François Bellefeuille donne des détails sur le prochain Gala Les Olivier | 7 Jours
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François Bellefeuille donne des détails sur le prochain Gala Les Olivier

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Radio-Canada

L’industrie de l’humour a certainement connu la pire année de son histoire, mais vaut mieux en rire! François Bellefeuille, qui anime le Gala Les Olivier pour la première fois, soulignera le talent de ses pairs une blague à la fois, pandémie ou pas!

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François, quand vous avez accepté d’animer le Gala Les Olivier, le printemps dernier, vous saviez déjà que la pandémie toucherait beaucoup le milieu de l’humour. Pourquoi vous êtes-vous lancé malgré tout?

Il faut croire que j’étais optimiste! Je voulais aussi avoir des projets professionnels. J’ai décidé de voir ça comme une occasion intéressante. Je donne habituellement beaucoup de spectacles chaque année et, comme j’ai de jeunes enfants, ça exige de l’organisation. L’animation du Gala Les Olivier n’est pas le genre de défi que j’ai le temps de relever normalement. 

À quoi ressemblera ce «gala covid»?
Comme on nous a dit de nous préparer au pire, c’est-à-dire d’enregistrer un gala sans public, et que nous ne voulions pas inviter des gens à présenter des numéros d’humour devant une salle vide, nous avons réduit les prestations en direct et augmenté les sketchs préenregistrés. Il y a toujours du bon à brasser les choses, et nous avons été surpris de l’engouement des participants pour nos idées folles. Nous avons une distribution impressionnante dans ces sketchs. Des gens qu’on voit rarement aux Olivier ont accepté d’y participer, comme Robert Lepage. Nous sommes pas mal fiers de ça! 

Y aura-t-il un public en studio, finalement?
Oui, il y aura un peu plus de 80 personnes, car chaque artiste nommé pourra être accompagné d’une personne de sa bulle. Il y a un an, si on m’avait dit que j’animerais un gala devant si peu de gens, j’aurais trouvé ça très triste, mais comme nous nous sommes habitués aux conditions difficiles, l’idée d’avoir ce public devant moi me sécurise. Après tout, 80 personnes, ça s’approche du nombre de spectateurs qu’on accueille au Bordel Comédie Club. Elles seront seulement beaucoup plus dispersées dans le studio 42 de Radio-Canada.

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Cette année, l’Association des professionnels de l’industrie de l’humour (APIH) a décidé de laisser tomber les catégories Auteur ou autrice de l’année/ spectacle d’humour, Spectacle d’humour de l’année et Meilleur vendeur. Pourquoi?
Parce que les spectacles nommés dans ces catégories ont toujours été évalués directement en salle. Les juges n’ont pas pu voir tous les spectacles éligibles avant la mise en place des mesures sanitaires, et tout le monde n’en avait pas des versions filmées non plus. Ce n’était donc pas juste de privilégier ceux qui avaient été présentés dans des conditions optimales. Quant au prix du Meilleur vendeur, il perdait sa valeur dans les circonstances. 

Vous avez toutefois ajouté la catégorie Artiste covid de l’année. En quoi consiste-t-elle?
Nous trouvions intéressant de créer une catégorie spéciale pour la pandémie, même si nous espérons qu’il n’y aura plus de «trophées pandémiques» à l’avenir. Cette catégorie souligne le travail des humoristes qui ont été très actifs — surtout sur le Web — et qui ont diverti les gens lors de la première vague de la covid-19, car notre période d’éligibilité n’allait pas jusqu’à l’automne. Et comme, selon nous, le public devait choisir le gagnant du prix Artiste covid, nous avons soumis cette catégorie au vote populaire. En revanche, nous avons chargé un jury de sélectionner le gagnant de la catégorie Olivier de l’année, habituellement le choix du public. 

Êtes-vous nerveux devant le défi qui vous attend?
Je suis très nerveux, parce que j’ai l’impression d’avoir perdu tous mes repères. En temps normal, je serais certainement en train de roder mon numéro d’ouverture en salle et j’en serais à l’étape de la modification des petits détails. Dans le contexte actuel, j’ai plutôt l’impression d’être un scientifique qui travaille sans pouvoir tester ses expériences et qui ne saura jamais si sa formule fonctionne. Je dois faire confiance à mon propre jugement et à celui de mon équipe.
 

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