Isabelle Racicot se dit comblée par son retour à la radio | 7 Jours
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Isabelle Racicot se dit comblée par son retour à la radio

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Photo : Julien Faugere / TVA Publications

Isabelle Racicot rayonne sur nos écrans depuis plus de 20 ans. L'animatrice, productrice, femme d'affaires, mère et wépouse de distingue par son authenticité... Et n'est jamais à court de projets!

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Isabelle Racicot remplace Marie-Eve Janvier — en congé de maternité depuis le 6 avril — à l’animation de l’émission Rythme au travail, à Rythme, jusqu’à la fin de la saison.

«J’ai accepté sur-le-champ leur proposition de remplacement, lance Isabelle. Mon horaire le permettait et j’adore l’animation radio. Je n’avais pas animé un show toute seule dans une station musicale depuis près de quatre ans. J’ai dit oui d’emblée, mais pour être parfaitement honnête, je me suis demandé si j’allais être à la hauteur quelques jours avant de débuter. Finalement, je me suis retrouvée très rapidement dans les premiers jours. C’est vraiment un médium que j’affectionne.»

Isabelle compte plusieurs années d’expérience à la radio et avait hâte d’être à nouveau derrière un micro. «Je ne voulais pas déstabiliser les auditeurs qui sont habitués à entendre MarieEve, mais je ne peux qu’être moi-même dans mes choix de sujets et ma façon d’aborder les choses. Malgré une certaine continuité, j’y ajoute ma touche, ma couleur. J’ai toujours aimé cette proximité avec le public à la radio; c’est en temps réel et il y a une sorte de rapport très direct avec les gens comparativement à la télévision. Je demeure une fille qui tripe sur la télévision — je pense toujours à de nouveaux concepts télé —, mais c’est plaisant d’avoir le loisir de toucher à tout en même temps!»

Elle anime d’ailleurs, depuis 2017, le podcast anglophone Seat at the Table, sur les ondes de CBC, avec Martine St-Victor. L’univers des balados est un créneau qu’elle souhaite explorer de plus en plus. «J’adore écouter et réaliser des podcasts, confie Isabelle. Ça se rapproche évidemment de la radio, mais le podcast permet également de faire autre chose. Je ne sais pas ce que j’ai le droit de dire sur mes projets, mais je dirai simplement qu’en ce moment je travaille sur une série balado en français...»

TOUJOURS D’ACTUALITÉ

À la lumière des événements qui ont éclaté dans la dernière année aux États-Unis relativement au mouvement Black Lives Matter, à la violence policière et au racisme systémique, l’animatrice a entamé une réflexion par l’entremise de son documentaire Pour mes fils, mon silence est impossible, présenté en novembre 2020. Un projet qui continue de faire jaser.

«La vie du documentaire se poursuit depuis sa diffusion; des professeurs le présentent en classe, et des entreprises, à leurs employés. Il continue à faire du chemin! Je reçois encore des commentaires et des témoignages de gens qui l’ont visionné récemment. Je trouve ça extraordinaire! Ça m’a aussi permis de donner des conférences. Je viens d’ailleurs de participer à une conférence sur la diversité avec Kim Thúy, Samian et Fady Dagher (directeur du Service de police de l’agglomération de Longueuil). Environ 10 000 jeunes de la première à la cinquième secondaire étaient branchés pour parler de la différence et de la diversité. Comment exprimer notre différence de façon positive, et comment mieux travailler et vivre ensemble.»

ABORDER LE RACISME À SA FAÇON

Isabelle l’a affirmé maintes fois, il s’agit de la réalisation la plus personnelle de sa carrière. Abordant le racisme à sa façon, partant de sa propre histoire et de ses questionnements personnels, le documentaire a été motivé par la volonté d’Isabelle de voir ses fils grandir dans un monde plus égalitaire.

«Si on m’avait demandé en mars 2020 si je prévoyais faire un documentaire percutant, j’aurais répondu que ce n’était pas dans mes plans. Mais ç’a été plus fort que moi, en raison des événements survenus (la mort de George Floyd et les manifestations contre la violence policière ici et ailleurs).»

