin qui me suit depuis toujours m’a suggéré de régler d'abord ce problème. Je ne pense pas être hyperactive, par contre... Je peux rester à ne rien faire sans aucun problème. Ma grande amie, Karine, m'en a touché un mot, à un moment donné. Il y a quelques années, elle m'a dit qu'elle n'en pouvait plus de mon TDA... (rires) Je commence quelque chose et je ne le termine pas. Je commence autre chose et je laisse le projet en plan. Je pars une brassée de lavage et je l'oublie. J'en ai parlé avec mon médecin. Elle pensait que je vivais bien avec mon TDA. C'était le cas, mais on a décidé de me donner un peu de drépit, de me calmer grâce à la médication. Mon hamster prend beaucoup trop de place dans ma vie.      

Photo : Julien Faugere

Est-ce que tu t’en doutais depuis longtemps?
Non. J’en avais tout le profil, mais je n’avais jamais pensé à ça. Pourtant, on en parle plus que jamais. Je me souviens d’avoir reçu Kim Rusk à Bien. Elle en parle très ouvertement: elle a écrit deux livres sur le sujet. J’ai échangé avec elle sur le TDA: il lui semblait évident que je l’étais. En même temps, comme je suis capable de gérer l’action et le bruit sur un plateau, j’ai douté... Ce sont des détails qui m’ont mis la puce à l’oreille. Par exemple, le fait que je ne suis pas capable de rester assise quelques minutes sans me lever. Finalement, mon échange avec mon médecin m’a convaincue de prendre la médication qu’elle me proposait.      

La médication t’a-t-elle permis d’améliorer ta condition?
Oui, ça m’aide beaucoup. Je suis nettement plus efficace. Elle me permet de synthétiser mes idées et m’aide à terminer mes journées en ayant le sentiment que j’ai fait ce que je pouvais faire. Ça ne m’empêche pas de commencer encore plein de trucs ici et là, mais il est clair que je suis plus effi- cace. Je ne suis pas une fille qui aime prendre des médicaments, mais je fais un essai pour voir quel impact ça aura sur ma vie. J’essaie aussi de bouger et de respirer. Oui, ça semble simple et naturel, mais une bonne respiration influence tout le reste positivement!      

Bien sera de retour en septembre pour une 5e saison à TVA.
La 3e saison de
Combien vaut cette maison est présentée le lundi à 20 h à CASA, et la 2e saison est diffusée le lundi à 21 h, à TVA.
Saskia animera
La force d’un village avec Hugo Girard à CASA cet automne.
On s’informe sur le blogue et la boutique en ligne de Saskia à
saskiathuot.com.
Les serviettes Balmy sont disponibles à
balmytowels.com/fr.

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