Guylaine Tremblay sort de sa zone de confort avec deux projets audacieux | 7 Jours
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Guylaine Tremblay sort de sa zone de confort avec deux projets audacieux

Image principale de l'article Elle sort de sa zone de confort avec deux projets
Joël Lemay / Agence QMI

Guylaine Tremblay passera les prochains mois sur scène avec deux spectacles solos: Les étés souterrains, qui vient de commencer à La Licorne, puis J'sais pas comment, j'sais pas pourquoi, d'après les chansons d'Yvon Deschamps. Avant de démarrer son marathon, la comédienne a fait un petit bilan de la dernière année avec notre journaliste.

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Guylaine Tremblay fait actuellement ce qu’elle n’avait jamais fait auparavant, malgré plus de trois décennies de carrière: jouer en solo sur scène. En effet, elle est à l’affiche de la pièce Les étés souterrains, de Steve Gagnon, au théâtre La Licorne, à Montréal. «Je devais jouer cette pièce trois semaines après la fermeture des théâtres, l’an dernier. Je connaissais mon texte, on avait même commencé à enchaîner en répétition. Comme on ne savait pas combien de temps on allait être arrêtés, je m’étais dit que j’allais relire régulièrement le texte pour ne pas le perdre. Mais l’humain est ainsi fait que je ne l’ai pas repris pendant quelques mois. Il fallait vivre notre pandémie. J’ai donc dû le réapprendre, mais c’était plus facile la seconde fois.» 

La comédienne a elle-même émis le désir de jouer seule sur scène. «Steve Gagnon m’a entendu dire dans une émission de télé que je n’avais jamais fait de solo de ma vie et que j’aimerais bien essayer. Le soir même, il m’a texté en me disant que si ça me tentait de jouer un solo, ça le tentait de m’en écrire un.» Elle connaissait déjà le travail de cet auteur, ayant vu toutes ses créations. «Quelques jours après, on était au restaurant à se parler des thèmes qui nous intéressaient, des grands sujets de la vie. Et, quelques mois plus tard, il est revenu avec un texte.» 

Suzanne O'Neill

DES PRÉOCCUPATIONS COMMUNES
Les étés souterrains raconte l’histoire d’une femme dans la soixantaine, professeure de littérature, indépendante, autonome, féministe, qui a des opinions sur tout et qui est très assumée. «La liberté et la parole sont les moteurs de sa vie. Arrive une maladie qui lui fera perdre ses capacités d’autonomie peu à peu... et elle connaît la fin inéluctable. Mais elle va vivre jusqu’au bout. C’est une pièce sur l’amitié, l’engagement, l’amour, la solitude, la vieillesse... De grands thèmes universels y sont abordés.» 

L’autonomie est aussi très importante pour Guylaine Tremblay. «Dire les choses, s’exprimer, c’est important. Avec Steve Gagnon, on a aussi eu des discussions sur les gens qui vieillissent seuls. Elles étaient prémonitoires, parce qu’on a vu ce qui s’est passé avec la pandémie. Tous ces gens qui sont morts seuls, c’est terrifiant. Mais ça reste en même temps une pièce très lumineuse.»      

UNE SECONDE SOLITUDE
Un solo peut en cacher un autre, puisque Guylaine Tremblay enchaînera ensuite avec un deuxième spectacle solo, J’sais pas comment, j’sais pas pourquoi, consacré cette fois aux chansons d’Yvon Deschamps. «L’idée que je vais raconter des choses aux gens brise l’image du solo. Mon but est de partager et de communiquer avec le public. Je ne l’avais pas encore fait et j’en avais envie. La pandémie m’a vraisemblablement ouvert une porte là-dessus, car je n’avais aucun tournage pour la télé, je ne suis dans aucune série.» 

L’envie de faire des choses différentes de ce qu’elle connaît anime la comédienne. «J’aime sortir de ma zone de confort. C’est très stimulant pour moi de faire des choses que je n’ai jamais faites. Dans le cas du spectacle sur Deschamps, je vais chanter pendant une heure et demie. J’ai déjà chanté au théâtre, notamment dans Belles-sœurs, mais on était 14 sur scène; c’était plus une chorale!» 

courtoisie

UNE QUESTION DE PERCEPTION
Étonnamment, Guylaine Tremblay n’a aucun tournage à son agenda depuis la fin de la série En tout cas. «Ce n’est pas moi qui décide ça. J’ai juste refusé un projet, mais, honnêtement, il n’y a pas eu beaucoup de propositions. En même temps, ça laisse de la place pour la scène.» 

Questionnée au sujet de cette absence télévisuelle, la comédienne s’est hasardée à émettre quelques raisons. «L’image est peut-être faussée. Les producteurs pensent qu’on ne doit m’offrir que des premiers rôles, mais ça ne me dérange pas de faire des seconds rôles s’ils sont bons, s’il y a de la chair après l’os. Même faire des caméos, ça me ravit. Je ne choisis pas les projets en fonction de la quantité, mais de la qualité. Ça ne me dérange pas qu’il y ait moins de jours de tournage, mais il faut que ce soit des scènes extraordinaires à jouer. Je ne veux pas nécessairement jouer plus longtemps avec des scènes plates. La perception peut être fausse. Moi, je veux juste jouer de bons rôles dans de bonnes histoires.»      

UN CLIMAT DE CRÉATION
Même si tout a été à l’arrêt pendant plusieurs mois, Guylaine Tremblay est toujours restée dans un climat de création. «Je préparais les spectacles que je vais faire sur scène, mais c’est sûr que je n’avais pas les journées que j’avais avant. Je me suis rendu compte que j’avais un rythme de vie effréné. Aujourd’hui, je peux prendre une heure pour aller faire une marche, et ce n’est pas grave. C’est même formidable!» 

TOMA ICZKOVITS/AGENCE QMI

SA CADETTE QUITTE LE NID
L’éloignement et l’absence de contacts avec ses proches a toutefois compliqué la situation. «Être séparé de ceux qu’on aime, de mes parents, des amis qui sont à l’extérieur de Montréal, et même de ceux qui habitent proche, c’est ce qui était le plus difficile.» Non seulement elle n’a pas pu serrer dans ses bras sa fille aînée, mais elle prépare même le départ de sa cadette, qui quittera la maison au mois de mai. «C’est quelque chose. Quand les mesures sanitaires seront levées, on va en faire, des câlins et des soupers! À la maison, il restera la plus jeune de mon chum, qui est présente à temps partiel. C’est une autre étape de vie qui commence.» 

UN TEMPS DE RÉFLEXION
Guylaine a toutefois profité de ce temps pour réfléchir sur sa vie et ses ambitions. «On a tous eu des moments de réflexion importants sur ce qu’on veut dans la vie, sur nos valeurs, sur ce qui est important pour nous et qui est essentiel à notre bonheur. Le confinement a aussi déclenché des situations difficiles. Je me rends compte de la chance que j’ai d’être avec quelqu’un que j’aime et qui m’aime. Je suis assez terrorisée par tous les féminicides qu’il y a en ce moment; c’est tragique et d’une tristesse infinie. Le confinement a évidemment exacerbé toutes ces tensions dans les couples. Je me considère comme chanceuse d’être bien dans ma bulle.»      

La pièce Les étés souterrains est présentée au théâtre La Licorne jusqu’au 8 mai, à guichets fermés.
À compter du 20 août, Guylaine Tremblay sera en tournée avec le spectacle
J’sais pas comment, j’sais pas pourquoi.

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