Nouveaux visages | Sarah Laurendeau | 7 Jours
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Nouveaux visages | Sarah Laurendeau

«J’ai envie de jouer à l’écran»

Image principale de l'article Sarah Laurendeau
Photo : Annie Éthier

Figure connue au théâtre, Sarah Laurendeau apparaît de plus en plus souvent à la télé. L’interprète de Jessie dans Trop nous raconte son parcours depuis ses débuts dans le métier, il y a près de 10 ans.  

Dans Trop.

Photo : © Production

Dans Trop.

Sarah, à quel moment as-tu décidé de devenir actrice?

Après mes études secondaires, je suis allée passer un an en Nouvelle-Zélande. Pendant ce temps, certains de mes amis se sont inscrits au cégep de Trois-Rivières en arts, lettres et communication – théâtre et créations médias, et ils m’en parlaient avec enthousiasme. Au secondaire, je participais aux galas de l’école et j’étais tentée par la scène. J’ai donc décidé de m’inscrire dans ce programme, moi aussi, avant de passer mes auditions pour le Conservatoire. Je sentais que c’était là que je devais être; c’était naturel pour moi. Après avoir fini mes cours, j’ai obtenu mes premiers contrats. Je fais ce métier depuis près de 10 ans; je me sens à la bonne place, et ça me rend heureuse. 

Pour quelle raison es-tu allée en Nouvelle-Zélande? Cela faisait-il partie de ta formation?

Je voulais travailler mon anglais et j’ai pu le faire grâce au programme AFS. J’étais dans une famille d’accueil, et j’ai refait ma cinquième secondaire en anglais. Je suis très chanceuse, car cette expérience de vie m’est utile dans mon métier.

Ta formation au cégep était-elle une préparation pour les écoles de théâtre?

Oui, arts, lettres et communication – théâtre et créations médias est un programme de deux ans dans lequel on nous prépare aux auditions. C’est une grande chance, car ce n’est pas le cas dans toutes les écoles. Cette formation m’a permis d’être acceptée au Conservatoire dès mon premier essai.

Y a-t-il des gens dans ton entourage qui font ce métier?

Il y a des artistes dans ma famille, mais pas d’acteurs. Ma mère fait de l’aquarelle, mon frère est en design, et j’ai un oncle qui peint. Je n’ai pas baigné dans ce milieu comme certains. 

Quel a été ton premier rôle à la sortie de l’école?

C’était dans la pièce Pinocchio, avec le Théâtre La Roulotte. C’est une belle tribune pour les jeunes acteurs. Nous avons fait la tournée des parcs à Montréal. Il y avait dans la troupe deux finissants du Conservatoire, Simon Lacroix et moi, et trois de l’École nationale. Nous avons eu la chance de jouer tout l’été et de partir en tournée au Québec par la suite. Ça m’a mis en contact avec des acteurs. 

Le théâtre occupe-t-il une grande place dans ta carrière?

Oui. Depuis que je suis sortie de l’école, je participe à un, deux ou même trois spectacles par année. J’ai fait du théâtre classique, du théâtre de création et du théâtre d’été — la pièce Les voisins. Le théâtre m’a permis d’aller jouer en France. C’est un milieu où je me sens bien, mais j’ai aussi envie de jouer à l’écran. 

Quel a été ton premier rôle à la télévision?

Celui d’Évelyne dans la série 30 vies, à l’époque où Marina Orsini incarnait la professeure vedette. On a pu me voir dans quatre ou cinq épisodes; je jouais principalement avec Jean-Nicolas Verreault, qui incarnait l’oncle de mon personnage. Évelyne travaillait avec lui dans son resto et se cherchait un peu. Par la suite, j’ai participé à plusieurs séries Web et à la série En tout cas, où je campais la réalisatrice d’une émission sur les femmes entrepreneures. J’avais beaucoup de scènes avec le personnage d’Anne-Élisabeth Bossé. Nous avons eu de beaux affrontements! (rires) J’ai aussi eu la chance de rencontrer Guylaine Tremblay. 

Photo : Bertrand Calmeau

En ce moment, nous pouvons te voir dans la série Trop. Peux-tu me décrire Jessie, ton personnage?

C’est une fille très avenante, prête à aider tout le monde, particulièrement en cette période où elle vit des bouleversements. S’occuper des autres lui évite d’avoir à affronter ses grandes peines. Elle est drôle, divertissante, franche et très habile de ses mains. Par ailleurs, une histoire d’amour se dessine pour elle... Jessie a un beau chemin à parcourir.

Est-ce la première fois que tu joues la comédie?

Non, j’ai eu l’occasion d’en faire dans des séries Web, notamment Faux départs, qui est assez ludique. 

As-tu aimé jouer dans Trop?

C’était fantastique! J’ai travaillé Jessie comme je le fais pour mes personnages au théâtre: j’ai collé sur un mur le chemin qu’elle avait à parcourir. De plus, j’ai eu la chance de travailler avec deux réalisatrices sur ce plateau: Louise Archambault et Chloé Robichaud, qui ont des techniques de travail et un style différents. C’était enrichissant d’aller dans ces deux univers, j’ai adoré ça!

Quels sont tes projets?

Je joue dans la série Entre deux draps, aux côtés de Mathieu Pepper. Nous avons déjà travaillé ensemble et avons une belle complicité. Au théâtre, je devais jouer dans la première adaptation de L’avalée des avalés, de Réjean Ducharme, que nous jouerons plus tard sur scène et qu’on peut voir en captation Web. J’ai également participé à un court métrage intitulé Tendrement, réalisé par la comédienne Rose-Anne Déry, que j’ai connue dans Table rase. Tendrement est un beau film dont je suis fière. 

À quoi ton année 2020 a-t-elle ressemblé? Certains de tes projets ont-ils été annulés ou reportés?

Beaucoup ont été reportés. Au printemps, je devais jouer pour la première fois chez Duceppe et au TNM. Je suis aussi DJ à mes heures, et tous ces contrats ont été annulés. Enfin, je devais passer deux mois en France, un voyage qui a aussi été reporté. J’en ai profité pour travailler à des créations personnelles, donc ces moments creux ne m’ont pas fait peur. 

Quel rôle aimerais-tu qu’on te propose?

J’aime les comédies abordées dans la vérité, les défis sportifs et les rôles qui demandent de l’énergie. Je n’ai rien de précis en tête, mais c’est le genre de chose qui me plaît. 

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