Jean-François Breau s'ouvre sur sa vision de la paternité | 7 Jours
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Jean-François Breau s'ouvre sur sa vision de la paternité

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Mari Photographe

C’était un mardi plutôt frisquet qui nous attendait, Jean-François et moi. Nous avions rendez-vous dans un petit café, ouvert juste pour nous. Dès son entrée, fidèle à lui-même, Jean-François me salue avec son large sourire. La photographe, Marie-Ève, déjà affairée à préparer sa séance photo, se retourne, et il la salue aussi. Je devine alors dans les yeux de Marie-Ève qu’elle perçoit déjà toute la lumière qu’elle ira chercher chez cet humain au charisme indéniable. Elle me le confirmera plus tard: sa lentille adore Jean-François Breau!

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Jean-François sera papa pour la deuxième fois dans quelques semaines. Les grossesses brusquement interrompues de Marie-Eve Janvier, son amoureuse des 17 dernières années, le pousse à savourer encore plus ces moments si précieux.

Jean-François, j’imagine que tu as réagi différemment à l’annonce de la grossesse de Marie-Eve comparativement à celle de Léa, il y a cinq ans?

Oui, car il y a un historique entre son arrivée et celle de cet enfant qui va naître bientôt. La joie est prédominante, mais on dirait que je ne me permets pas de vivre tout à fait la grossesse de ce bébé. Je me protège en quelque sorte et je protège aussi Marie-Eve, mais je crois que c’est normal avec tout ce que nous avons vécu. Par contre, aussitôt que les peurs prennent trop de place, je deviens Monsieur Optimiste. Je veux qu’on puisse vivre cette joie d’attendre un deuxième enfant, et tout va bien jusqu’à maintenant. Mais je ne te cacherai pas qu’on a hâte que ce soit fait, pour profiter de la présence de ce deuxième petit être-là au sein de notre famille.

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Comment entrevois-tu l’arrivée de ton deuxième enfant dans ta vie?
C’est très étrange, parce que pour moi, présentement, nous sommes trois: Marie-Eve, Léa et moi. Et pas plus tard qu’hier, je me suis couché en me disant: «Heille! On va être quatre bientôt! On va être une gang!» Mon niveau de responsabilité a augmenté instantanément, en même temps que mon niveau de bonheur. Je sais que ce sera tripant d’être quatre et je serai fier de mon clan. Comment as-tu réagi lorsque tu as appris que tu aurais une deuxième fille? J’étais fou de joie! Je suis un papa à petite fille. Je n’ai qu’à penser que je serai entouré de filles à la maison pour me sentir rempli de bonheur. 

Comment Léa réagit-elle à l’arrivée de sa petite sœur?
C’est elle qui a le plus hâte, car elle n’a aucune retenue. Elle met son visage directement sur la bedaine de MarieEve et, en me pointant, elle dit à sa future petite sœur: «Lui, c’est papa!» Je fonds chaque fois!

As-tu peur d’être obligé de partager l’amour que tu as pour Léa avec ton nouveau bébé?

Ça m’est venu en tête, mais mon père m’a tellement souvent dit que l’amour, ça ne se divise pas, mais que ça se multiplie, que j’y crois. Je sens déjà qu’à l’intérieur de moi il y a une multiplication de cœurs.

T’es-tu toujours imaginé papa?

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours été un romantique. Je me revois à l’âge de six ans, dans ma chambre, à rêver que je suis en amour avec Blanche-Neige.

Tu sais que Marie-Eve ressemble beaucoup à Blanche-Neige?
Oui, c’est vrai qu’elle lui ressemble! Je rêvais que je prenais soin de ma princesse et qu’on était amoureux. J’idéalisais déjà, à cet âge-là, une relation amoureuse. Et dans le scénario que je me faisais, mes enfants étaient présents le jour de mon mariage. Je voulais me marier en famille. Et si j’y pense bien, c’est ce qui risque d’arriver.

D’où te vient cet amour pour les enfants?

J’ai la ferme conviction que mes parents nous ont tout donné, à mes deux frères et moi, et c’est ce que je veux faire avec les miens. J’ai toujours su que mes parents nous ont protégés et je connais ma chance à cet égard. Je veux être capable de redonner ce que j’ai reçu.

