Sophie Lorain se confie sur son retour au jeu dans Portrait-robot | 7 Jours
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Sophie Lorain se confie sur son retour au jeu dans Portrait-robot

Image principale de l'article Son retour au jeu dans Portrait-robot
Photo : Sebastien St-Jean / TVA

Portrait-robot est une série policière qu’on peut visionner depuis peu sur Club illico. Non seulement Sophie Lorain y tient un des rôles principaux, mais elle en est aussi la coproductrice. Il s’agit d’un retour devant les caméras pour la comédienne, qu’on a vue il y a deux ans dans la deuxième saison de Plan B.

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Comment l’idée de faire cette série vous est-elle venue?
Alexis (Durand-Brault, réalisateur et conjoint de l’actrice) travaillait avec Rachel Graton sur la possibilité de scénariser pour le cinéma sa pièce La nuit du 4 au 5, que je devais produire. Nous cherchions des angles différents pour le cinéma, et dans la pièce, il est question d’un viol. La victime doit passer devant un technicien en portrait-robot. Ensemble, ils tentent de faire ressurgir des images de l’événement traumatique pour brosser un portrait permettant d’identifier l’agresseur. 

Photo : Eric Myre / TVA Publica

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Cet élément de l’intrigue vous a interpellés?

Oui, Nous avons trouvé ça intrigant. Nous nous demandions même s’il ne serait pas intéressant de faire une série à partir d’un tel personnage. Il faut savoir que très souvent, les gens pensent qu’ils ne se souviennent que de très peu de choses de leur agression, alors qu’étonnamment, il y a des bulles enfouies dans leur inconscient qui contiennent de précieuses informations pour mener à bien une enquête. Encore faut-il savoir comment les faire émerger. Rachel est passée à travers ce processus-là dans sa pièce.

C’est assez fascinant de voir Rachel dans la peau de cette policière spécialisée en portrait-robot!
Il y a peu de spécialistes du genre au Canada, ils sont peut-être une dizaine. Ceux qui exercent ce métier y arrivent souvent par des chemins très différents. Certains sont d’abord artistes peintres, d’autres, graphistes. Ce boulot demande non seulement de savoir dessiner, mais aussi d’avoir beaucoup d’empathie. Nous avons eu la chance de rencontrer quelqu’un dont c’est le métier, qui nous a raconté son cheminement. Cette rencontre nous a convaincus que c’était une bonne idée de produire une série sur le sujet. Nous avons aussi réalisé à quel point les technologies avaient évolué ces dernières années. C’est comme ça que le projet de Portrait-robot est né. 

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À quel moment avez-vous décidé que vous aimeriez jouer dans cette série?

La décision s’est prise très tôt. Nous avons laissé André Gulluni (l’auteur de la série) travailler, et il a créé le personnage de Maryse. Spontanément, j’ai eu envie de l’incarner.

C’est un personnage particulier...
Il y a un côté un peu bande dessinée à la série (Tous les protagonistes d’André sont des clins d’œil à des personnages de séries télé ou de BD). Maryse est la directrice de la nouvelle Unité des enquêtes. Dans son cas, c’est un clin d’œil à Ironside (L’homme de fer), une série américaine diffusée dans les années 1960-1970. Le détective de l’émission, privé de l’usage de ses jambes à cause d’une balle reçue dans la colonne vertébrale, mène ses enquêtes en fauteuil roulant. Elle évolue avec trois autres personnages - joués par Rachel Graton, Rémy Girard et Adrien Belugou - dans cette escouade semi-souterraine, au fond d’un poste de police, et ils tentent de résoudre des cold cases


Par ailleurs, Alexis Durand-Brault et vous produisez une fiction portant sur la tragédie survenue à Lac-Mégantic en juillet 2003. Parlez-nous-en.
Oui, ça va faire bientôt 10 ans que le drame s’est produit, et je ne pense pas qu’il soit trop tôt pour en faire une série télé. Il y a déjà un documentaire sur Mégantic qui a été réalisé et qui aborde amplement les aspects techniques et politiques de la catastrophe. De notre côté, on plonge dans le drame humain; c’était vraiment ce qui nous intéressait. Sylvain Guy, qui signe le scénario, a rencontré une dizaine de personnes frappées de près, parce qu’elles ont perdu de la famille, des amis, des connaissances.

Ces gens sont au cœur de votre fiction...

Les huit épisodes tournent autour du récit de chacune de ces personnes, et l’action part du Musi-Café, situé près de la voie ferrée qui a été le théâtre de l’explosion. Ç’a été l’un des premiers endroits à être pulvérisé avec toute la rue principale. On s’intéresse donc à leurs destins ce soir-là, à ce qui leur est arrivé. Le premier épisode part avec une histoire, et le deuxième, c’est quelqu’un d’autre qui était dans le Musi-Café. On retrouvera des personnages du premier épisode dans le deuxième, et ainsi de suite. Il y a une conclusion à l’épisode final de tous ces destins croisés lors d’une nuit catastrophique. Nous avons ressenti un devoir de mémoire.

Comptez-vous défendre un rôle dans cette série?

Je ne suis pas encore rendue là. Le tournage devrait avoir lieu cet été, mais avec la covid, c’est encore bien difficile...

On pourra aussi vous voir bientôt dans
Sortez-moi de moi. Est-ce également une idée originale d’Alexis et vous?
Oui. On a fait des pressions pour reprendre les tournages de cette série l’an dernier. On a une petite maison de production, ALSO Productions, et on a pu la faire. Je ne voulais pas incarner un médecin, il n’y a pas longtemps que j’ai joué Béatrice (Au secours de Béatrice), alors j’ai décidé de camper une travailleuse sociale.

De plus, vous réalisez en ce moment la série Lien familial, qui est l’adaptation du roman de Nadine Bismuth...
Oui, j’aime beaucoup les univers de Nadine Bismuth. Ça m’a toujours plu, cette espèce de regard doux sur la société, l’univers qu’elle dépeint. Quand j’ai lu son livre, je l’ai aimé. J’étais sûre que quelqu’un avait déjà les droits ou s’en était approprié. J’ai tenté ma chance, j’ai écrit à Nadine lui disant qu’Alexis et moi désirions beaucoup travailler avec elle. Elle m’a répondu qu’elle avait fait son choix, et que son choix s’était arrêté sur nous. Nous étions très contents, alors nous avons acheté les droits du livre et nous produisons la série en ce moment. Lien familial mettra en vedette notamment Rachel Graton et Maxime Allard, et sera diffusée sur Tou.tv Extra cet automne ou l’an prochain. 

Voyez Portrait-robot, une série de 10 épisodes, sur Club illico. Sortez-moi de moi sera diffusée sur Crave Super Écran dès le 7 mai.

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