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Isabelle Brossard est retournée aux études

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Photo : Patrick Séguin / Les P

De la Isabelle du couple chéri de 4 et demi... à la professeure de coiffure de Virginie, Isabelle Brossard a prêté ses traits à des personnages attachants du petit écran. Bien que celle qu’on a pu voir récemment dans Les Honorables et District 31 se fasse plus discrète aujourd’hui, son agenda n’en est pas moins garni de défis stimulants. À 51 ans, cette mère de deux filles qui est maintenant aussi courtière immobilière nous raconte comment elle n’a jamais baissé les bras et a plutôt su tirer profit de ses revers de fortune.

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Sur le plan professionnel, vous êtes retournée aux études dans le but d’ajouter une corde à votre arc.
J’avais besoin de nouveaux défis et la covid m’a procuré le temps et l’énergie pour effectuer des changements dans ma vie. Je suis retournée à l’école pour développer mes habiletés dans un secteur loin de mon métier de comédienne, mais qui rejoint l’une des passions qui m’habitent depuis très longtemps, c’est-à-dire tout ce qui concerne l’immobilier.      

Vous êtes donc maintenant courtière immobilière?
Oui. Évidemment, je suis toujours comédienne, mais j’avais besoin de cette autre corde à mon arc. Je peux vous dire que, comme je n’avais pas étudié depuis longtemps, j’ai travaillé fort. J’ai adoré ce retour aux études. Je suis à présent courtière et j’en suis vraiment très heureuse. Mes qualités relationnelles et communicationnelles me servent beaucoup dans mon travail. Aussi, j’ai eu la chance de pouvoir compter sur une mentore. 

Parlez-nous de cette personne qui a vous a prise sous son aile?
Il s’agit de Danielle Dumont, que je tiens d’ailleurs à remercier chaleureusement. Elle aussi courtière immobilière, Danielle n’a pas hésité à me transmettre son savoir. Elle m’a accompagnée à chaque étape de mon parcours et, aujourd’hui, nous travaillons toutes les deux pour le Groupe Sutton-Synergie inc.

Qu’en est-il du jeu? Certains pourraient avoir l’impression que vous vous êtes retirée du milieu pour un temps. D’ailleurs, n’avez-vous pas vécu à l’étranger pendant plusieurs années?
En fait, j’ai suivi mon mari de l’époque, qui travaillait à l’étranger dans le domaine de la construction. Notre union a duré 11 ans et nous avons été mariés 4 ans. Nous faisions alors des allers-retours entre les Caraïbes et ici. À la naissance de ma deuxième fille, le voyagement est devenu plus compliqué, de sorte que nous nous sommes installés en permanence à la Barbade.      

Combien d’années avez-vous vécu dans les Caraïbes?
Plus de six ans, et peut-être trois ou quatre ans à temps plein. En plus de la Barbade, j’ai aussi habité aux îles Caïmans et aux Bahamas.

Photo : Patrick Séguin

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Depuis combien de temps êtes-vous revenue au Québec?
Six ans. Malheureusement, j’ai vécu deux graves accidents au cours des dernières années. J’ai même dû me déplacer en fauteuil roulant. Ça m’a pris plusieurs mois de réhabilitation. Il s’agissait d’accidents tout bêtes. Je me suis fracturé les malléoles, ce qui a nécessité des opérations.      

À quand remontent ces accidents?
Le premier à environ deux ans et l’autre l’été dernier, pratiquement deux ans plus tard, jour pour jour. Le premier est survenu en France. Je suis tombée dans un trou sur une plage de La Rochelle. L’autre incident s’est produit alors que je descendais un escalier. J’ai joué de malchance. Mais j’ai entretenu ma résilience et j’ai développé une immense empathie pour les personnes à mobilité réduite. Mes enfants m’ont beaucoup soutenue. 

Plus tôt, vous avez mentionné vos deux filles. Parlez-nous d’elles...
Il y a Dalie, ma fille de 14 ans, que j’appelle ma petite Barbadienne puisqu’elle a grandi dans les Caraïbes. Puis, il y a ma plus grande, Juliette, âgée de 27 ans. Elle a un peu suivi mes traces, puisqu’elle est comédienne. J’ai aussi une belle-fille de 38 ans, Catherine, qui est toujours dans ma vie et qui est la maman d’Emma-Rose, trois ans.      

Comme elles sont devenues grandes, vous franchissez une nouvelle étape de votre vie?
J’ai 51 ans, et ça ne me gêne pas de le dire. Je suis en pleine forme, j’ai retrouvé mon énergie. Je ne dirais pas non à un grand retour à la télé. Être comédienne, c’est ma passion. Regardez Brigitte Paquette, elle est actrice, mais elle est également courtière immobilière elle aussi. Elle mène ses deux carrières de front.

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Votre fille Dalie est dysphasique. Qu’est-ce que cela implique?
La dysphasie est une atteinte neurologique qui persiste tout au long de la vie, c’est pourquoi on la reconnaît comme un handicap. Ce trouble affecte l’expression et la compréhension du langage. Quand Dalie est entrée au secondaire, je lui ai trouvé une place dans une école de la Rive-Nord correspondant davantage à ses besoins. Grâce à ce changement, les progrès de Dalie ont été immenses. Le personnel de son école est tellement dévoué! La vie de ma fille a changé radicalement. En l’espace de deux ans, elle s’est épanouie comme jamais! Dalie est très résiliente et sa force m’a aidée à passer à travers mes propres épreuves.

Comment sa dysphasie a-t-elle été décelée?
Au départ, on a pensé qu’elle n’était que dyslexique. Mais elle avait beaucoup de difficulté à lire, à écrire, s’exprimer et comprendre les notions abstraites dans notre langage. C’est l’une de ses excellentes professeures de sixième année qui a pensé à la dysphasie. Elle avait raison. Nous avons entamé un long processus de tests qui l’ont confirmé. Puis, nous avons dû nous mettre à la recherche de services adéquats et adaptés à sa condition.

Photo : Patrick Séguin



Sa condition a-t-elle eu d’autres impacts sur votre fille?
Elle lui a causé de l’anxiété. Ç’a été très difficile. C’est ardu pour une enfant d’être constamment en situation d’échec sans savoir pourquoi. Les jeunes comme Dalie perdent alors toute estime de soi. À un moment donné, elle ne voulait même plus aller à l’école. Maintenant, elle va beaucoup mieux et fait des pas de géant. Nous relevons ce défi en équipe et nous en sommes très fières.      

Secret de tournage de 4 et demi...
De 1994 à 2001, Isabelle Brossard a incarné Isabelle Dupré dans la série culte 4 et demi... Plusieurs années plus tard, elle révèle qu’elle a déjà tourné certaines scènes du téléroman alors qu’elle devait se déplacer en fauteuil roulant. Mais rien n’a paru à l’écran. «À un moment donné, j’ai souffert d’un syndrome du compartiment et j’ai dû me déplacer en fauteuil roulant pendant un certain temps. Personne ne l’a jamais su, parce qu’on ne le voyait pas. On a prévu des scènes où j’étais assise plutôt que debout.»

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