Nouveaux visages | Isabeau Blanche | 7 Jours
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Nouveaux visages | Isabeau Blanche

«J’ai immédiatement adoré l’univers du théâtre»

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Photo : © TVA

Isabeau Blanche a grandi dans une famille où la musique occupe une place importante. Si elle est d’abord montée sur scène pour chanter, le désir de jouer a pris le dessus dès qu’elle a entamé ses études en théâtre. L’interprète de Cynthia, une des voisines de Patrick Huard dans La Tour, nous parle de sa carrière. 

Isabeau, quel parcours as-tu suivi pour devenir comédienne?

Je viens d’une famille de musiciens amateurs. J’ai chanté sur scène à quelques reprises et, à l’école, je préparais un numéro de chant chaque fois que j’en avais l’occasion. Le jeu est venu au secondaire. Je viens de la région de Saint-Basile-de-Portneuf; pour voir du théâtre, il fallait aller à Québec. Je n’avais donc pas la chance d’en voir très souvent. J’ai eu envie de poursuivre mes études en théâtre; je me suis présentée aux auditions de l’École de théâtre du cégep de Saint-Hyacinthe, et j’ai été acceptée. J’avais du mal à y croire, mais c’est devenu mon quotidien. J’ai immédiatement adoré cet univers. 

Chantes-tu toujours?

C’est bizarre: maintenant, je suis gênée de monter sur scène sans incarner un personnage. J’ai mis le chant de côté, même si j’adore ça. 

Qui étaient tes modèles au début de ta carrière?

J’ai grandi en regardant Un gars, une fille, une série qui m’a marquée. Je trouvais Sylvie Léonard brillante. J’ai joué avec elle au théâtre en 2013; c’était surréaliste de partager la scène avec elle, car elle était un modèle pour moi. Aujourd’hui, j’admire les actrices qui gardent une place au théâtre tout en jouant à la télévision — Sophie Cadieux, par exemple. 

Quel a été ton premier contrat professionnel?

Je pense que c’était au Théâtre Denise-Pelletier. Ç’a été impressionnant de me retrouver pour la première fois sur cette grande scène. À la même époque, j’ai joué dans la pièce Kick. Je me promenais entre le moderne et le classique. 

As-tu déjà eu des doutes sur ton choix de carrière?

Lorsque j’ai eu des contrats, j’ai su que j’avais fait le bon choix. Toutefois, après être sortie de l’école, j’ai travaillé en tant que lectrice pour aveugles. Nous enregistrions des articles de journaux que les gens pouvaient écouter en soirée. C’était très formateur sur le plan de la voix, et ça me permettait de développer une aptitude liée à mon métier. J’aimais ce travail; je m’étais même dit que, si ma carrière d’actrice ne décollait pas, j’y reviendrais, car il m’assurait un salaire. 

Quel a été ton premier rôle à la télévision?

C’était un rôle épisodique dans la série jeunesse Il était une fois dans le trouble. J’incarnais la copine de l’un des garçons. 

Je me souviens de t’avoir vue dans la série Ces gars-là... 

Oui, j’ai participé à la première saison, et mon personnage est revenu une fois dans chacune des autres saisons. C’était un running gag dû au grand potentiel comique du personnage. 

Avec Simon Olivier Fecteau, dans Ces gars-là.

Photo : Bertrand Calmeau

Avec Simon Olivier Fecteau, dans Ces gars-là.

Par ailleurs, tu incarnes Cynthia dans La Tour. Comment as-tu obtenu ce rôle?

On cherchait six ou sept comédiens pour camper les voisins de Patrick Huard. Pour Cynthia et son chum, on espérait trouver un vrai couple, afin de faciliter les tournages en temps de covid. Pierre-Louis (Renaud) et moi, nous nous sommes rencontrés lors de ma première année de cégep. Même si nous sommes ensemble depuis 14 ans, nous n’avions jamais participé à la même production. Nous nous sommes dit que ce serait amusant de jouer ces deux personnages insupportables. Nous avons eu beaucoup de plaisir à préparer l’audition, et on nous a annoncé peu de temps après que nous étions choisis. 

Dans La Tour.

Photo : © TVA

Dans La Tour.

Pourquoi aimes-tu La Tour?

J’adore la simplicité de cette émission. La façon de recevoir les invités est rafraîchissante, et les sketchs amènent une légèreté qui fait du bien puisque, mine de rien, on touche parfois à des sujets délicats. Les voisins sont là pour alléger le tout. Par ailleurs, j’adore l’équipe! C’est plaisant de prendre ses aises et d’incarner des personnages récurrents.

Que savais-tu de Cynthia au début de la série?

Il était établi que son chum et elle étaient suffisants et insupportables. Nous avions les personnages en tête et nous avons joué sur les traits les plus forts. 

On t’a aussi vue dans la dernière saison de Faits divers...

Oui. Mon personnage, une femme qu’on voit dans un salon mortuaire, était dans le premier épisode et venait établir quelque chose.

As-tu d’autres projets?

J’aurai aussi un rôle dans une pièce au Théâtre Jean-Duceppe, mais je ne sais pas quand elle sera présentée. En ce moment, à cause de la pandémie, le théâtre est en pause...

Tu as joué le drame et la comédie. As-tu une préférence?

Je penche plus vers l’humour. Tout ce que je fais, même les tragédies, a une légère touche humoristique. Je suis également comme ça dans la vie. Par contre, j’aime les deux univers. 

Quel genre de rôle aimerais-tu qu’on te propose?

On me confie souvent des rôles flamboyants. J’aimerais explorer davantage un personnage près de moi, une maman, par exemple. Puisque j’ai deux enfants, je me verrais bien en jouer une. Et si je pouvais choisir, j’aimerais un personnage que je pourrais travailler dans le temps, faire progresser, faire évoluer.

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