La fin des faibles | La parole est à eux | 7 Jours
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La fin des faibles | La parole est à eux

Lundi 1er mars et mercredi 3 mars à 20 h, TQc (Début)

Pierre-Yves Lord et les juges, Souldia, Sarahmée et Koriass.
Photo : Félix Renaud

Pierre-Yves Lord et les juges, Souldia, Sarahmée et Koriass.

Pierre-Yves Lord anime La fin des faibles, la première compétition de rap francophone de la télévision québécoise. L’émission sera un hymne aux mots, à la diversité et à une jeunesse créative qu’on entend trop peu souvent. 

Pierre-Yves, quel est le concept de La fin des faibles?

C’est une adaptation télé francophone des compétitions End of the Weak, les Olympiques du rap. Nous sommes à la recherche du meilleur rappeur québécois, hommes et femmes confondus. Les auditions étaient ouvertes à tous les candidats de plus de 18 ans, et des centaines de personnes se sont présentées à Montréal, à Québec et à Gatineau.

Comment la compétition se déroulera-t-elle?

Chaque épisode présente un groupe de quatre rappeurs, dont un seul sera choisi par nos juges, Koriass, Sarahmée et Souldia, pour se rendre en finale, où un gagnant sera couronné. Il remportera une bourse, la possibilité de tourner un vidéoclip et un voyage qui lui permettra de participer à une compétition internationale de rap. Les participants seront jugés pour leur éloquence, leur pertinence, leur capacité d’improvisation et leurs interactions au moyen de diverses épreuves.

Lesquelles?

Dans l’épreuve du Texte libre, chaque participant nous offre une prestation de 60 secondes sur un rythme de son choix. Pour l’Improvisation avec objet, chacun doit construire une improvisation de 45 secondes à partir d’objets mystères qu’il pige dans une boîte. L’épreuve la plus intime et personnelle est sûrement A cappella, dans laquelle les candidats livrent tour à tour un texte poétique sans musique. Ils choisissent souvent des thèmes liés à leur vie. Finalement au cours du Cercle — ou Cypher —, un DJ lance un rythme et, à tour de rôle, les participants livrent une improvisation sur un thème décidé d’un commun accord. C’est une épreuve collaborative, à l’image du rap.

Quel sera le ton entre les participants?

Les gens ne doivent pas s’attendre à voir des rap battles, un type de compétition où on prend le micro pour intimider ou casser son adversaire. Dans La fin des faibles, les rappeurs travaillent ensemble pour donner le meilleur spectacle possible aux téléspectateurs.

Comment les juges de l’émission se distinguent-ils les uns des autres?

Ils viennent de trois horizons différents. Chacun d’eux a une base de fans incroyable; à eux trois, ils ratissent donc très large. Koriass est un amoureux des mots, un technicien du rap qui en connaît l’histoire. Il a intellectualisé et analysé son art; c’est une vraie encyclopédie de ce style musical. Sarahmée représente la nouvelle vague engagée. C’est une fonceuse qui incarne la fraîcheur et la prise de contrôle du rap par les femmes. Quant à Souldia, il livre des émotions brutes et pures. C’est un passionné du rap, au parcours plus rugueux que les autres. Il est vraiment attachant.

On annonce une compétition francophone. Y aura-t-il des exceptions?

La fin des faibles fait sa place à Télé-Québec dans le cadre du mois de la francophonie. On doit donc y célébrer la langue française. Nous sommes conscients que le rap a de fortes influences américaines, mais les participants doivent savoir que nos juges sont très soucieux du respect du français. Si les concurrents utilisent des anglicismes, ça peut se revirer contre eux. Le jeu en vaut-il la chandelle?

Quelle a été votre réaction lorsqu’on vous a offert d’animer La fin des faibles?

Je n’ai pas hésité une seconde avant d’accepter! J’aime le rap, il fait partie de ma vie. Selon moi, les rappeurs sont pleins de vérité, et leur poésie est aussi légitime que toute autre forme plus classique. Je pense qu’il est essentiel d’entendre cette parole à la télévision québécoise. On n’arrête pas de dire qu’on a besoin de diversité et on fait des panels pour en discuter, mais dans La fin des faibles, on va au-delà des quotas forcés en présentant une diversité organique. On va faire briller un Québec qu’on entend et qu’on voit peu. 

LES CANDIDATS

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