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Chantal Fontaine revient sur le deuil de son père

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Photo : Bruno Petrozza

Si certains résistent au changement parce qu’ils le trouvent inconfortable, ce n’est pas le cas de Chantal Fontaine qui aime bien le provoquer. Durant la dernière année, l’actrice a fermé son resto, vendu son condo, acheté un triplex avec sa fille et l’a rénové. C’est donc avec une grande aisance que l’interprète de Gisèle dans L’Échappée referme certains chapitres de sa vie pour en écrire de nouveaux.

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Chantal, dans L'Échappée tu es au cœur d’une intrigue qui a évolué à la vitesse grand V en cette fin de saison.
Oui. On a découvert que Gisèle (Bayeur, son personnage) est une femme intègre, forte, à son affaire, mais qu’elle a aussi un cœur... Elle est venue à Sainte-Alice pour essayer de déjouer des trafiquants de drogue, mais les choses ne se passent pas comme prévu. En cette fin d’année, peu de choses se passent comme prévu... Elle a fait en sorte que Richard L’Espérance soit un infiltrateur dans le crime organisé, mais Bill Beaudry a été plus malin qu’elle et l’a déjouée. Il a appris que Jules Labonté est son fils. Gisèle a mis la main sur la cocaïne et sur plusieurs motards, mais Bill s’est envolé en Cessna avec le petit. Elle s’est fait avoir... Nous allons apprendre une autre des raisons pour lesquelles elle se trouve à Sainte-Alice et sa part d’ombre nous sera dévoilée...     

On a annoncé que tu seras de la nouvelle série Un lien familial. Est-ce que tu te prépares pour ce projet?
Oui, je commencerai à tourner bientôt. J’en suis à établir le personnage, à construire le look de Monique. C’est une série écrite d’après le roman de Nadine Bismuth. C’est un beau cadeau printanier que je n’avais pas vu sur mon radar. Je suis heureuse de travailler avec Rachel Graton, dont j’aime beaucoup le travail, et d’être dirigée par Sophie Lorain. C’était quand même un petit fantasme... (sourire) Sophie et moi avons été des collègues dans Urgence au début des années 1990. Nous n’avions pas retravaillé ensemble depuis tout ce temps. C’est comme ça que je t’aime reviendra aussi pour une autre saison. J’ai aussi enregistré deux livres audio de Marthe Laverdière. Sinon, je magasine des meubles de terrasse... 

Parce que, en 2020, tu as déménagé dans un triplex reconverti en maison bigénérationnelle?
Oui, et nous avons passé l’année dans les rénovations. Il y a eu le décès de papa, la naissance des jumelles, la vente du condo, le déménagement... Ç’a été une année extrêmement chargée, sur fond de pandémie. Cette année, je commence à aménager l’extérieur, la terrasse. Je prévois un été de travail, mais qui me laissera du temps pour aller à la campagne et reprendre le tennis. Je me suis cassé la jambe en septembre dernier... Je suis tombée en bas de mes Dior! (rires) À cause de mon masque, je n’ai pas vu le trou... C’était «la» fois en 2020 où je faisais une sortie et que je portais des talons hauts. Ça faisait un an que je portais des gougounes... Je suis tombée en bas de mes chaussures de quatre pouces. Je me suis fait une entorse et une fracture du péroné, qu’on appelle maintenant la fibula. 

Photo : Yan_Turcotte / TVA



Depuis cet incident, as-tu bien récupéré?
Oui, je n’ai même pas eu de plâtre. J’étais convaincue que c’était une entorse et, à cause de la covid, je me suis dit qu’il y avait des gens plus malades que moi... J’ai marché avec des béquilles et appliqué de la glace. Après trois semaines et demie, la douleur me réveillait encore la nuit. Ma sœur, qui est infirmière, m’a suggéré de consulter. J’avais une fracture complète du péroné... C’est pour cette raison que ça faisait mal! (rires) Il était trop tard pour mettre un plâtre. 