Tes parents sont donc ton modèle?
J’aspire à être comme mes parents pour leur immense générosité. Mon père a toujours dit: «Ta mère et moi, on a été là pour vous donner la poussée nécessaire pour qu’après, vous soyez en mesure de voler de vos propres ailes.»

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Mais d’un autre côté, le fait d’idéaliser tes parents de cette façon, ce n’est pas lourd à porter en tant que jeune papa?
Dans les premiers mois de vie de Léa, je me mettais une pression énorme. Je voulais être aussi présent et aussi patient que mes parents l’ont été pour moi. Je mettais la barre haute. Puis, un jour, je me suis rendu compte que l’imperfection était aussi un bon outil à enseigner à mes enfants. Je n’ai aucun mal à m’excuser à ma fille si je crois qu’elle mérite mes excuses et ça lui apprend aussi qu’elle peut s’excuser à son tour. Aujourd’hui, je suis simplement reconnaissant de l’amour que j’ai reçu et je fais de mon mieux avec tous les défis que le rôle de parent apporte. Je me rends compte que, dans ma relation avec Marie-Eve, j’ai reproduit les rôles que mes parents avaient. Ma mère était le phare de la famille, tout comme l’est Marie-Eve, et mon père était le rassembleur, celui qui voulait que l’harmonie règne, et c’est le rôle que j’ai.

Tu as toujours été très près de ton père étant donné qu’il était ton gérant. As-tu l’impression, encore aujourd’hui, que tu veux qu’il soit fier de toi?
J’ai justement eu une discussion avec lui à ce sujet-là, il n’y a pas longtemps. Si je fais de la musique aujourd’hui, c’est beaucoup grâce à lui. C’était d’abord son rêve d’être musicien. Nous l’avons vécu ensemble pendant les 15 premières années de ma carrière, justement parce qu’il était mon gérant. Mais lorsque l’animation s’est présentée à moi, j’ai senti que je m’éloignais en quelque sorte de son rêve. Il a donc été temps pour moi de faire la distinction entre son rêve et le mien, et ce, même si ça venait avec la peur de le décevoir. Il a très bien compris et ça m’a soulagé, car j’ai senti qu’il était fier de moi, peu importe ce que je choisirais de faire dans ma vie professionnelle et dans ma vie personnelle. Je suis fier de la façon dont on a toujours su différencier la vie professionnelle et la vie familiale. La relation père-fils est encore plus forte aujourd’hui, car il n’a plus à porter le chapeau de gérant. Nos conversations sont beaucoup plus orientées vers celles d’un père qui donne des conseils à son fils qui est père aussi.

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Pour vous avoir souvent croisés les deux ensemble, j’ai toujours senti que ton père était très admiratif de qui tu es...
Mon père admire ses trois gars. Il est fier de ce qu’on a accompli grâce à l’élan que ma mère et lui nous ont donné lorsque nous étions enfants. Je réalise à quel point ils ont été dévoués envers nous toute leur vie. Le regard admiratif que je pose sur mes parents, j’aimerais que mes enfants le posent sur Marie-Eve et moi plus tard.

Si une de tes filles te demandait de t’occuper de sa carrière comme ton père l’a fait pour toi, tu lui répondrais quoi?

(Il pousse un énorme soupir.) Je dirais oui! Je ferais exactement ce que mon père a fait pour moi. Je prendrais soin d’elle et, quand je ne serais pas tout à fait certain de ce qui est bon pour elle, j’irais chercher de l’aide pour qu’elle soit le mieux conseillée possible. Je m’assurerais qu’elle est entourée des bonnes personnes. Tout comme mon père, j’essaierais d’être sensible à ses besoins.

Enfant, étais-tu prédestiné à pratiquer le métier que tu fais aujourd’hui?

Oui. Ce n’était pas clair dans mes premières années d’école, mais avec le recul, je vois bien que j’avais un tempérament d’artiste. J’étais souvent distrait. On disait que j’étais un intelligent non motivé. (rires) Au secondaire, il y avait une énorme carte du monde à côté de mon pupitre et je passais mes cours de physique à rêver que j’allais un jour faire le tour du monde.

