Doc humanité: Mon oncle Patof | L'homme qui ne voulait pas être clown | 7 Jours
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Doc humanité: Mon oncle Patof | L'homme qui ne voulait pas être clown

Samedi 17 avril à 22 h 30, Radio-Canada

Jacques Desrosiers dans Patofville.
Photo : © Vital Productions

Jacques Desrosiers dans Patofville.

Dans les années 1970, Patof, le clown de Russie, était l’idole de tous les enfants du Québec. Spectacles, émissions de télévision, produits dérivés, tout ajoutait à l’engouement du jeune public pour ce clown qui vivait dans une bottine. Dans Mon oncle Patof, Serge, neveu du comédien Jacques Desrosiers, nous invite à découvrir l’homme au-delà du célèbre personnage. 

Patof a fait ses débuts dans Le cirque du Capitaine et est vite devenu plus populaire que le Capitaine Bonhomme, campé par Michel Noël.

Photo : © Vital Productions

Patof a fait ses débuts dans Le cirque du Capitaine et est vite devenu plus populaire que le Capitaine Bonhomme, campé par Michel Noël.

Tous les enfants qui ont grandi dans les années 1970 connaissent Patof, le célèbre clown de Russie, qui a fait sa première apparition dans la série télévisée Le cirque du Capitaine. Ami du Capitaine Bonhomme, le clown vivait dans une bottine, et portait une cravate bleue à pois et des souliers surdimensionnés. Il est rapidement devenu l’un des personnages les plus populaires du petit écran. Entre 1972 et 1978, il a été la vedette de Patofville, de Patof raconte et de Patof voyage, trois émissions qui ont fait le bonheur des enfants. Aujourd’hui, le franc-parler, la voix mélodieuse et le talent de raconteur de Patof sont tombés dans l’oubli, mais le clown revit le temps d’un documentaire, Mon oncle Patof, dans lequel Serge Desrosiers replonge dans les souvenirs de son oncle Jacques et nous fait découvrir l’homme au-delà du personnage.

Une famille d’artistes

Fils d’un comédien et d’une musicienne, Jacques Desrosiers naît dans une famille nombreuse — 15 enfants — comme il y en avait tant au Québec dans les premières décennies du XXe siècle. Les arts occupent une place de choix dans ce clan. Ce sont l’humour et le jeu qui passionnent le jeune Jacques. Rapidement, il se fait un nom dans le show-business grâce à ses imitations. On le décrit comme un fantaisiste, et il a beaucoup de succès avec ses revues musicales, dont celle où il partage la scène avec Dominique Michel, Denise Filiatrault et Donald Lautrec. Il sait faire rire et a le sens du spectacle. 

Un succès inattendu

En 1972, on lui propose de revêtir un costume de clown en vue d’une apparition dans Le cirque du Capitaine. Jacques Desrosiers n’en a pas très envie, comme en témoignent ses frères Édouard et Charles dans le documentaire. Finalement, Jacques se laisse convaincre de faire une seule apparition, qui s’étirera sur une semaine entière, avant que Patof ne surpasse en popularité le Capitaine Bonhomme et ne devienne la vedette des émissions jeunesse de Télé-Métropole. Le personnage transcende rapidement l’écran: tous les enfants du Québec veulent le rencontrer et lui parler. Une idole est née.

Tous les jeunes téléspectateurs souhaitaient rencontrer leur clown bien-aimé.

Photo : © Vital Productions

Tous les jeunes téléspectateurs souhaitaient rencontrer leur clown bien-aimé.

Puisqu’il est impossible que tous les jeunes voient le célèbre clown de près, ils peuvent s’en approcher en se procurant l’un des 70 produits dérivés qui font leur apparition sur le marché à cette époque. Disques, macarons, pyjamas, produits pour le bain et autres envahissent les tablettes des magasins et sont même vendus au porte-à-porte. Patof est partout; Jacques Desrosiers devient encore plus populaire et riche. Le succès est là, mais le clown est tout de même triste... 

Grâce à Patof, Jacques Desrosiers est devenu riche, mais ce rôle ne l’a pas rendu heureux.

Photo : © Vital Productions

Grâce à Patof, Jacques Desrosiers est devenu riche, mais ce rôle ne l’a pas rendu heureux.

Témoignages

Plusieurs amis, membres de la famille, artistes et autres intervenants apparaissent dans le documentaire. Pour eux, Jacques était un ami, un frère, un oncle, une légende, un amoureux. Pierre, qui a partagé sa vie pendant de nombreuses années, vit toujours dans leur maison des Laurentides. Il a précieusement conservé une foule de souvenirs, dont le célèbre costume et les souliers de Patof, qui permettent de faire revivre le personnage le temps d’un documentaire.  

Un clown ne meurt jamais

Serge Desrosiers dans les habits du célèbre clown.

Photo : © Vital Productions

Serge Desrosiers dans les habits du célèbre clown.

Jacques Desrosiers est décédé en 1996, mais Patof, comme tous les clowns, est éternel. Dans le documentaire, on peut l’apercevoir à plusieurs occasions, ce qui nous permet de replonger dans nos souvenirs.

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