Marie Soleil Dion milite pour la diversité corporelle | 7 Jours
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Marie Soleil Dion milite pour la diversité corporelle

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Photo : Sebastien Sauvage

Il y a quatre ans, Marie Soleil Dion devenait porte-parole du groupe ÉquiLibre, qui prône une image corporelle positive, une cause importante pour la comédienne, animatrice et mère de famille qui souhaite de tout cœur que la société continue d’évoluer sur le sujet.

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Marie Soleil, comment êtes-vous devenue porte-parole du groupe ÉquiLibre?

Ils m’ont sollicitée il y a quatre ans pour qu’on collabore. Je connaissais bien cet organisme, qui organise diverses campagnes de sensibilisation, telles que la Journée sans maquillage, qui se déroulera le 6 juin, la Journée internationale sans diète, qui vient de passer, et aussi la semaine Le poids? Sans commentaires!, qui a lieu en novembre. J’ai tellement aimé ce groupe et les messages importants qu’il véhicule que j’en suis devenue la porte-parole. Sur son site, on trouve des nutritionnistes, des psychologues, plein de documents et des outils pour comprendre l’image corporelle positive. 

Parler d’image corporelle, c’est encore un sujet délicat, non?
Oui. Par exemple, si je perds 40 lb parce que je suis malade ou que j’ai un trouble alimentaire, les gens, sans même connaître la cause de ce changement, vont me féliciter en me disant que ça me fait bien. Ça m’envoie comme message que je suis plus belle quand je maigris. Il faut arrêter d’associer la beauté à la minceur, c’est tellement malsain.      

Photo : Sebastien Sauvage


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Et depuis la pandémie, on parle beaucoup de prise de poids à cause du stress qu’on vit...
Exactement, on en parle beaucoup trop depuis un an. On a perdu nos repères, on se récompense avec la bouffe réconfortante, alors c’est normal d’avoir pris du poids durant la pandémie, on vit une crise mondiale! 

Étant plus jeune, avez-vous grandi avec ces notions de diversité corporelle et d’image corporelle positive?
Oui, mais en même temps j’ai grandi à Québec, j’ai la peau blanche, je suis une blonde aux yeux bleus, alors des modèles auxquels je pouvais m’identifier à la télé et dans les médias, j’en ai vu abondamment. C’était presque juste ça. Sincèrement, je ne me souviens pas d’avoir vu des modèles de diversité corporelle, ethnique ou sexuelle quand j’étais jeune.

Effectivement, c’était plutôt rare à l’époque.
On parle beaucoup de diversité aujourd’hui, on en voit même un peu partout. On a fait de grands progrès, surtout depuis 10 ans. C’est important pour les jeunes de pouvoir se sentir représentés. Il faut continuer de faire avancer les choses.

Vous travaillez à la télévision, alors vous devez vous soucier de votre apparence. Comment gérez-vous le tout?
J’évolue dans un monde d’images: ce serait facile pour moi de me critiquer ou de me comparer constamment. Et même si personne ne me met de la pression pour être très mince, je tombe parfois dans le piège de l’autocritique. En plus, avec les réseaux sociaux, on peut recevoir des commentaires tellement méchants, surtout depuis la pandémie. J’en vois tous les jours. Il faut que ça cesse. 

courtoisie


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Avez-vous déjà reçu des commentaires désobligeants?
Comme plein de gens. Il m’est déjà arrivé de recevoir des messages négatifs sur mon apparence, sur le fait que j’avais pris du poids, par exemple. Je me demande toujours à quel point c’est pertinent pour quelqu’un d’écrire ce genre de commentaires, parce que c’est vrai que ça fait de la peine de recevoir ça. C’est de la méchanceté pure et simple.      

Vous arrive-t-il d’être trop critique envers vous-même?
Pas souvent, mais parfois je peux trouver qu’une robe me fait moins bien ou si je me vois à l’écran d’un certain angle, je sens que c’est moins flatteur... Je crois qu’on le fait tous, mais on doit être bienveillant envers soi-même. Le plus important, c’est d’avoir de saines habitudes de vie et de ne pas toujours se soucier du poids qu’indique la balance.

Votre conjoint, Louis-Olivier Mauffette, est père d’une jeune fille de 12 ans. Comment vous impliquez-vous auprès d’elle face à l’image corporelle positive?
À son âge, Béa peut être influencée par beaucoup de choses. Mais, à la base, elle a une mère aimante et très présente ainsi qu’un père qui veillent sur elle. Béa est très bien encadrée, et on fonctionne en équipe, car on est conscients qu’elle pourrait devenir trop préoccupée par son image corporelle. 

L’adolescence est une période de changements physiques, c’est une période difficile.
Tout à fait. Mais Béa est dans le programme multisport à l’école; c’est une sportive. Elle fait des choix santé, parce qu’elle veut obtenir de bons résultats dans ses performances. Donc, tout va bien. Mais on voit aussi que les modèles qu’elle suit sur les réseaux sociaux sont très sexués. On se tient au courant et on garde le dialogue ouvert. Depuis que je suis porte-parole du groupe ÉquiLibre, on varie les compliments, on met l’accent sur le fait qu’elle est intelligente, généreuse, drôle, créative et très douée. Ça la fait rire! 

Photo : Patrick Seguin


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Et de temps en temps, vous lui dites quand même qu’elle est belle?
(Rires) Bien sûr! Le but n’est pas de cesser de dire à nos filles qu’elles sont belles, mais on peut varier nos compliments et nos commentaires. La valeur d’une personne va bien au-delà de son apparence. Se faire dire qu’on est intelligente, débrouillarde, gentille ou lumineuse, ça fait tant de bien!

Votre fils, Léon, n’a que trois ans. Songez-vous déjà à la façon dont vous allez lui enseigner ces belles valeurs?
J’y pense, car avec tout ce qu’on vit concernant les dénonciations et la violence faite aux femmes, je crois qu’élever un garçon a son lot de défis. Même s’il n’a que trois ans, mon chum et moi lui enseignons déjà le respect, l’égalité et la non-violence. Il y a de plus en plus de garçons qui ont du mal avec leur image corporelle. Notre job, comme parents, c’est d’être très présents dès le départ, de prôner les comportements positifs dans le but de former des humains ouverts d’esprit ayant de belles valeurs.      

Le 6 juin, ce sera la Journée sans maquillage, une initiative du groupe ÉquiILibre. Pour plus d’informations, visitez le site equilibre.ca.
On retrouvera Marie Soleil dans L’Échappée à l’automne. Les cinq premières saisons sont en rediffusion sur le site de TVA+.

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