L’année a quand même débuté avec la fermeture de ton restaurant. Un an plus tard, cette aventure te manque-t-elle?
Ce travail ne me manque pas, parce que ça m’a permis de récupérer des dizaines d’heures par semaine, et ça me plaît. Il y avait longtemps que je n’avais pas eu un horaire aussi aéré. Par contre, je m’ennuie des gens de ce milieu, de mes ex-employés et clients... mais c’est une douce nostalgie. Je n’ai pas de regrets. J’ai aimé ce monde, j’y ai passé 10 ans.

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Je présume que le temps que tu as récupéré a été investi sur ta famille?
Bien sûr. Ma fille Camille a trois petites. Les jumelles vont commencer la garderie bientôt. Il y aura certains ajustements nécessaires. Margot et Lou sont des bébés de pandémie: elles n’ont vu personne! Depuis leur naissance, elles ont vu leurs parents, leurs grands-parents et leur sœur. Je leur fais faire des tours de poussette pour leur montrer un peu d’action! (rires) Billie a deux ans et demi. Honnêtement, choisir d’aller vivre dans le même immeuble qu’elles, ç’a été l’un des plus beaux choix de ma vie.      

Ce sont les joies de la vie en bigénération?
Oui, nous avons chacun notre appartement et durant la pandémie, nous avons pu continuer à voir les enfants, car nous partageons la même bulle. Pouvoir s’entraider et partager des soupers le vendredi soir, ç’a été très salvateur pour tout le monde. J’ai pu donner un coup de main à ma fille et cela a contribué à ma joie de vivre. J’ai hâte de pouvoir m’amuser aussi avec les plus vieux, Joseph et Éliah, les jumeaux de mon fils Ludwig qui ont quatre ans et demi. Honnêtement, le jour où je pourrai m’asseoir à table avec mes enfants et leurs enfants, je vais pleurer, j’en suis certaine... Le temps passe, les petits vieillissent et ce temps avec les plus vieux ne pourra être rattrapé, mais nous avons encore besoin de faire preuve de courage. 

Photo : Bruno Petrozza

Le confinement et ses exigences ont-ils affecté ton couple?
Non, ça s’est très bien passé. Nous avons quand même une maison de campagne où Robert passe beaucoup de temps parce qu’il y a un atelier de peinture. Nous avons de l’espace dans notre couple pour être ensemble, mais aussi chacun de son côté avec ses projets respectifs. Le fait d’avoir deux endroits où vivre, ça aide. Nous sommes toujours heureux de nous revoir, mais cela ne nous empêche pas de nous parler cinq fois par jour! Avec la vente du condo, l’achat du triplex, le déménagement, les rénovations, c’est plus ça que la pandémie qui aurait pu faire capoter notre couple, mais ça n’a pas été le cas.

Au début de notre entretien, tu as évoqué la perte de ton papa. Comment as-tu traversé ce deuil?
Très bien. Papa est décédé en juin dernier. Il était un peu tanné de vivre... Il y a 30 ans que ma mère est décédée. Ça faisait deux ans qu’il demandait à Françoise de venir le chercher... Il avait l’impression d’avoir fait ce qu’il avait à faire. La pandémie a été difficile pour lui. Il était sourd et lisait sur les lèvres. Avec les masques, il ne pouvait plus le faire. Il vivait une grande solitude. Il s’ennuyait de sa tribu. Il a eu une mort rapide. Il n’y a pas eu de souffrance et il a été autonome jusqu’au bout. Il lisait deux heures par jour, méditait une heure par jour. Il avait une belle vie. Il nous a donné un bel exemple en vieillissant en sagesse. Nous avons son urne. Nous avons décidé de profiter de la commémoration des 30 ans de la mort de maman pour réunir nos parents...

Finalement, ces derniers mois, tu as littéralement changé de vie?
Ça fait quelques fois que ça m’arrive... (rires) Les changements ne me font pas peur, ils m’excitent! J’aime tourner des chapitres de ma vie. Et j’adore ma vie! Elle me remplit de bonheur et je n’y changerais rien... pour le moment! (rires)

L’Échappée, lundi 20h, à TVA.

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