Figure connue et appréciée du public, Isabelle a finalement utilisé sa tribune pour en faire plus. «C’est un sujet que j’avais en tête depuis longtemps. Je sentais tellement le besoin d’approfondir cette question-là. Si je ne l’avais pas fait, ça me tracasserait encore... Il y a quelque chose de libérateur dans ce projet. Nicolas Ouellet et Pierre-Yves Lord m’ont lancé une expression que je trouve très intéressante: ça me permet “d’être un trait d’union”, dans la mesure où d’autres auront l’occasion de continuer la conversation sur la place publique et d’aller encore plus loin. Il y a quelque chose de beau dans la pluralité des voix qui vont continuer à se faire entendre.» Isabelle tentera-t-elle à nouveau l’expérience? «Est-ce que j’ai aimé le faire en mode documentaire? Oui! Mais faire quelque chose de centré sur moi, je n’y suis pas habituée. En revanche, j’ai beaucoup aimé la formule, nettement plus longue qu’une émission de service ou qu’une chronique, par exemple. Ce format permettait d’approfondir le sujet, de faire beaucoup de recherches. Je me suis moi-même enrichie sur le plan personnel, cognitif, en faisant ce documentaire. J’ai appris plein de choses.»
 

UNE FAMILLE TISSÉE SERRÉ


Il y a de ces familles que l’on dit tissées serré; celle d’Isabelle en est une. Sa relation avec son mari, Donald, et ses deux ados, Justin et Christopher, est capitale. «Nous sommes confinés en famille. Le plus vieux (Christopher) est à la maison lui aussi. Il en est à sa première année au cégep. Il n’a aucun cours à l’extérieur, il a été dans sa chambre toute l’année! Mon mari n’a pas eu ma chance lui non plus, il est à la maison 24/7. Mon plus jeune (Justin) est à l’extérieur un jour sur deux. Ça se passe bien! La mère en moi est très reconnaissante de cette année de plus avec eux, car, techniquement, mes ados ne seraient jamais à la maison, particulièrement celui qui aura 18 ans dans deux mois; il serait sans doute toujours sur la go. J’apprécie ce temps-là et je les trouve hot, car moi, à leur âge, ça m’aurait complètement déprimée d’être toujours avec mes parents. J’aurais détesté ça! (rires) Ils sont bons, ils ne chialent pas trop, ils sont très compréhensifs des exigences requises pour le bien collectif. J’ose croire que ce sont des leçons de vie qui vont leur rester.»

Isabelle se trouve privilégiée: «Nous sommes bien, nous avons un bon cocon, confie-t-elle. Je suis chanceuse; j’ai une maison, une cour, et je dis tous les jours aux enfants à quel point nous sommes chanceux. Je ne peux pas me plaindre. Mon mari et moi sommes vaccinés, de plus en plus de gens le sont, nous voyons la lumière au bout du tunnel, nous sommes désormais dans la dernière étape du marathon!» 

22 ANS DE MARIAGE

Isabelle et Donald ont célébré leurs 22 ans de mariage le 22 mai! «L’an passé, ça avait été tellement le fun en confinement! Nous avions créé un faux restaurant dans la cour, en dessous de mon chapiteau. J’avais décoré et emprunté une table à un voisin. Mon plus jeune fils, qui adore cuisiner, nous avait préparé un repas extraordinaire, et mon plus vieux nous le servait. Ça a été une soirée magique! Une des plus belles soirées depuis longtemps. Je ne sais pas ce qu’on va faire cette année et si ce sera aussi mémorable, raconte Isabelle, peu de temps avant le grand jour. Mon mari est romantique et pense à tout, mais l’an passé, c’était mon idée et j’en étais bien contente. J’ai l’impression que nous voudrons nous surprendre l’un l’autre. Mon mari m’a dit l’autre fois que la pandémie semblait nous avoir rapprochés et j’ai trouvé ça beau. J’entreprends donc cette 22e année de mariage dans la sérénité, dans l’appréciation de toutes ces années-là avec mon mari. On a beau s’obstiner ou s’engueuler, il y a tellement d’amour, et je suis si heureuse de l’avoir comme partenaire de vie!» 

On peut entendre Isabelle Racicot à Rythme au travail du lundi au jeudi, de 13h à 16h, et les vendredis, de 8h30 à 12h, à Rythme.


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