Terre sauvage | Un monde à bâtir | 7 Jours
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Terre sauvage | Un monde à bâtir

Vendredi 2 avril à 21 h, Historia (Début)

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Photo : © Historia

Déterminé à vivre en harmonie avec la nature, Lucas Besse-Dicaire s’est lancé un défi ambitieux: bâtir un village à échelle humaine afin de s’établir en forêt avec ses proches. TV Hebdo l’a joint pour discuter du projet Terre sauvage, qui prend vie dans le docuréalité du même nom. 

Depuis quelques années, de plus en plus de jeunes (et moins jeunes) se détournent de la ville afin de renouer avec la simplicité de la nature. Lucas Besse-Dicaire, qu’on a pu voir dans le docuréalité Le lot du diable, fait partie de ces «vivalistes» qui puisent dans les ressources de la nature pour créer un mode de vie aussi écoresponsable que confortable. 

Dans Terre sauvage, réalisé par Pierre-Hugues Piché, on se rend ainsi au cœur de la forêt de Montcerf afin de découvrir le projet mis sur pied par Lucas et ses associés, Gwenaël Guyot et Alain Bernardeau. «Mon but est de créer un environnement communautaire sain pour les gens proches de moi afin qu’on puisse y vivre avec tout ce qu’il nous faut et de générer des revenus avec un volet d’écotourisme», explique l’aventurier de 27 ans. 

Lucas Besse-Dicaire

Photo : © Historia

Lucas Besse-Dicaire

Gwenaël Guyot

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Gwenaël Guyot

Alain Bernardeau

Photo : © Historia

Alain Bernardeau

La force de la collectivité

Pour réaliser ce rêve, Lucas et ses associés ont acheté une terre de 200 acres, où ils trouvent tout ce dont ils ont besoin pour bâtir leur village. «J’ai choisi ce terrain-là pour ses multiples ressources, dont l’accès à l’eau, le relief prononcé du terrain, le type de sol et le couvert forestier», raconte le Montréalais d’origine. Après avoir vécu des années dans le parc de La Vérendrye, où il a développé son expertise en autodidacte, il savait exactement ce dont il avait besoin pour créer Terre sauvage et y habiter à temps plein. 

Le terrain des vivalistes comprend un accès à l’eau.

Photo : © Historia

Le terrain des vivalistes comprend un accès à l’eau.

Par contre, il ne pouvait pas réaliser cette vision seul. «Ma force est dans les idées et les concepts, notamment les systèmes de chauffage et d’eau, et les méthodes de construction, mais c’est Alain qui s’occupe de la branche organisationnelle», souligne Lucas. De plus, Terre sauvage a déjà accueilli une centaine de bénévoles venus apprendre le vivalisme et participer au projet, qui prend de l’ampleur à une vitesse folle. 

Chercher l’équilibre

Depuis la création de Terre sauvage, voilà un peu plus d’un an et demi, Lucas et ses alliés ont en effet abattu et écorcé des centaines d’arbres pour bâtir, entre autres, un wigwam collectif de 55 pi de long, une yourte, une maison ronde réservée à la famille de Lucas et un petit wigwam temporaire. L’équipe privilégie évidemment le travail manuel, mais ne s’empêche pas d’utiliser scies à chaîne, camions de transport et autres outils modernes. «On veut réaliser beaucoup de choses en très peu de temps, alors on a décidé de prendre les moyens qu’il faut», précise Lucas. 

La nature fournit de multiples ressources aux bâtisseurs.

Photo : © Historia

La nature fournit de multiples ressources aux bâtisseurs.

Afin de se conformer aux exigences écotouristiques, Terre sauvage a aussi un accès à l’électricité et à Internet, ce qui permet à Gwenaël et à Alain de poursuivre leurs carrières entre la ville et la forêt. «Le chalet est une base de communication pour les membres de la communauté, mais en réalité, on ne l’utilise pratiquement jamais», mentionne Lucas. Bien que ces outils modernes surprennent parfois les visiteurs et les bénévoles en manque de nature sauvage, ils se révèlent essentiels au développement écotouristique de Terre sauvage.

L’invitation est lancée!

D’ici peu, Terre sauvage devrait donc ouvrir ses écohabitations au grand public et proposer un camp de vacances aux enfants. Lucas souhaite toutefois préserver l’intimité de sa communauté, qui développe une foule de projets parallèles afin d’augmenter son autosuffisance énergétique et alimentaire. 

«C’est sûr que c’est encourageant, parce que, pendant longtemps, je croyais être le seul à penser comme ça. Aujourd’hui, de plus en plus de gens s’unissent derrière cette idée. Ça me donne un sentiment d’appartenance et de la confiance», révèle Lucas. Grâce à l’émission Terre sauvage, les amants de la nature risquent d’être encore plus nombreux à partager son ambition!

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