Justement, à cette époque de ta vie, comme tu as toujours été un beau garçon, étais-tu, pour rappeler un de tes rôles marquants, un don Juan?
Adolescent, j’étais charmant, mais surtout très romantique, comme je le disais un peu plus tôt. Dans ma maison d’enfance, située dans la péninsule acadienne, il y avait une pièce qui ne servait pas et, adolescent, je l’ai aménagée pour qu’elle devienne mon repaire. C’est là que j’invitais mes conquêtes. J’ai toujours prêché pour la qualité et non pour la quantité. C’est le désir de charmer que j’avais en commun avec don Juan.

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Quelle était ton arme secrète pour conquérir les filles?

Je faisais des playlists sur des cassettes en fonction de la fille que j’invitais. Je prévoyais que j’embrasserais ma petite amie à la quatrième chanson, alors je mettais une chanson de Richard Marx, que je répétais une deuxième fois de suite afin que la période du baiser soit plus longue. (rires) Je ne m’en suis jamais caché. Ma mère pouvait savoir si une fille avait dormi dans mon repaire, car en se levant le matin, elle vérifiait s’il y avait une paire de souliers de fille dans l’entrée.

Tu as ce désir d’accompagner tes enfants comme tes parents l’ont fait pour toi?
Je serai toujours là pour les accompagner, peu importe ce qu’ils désirent faire dans la vie. Mais je ferai tout pour les soutenir à être les meilleurs dans ce qu’ils choisiront de faire. Je suis très bien placé pour les inspirer, car je me dirigeais en sciences pures et, tout à coup, j’ai suivi l’appel de la musique. Si la passion est au cœur de notre métier, on donnera tout ce qu’on a pour réussir. Marie-Eve et moi vivons tous les deux de notre passion et nous ferons en sorte que nos enfants trouvent la leur.

Que veux-tu léguer à tes enfants?
Au-delà de toutes les qualités de cœur que je souhaite leur transmettre, je veux leur léguer une planète le plus en santé possible. Et je tente de m’impliquer au maximum pour cette cause. Que fais-tu concrètement? Je suis porte-parole de la Semaine québécoise de réduction des déchets et ambassadeur des produits ménagers écologiques Planette.

Comment cette association est-elle née?
Un jour, à la radio, je racontais que j’avais écrit une histoire pour ma fille. Je comparais les changements climatiques à un gros dragon qui souffle de l’air chaud et qui crache du feu. À la fin de ce conte, le papa promettait à sa fille de la protéger pour toujours du dragon, mais j’ai eu l’impression que, dans la vraie vie, je ne tenais pas vraiment cette promesse. Je me suis alors dit que lorsque ma fille aurait l’âge de comprendre si j’avais fait quelque chose pour la survie de sa planète, je voulais qu’elle soit fière de son papa. À la suite de ce passage radiophonique, j’ai reçu un appel de Myriam Tellier, propriétaire des produits ménagers Planette. Lorsqu’elle m’a parlé de son entreprise basée sur sa volonté comme mère de donner un avenir meilleur à ses enfants, je me suis reconnu en elle. À partir de ce moment-là, mon écoanxiété a disparu et a fait place à de l’écosensibilité.

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Es-tu fier de l’homme que tu es devenu?

C’est rare que je me pose cette question, mais je te dirais que j’aime bien ce côté qui me vient de mon père, celui de croire que les gens sont foncièrement bons et donc d’avoir confiance en la vie de façon générale. Quand je suis devenu papa, j’ai développé un côté très protecteur envers Léa, et ça m’a en quelque sorte libéré de ce souci que j’avais de toujours vouloir être gentil. Si quelqu’un vient troubler la tranquillité de mon enfant ou de ma famille, je peux maintenant m’affirmer et j’apprécie ce nouveau côté de moi.

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À la suite de ma rencontre avec Jean-François, la journée glaciale ne m’importe plus. La chaleur humaine présente dans le cœur de Jean-François est venue réchauffer le mien et peut-être aussi le vôtre, et ce, assurément jusqu’à l’arrivée du printemps, la saison prévue pour l’arrivée de sa deuxième fille tant attendue. 

Jamais trop tôt, en semaine dès 5 h 30, et Mitsou et Sébastien, du lundi au jeudi dès 16 h, à Rythme FM.
Le second album du groupe Salebarbes est en préparation. Pour en savoir plus, salebarbes.com.
Pour en savoir plus sur les produits ménagers Planette: planette.ca

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