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José Gaudet souhaite remonter sur scène

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Photo : Bruno Petrozza

José Gaudet est désormais propriétaire d'un salon de coiffure à La Prairie avec sa soeur, Martine, et son frère, Richard. Se lancer en affaires en famille est un pur bonheur pour l'artiste, qui a prévu de renouer avec l'humour durant l'été. Il nous parle de ses projets et de ses envies.

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Se lancer en affaires en famille est extrêmement excitant pour José Gaudet. «Ma sœur, mon frère et moi, on a toujours été très proches. On a aussi fait des voyages ensemble. On a une façon de faire dans notre famille: quand on a quelque chose à se dire, on se le dit directement, sans mettre de gants blancs. On est capables de se crier par la tête, mais la beauté dans tout ça, c’est qu’on peut ensuite aller manger ensemble.» 

Inconsciemment, les trois membres de la fratrie ne veulent pas reproduire ce dont ils ont été témoins plus jeunes. «Mes parents ont été en froid avec leurs familles et, sans qu’on se le dise, on a décidé que ça ne nous arriverait pas. Les trois, on est toujours restés en contact avec la famille Gaudet, même si mon père s’est chicané avec ses frères et sœurs. On a continué à aller voir nos oncles, nos tantes et nos cousines sans le dire à notre père. Pour nous, ce genre de chicane n’a pas lieu d’être. Ça ne nous inquiète absolument pas. On n’a pas du tout peur de travailler en famille.» 


UN HEUREUX HASARD
Le désir d’acheter un salon de coiffure en famille n’était toutefois pas prévu à l’agenda. «Ce projet est arrivé par hasard. La première fois que je suis allé dans ce salon, pendant que j’attendais de me faire couper les cheveux, je me disais que j’aimerais en être propriétaire tellement je m’y sentais bien! Mais pourquoi un humoriste ayant peu de cheveux voudrait-il avoir un salon de coiffure? Je ne le sais pas! (rires)»      

À ce moment-là, sa sœur, Martine, n’était pas disponible. Entre-temps, à cause de la pandémie, la division de la compagnie pour laquelle elle travaillait a été vendue. «Une fenêtre s’est donc ouverte, et elle m’a dit qu’elle serait prête à embarquer dans le projet d’achat. Mon frère aussi. Il y a eu environ un an de négociation à travers tout ça, en plus de la covid. Le gérant de ma banque a beaucoup ri quand je lui ai dit que j’achetais un salon de coiffure, qui était fermé à ce moment-là. Il pensait que je lui faisais un gag.» 

La fratrie avait toutefois confiance en son projet. Le salon est bien établi, il est situé dans un bel environnement, il est bien positionné, et il y a un stationnement. «La bâtisse avait besoin d’entretien à moyen et à court terme; le vendeur le savait, alors on a payé en fonction de ça aussi. J’ai d’ailleurs hérité de cette job: m’occuper des travaux.»

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LE PARTAGE DES TÂCHES
Dans la nouvelle organisation familiale, chacun a des tâches précises. «Martine gère le salon et le personnel; et on va prochainement lancer un site Internet transactionnel. Richard, mon frère aîné, s’occupe de la gestion financière du commerce puisqu’il a plus d’expérience dans ce domaine. Moi, il me restait le marketing et la gestion de l’immobilier. Je m’entends généralement bien avec les entrepreneurs; la plupart m’ont déjà écouté dans Les Grandes Gueules. On se comprend bien. Alors, on est en train de mettre la bâtisse à notre main; on veut améliorer la qualité de vie des employés du salon. À moyen terme, quand tout sera installé, j’irai faire un tour de temps en temps au salon pour saluer des clients et des clientes; ça va être le fun.» 

Andrea, la conjointe de José, a déjà travaillé dans le milieu de la coiffure, mais elle n’a pas souhaité s’impliquer dans le projet de son amoureux. «Au début, j’aurais aimé investir avec elle dans le salon, mais ce n’était pas dans ses plans. Pendant la pandémie, elle a lancé une nouvelle compagnie, Boards & Boxes. Comme les gens ont dû arrêter d’aller au restaurant, puisqu’ils étaient fermés, elle a entrepris de préparer et de livrer des plateaux et des boîtes pour des lunchs, des réunions et des 5 à 7. Andrea adore recevoir et elle aime faire de belles présentations. Elle a seulement une page sur Instagram, mais ça fonctionne déjà super bien, uniquement par le bouche-à-oreille.»

Photo : Patrick Segui



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DE RETOUR EN HUMOUR
Comme il n’avait pas de contrats pour l’été, José Gaudet s’est lancé un défi pour les prochaines semaines: écrire de l’humour. «J’ai récemment réalisé qu’il y a toute une génération qui ne sait même pas que j’étais humoriste. Je me suis dit qu’il fallait que je fasse quelque chose. Alors, je me suis donné comme mandat d’écrire du nouveau matériel durant tout l’été. J’ai déjà deux numéros de terminés. Je vais en faire un pour une soirée d’humour que j’animerai prochainement à la télé et un autre que je présenterai dans une autre émission.» 

José écrit seul, chez lui, mais il fait lire son travail à différents amis scripteurs avec lesquels il a déjà travaillé à la radio. Il sait aussi que le monde de l’humour a changé dans les dernières années. «L’humour comme on l’a connu, Mario (Tessier) et moi, n’existe plus. Sur scène, on a plus de latitude pour dire tout ce qu’on veut parce que les gens nous ont choisis; ils ont payé pour venir nous voir. Mais l’humour à la télévision, c’est difficile; et à la radio, encore plus! Tout ça parce qu’aujourd’hui il y a trop de gens qui s’offensent facilement, et ils prennent énormément de place. Pour l’instant, je me laisse aller dans l’écriture, on verra plus tard, mais je ne suis pas si rouillé que ça.» 

Par contre, il n’est pas prêt à tout quitter pour partir en tournée. «À la fin de l’été, j’aimerais avoir au moins 40 minutes d’humour. Quand j’aurai testé un premier 30 minutes, je verrai ce que je fais avec ça. Je vais peut-être juste faire des corpos et des congrès pour me satisfaire, mais je n’arrêterai pas tous mes projets pour partir en tournée avec 100 représentations par année.» 

José avoue aimer être chez lui, et il n’est pas prêt à sacrifier ce confort, bien au contraire. «La scène me manque, mais pas de là à faire juste ça. J’aurais peur, car je suis trop habitué à faire plein de choses en même temps. Je pourrais éventuellement faire une quarantaine de shows par an, à différents moments dans l’année, et ça ferait mon bonheur.» 

D’ici là, José Gaudet sera de retour avec Julie Bélanger, en septembre, pour la neuvième saison de Ça finit bien la semaine, à TVA.      

Le salon Il y a la coupe est situé au 545, boulevard Taschereau, à La Prairie. Infos: ilyalacoupe.ca.

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