Renée Martel, cette auteure méconnue | 7 Jours
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Renée Martel, cette auteure méconnue

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Photo : Julien Faugere

Cinquante-trois. Un chiffre pas très sexy, soit. Mais il devient drôlement impressionnant lorsqu'il réfère au nombre de textes et de chansons que Renée Martel a écrits dans sa carrière. L'équivalent de plus ou moins cinq albums. Auteure, la cowgirl dorée? Aujourd'hui, nous abordons avec elle cette facette méconnue de son talent.

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En 1967, la belle Renée explosait sur les palmarès avec Liverpool. L’année suivante, elle prenait la plume pour écrire les paroles de deux autres méga hits: Je vais à Londres et Johnny Angel. Il y en a eu des dizaines d’autres depuis, et même des chansons originales telle Donne-moi un jour, dont son amoureux de l’époque, Jean-Guy Chapados, signait la musique. 

Pourquoi, Renée? Pourquoi avoir toujours tu cet aspect de votre carrière? «Je n’en parlais pas parce que... Sais-tu? Je ne sais pas pourquoi je ne le faisais pas. Je n’en sentais pas vraiment le besoin. Quand j’ai commencé à écrire des chansons originales, ça s’est su un peu plus. Avant, il fallait que les gens achètent le disque pour lire mon nom dans les crédits.»

PAPA AVAIT RAISON

Dès 1967, en sa qualité de parolière patentée, Renée assistait au Gala de la Socan, cet organisme qui gère les droits d’auteur. Annuellement, elle s’y rendait et, en 2018, on lui attribuait le Prix Excellence. «On dirait que c’est à ce moment que les gens ont commencé à réaliser que j’écrivais des chansons.» C’est son père, Marcel, qui l’avait incitée à écrire ses propres textes. Même s’il avait un côté strict, Monsieur Martel était, peut-être sans le savoir, en avance sur son époque.

Combien de femmes, outre sa fille, Renée, écrivaient leurs propres chansons? «Il m’a montré comment écrire. Il me disait: “Pourquoi tu n’écris pas tes chansons?” Il m’expliquait qu’en les écrivant moi-même, j’aurais plus d’émotion en les chantant parce qu’elles m’appartiendraient.» Papa avait raison. «L’écriture a été une thérapie. J’ai beaucoup écrit sur les émotions que je vivais: mes peines d’amour, mes deuils, mes joies...»

Puis, soudainement, Renée a cessé d’écrire. «Avec tout ce qui m’arrivait dans ma vie, je n’étais pas inspirée. Je ne voulais pas forcer les choses. Un jour, je vais m’asseoir, et l’inspiration va revenir.» Aujourd’hui, les choses vont mieux. Drôlement mieux, même, malgré la pandémie. «C’est sûr que j’aimerais voir mes enfants et mes petits-enfants, mais ma santé est bonne et je suis en rémission de mon cancer. C’est drôle à dire, mais la pandémie m’aide à rester chez moi pour me rétablir. J’y vais au jour le jour et, tranquillement pas vite, je refais mes forces.» Mais il n’est pas question de reprendre la plume pour le moment. Une chose à la fois.

TRIÉS SUR LE VOLET

C’est pour souligner ses qualités de parolière que la série L’histoire de mes chansons amorcera sa deuxième saison avec un épisode sur Renée. «C’est le fun d’être reconnue comme auteure. C’est sûr que je n’ai pas écrit de grandes chansons comme Félix Leclerc et Michel Rivard. J’ai écrit des chansons de mon époque. Par contre, je suis pas mal fière de certaines d’entre elles!»

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Au cours des 90 minutes de ce spectacle-entretien animé par Monique Giroux, l’invitée d’honneur révélera certains secrets qui se cachent derrière les chansons qu’elle a choisies. Parmi elles, Je vais à Londres, Un amour qui ne veut pas mourir, Si on pouvait recommencer, Mon roman d’amour, Donne-moi un jour, Mon père et... Honey, Honey!

Honey, Honey? Vraiment? Elle est donc derrière ce succès qu’avait enregistré Pierre Lalonde en 1973? «Pierre m’avait demandé de lui écrire une chanson. C’est la seule fois que j’ai écrit pour quelqu’un d’autre. Je n’aimais pas vraiment ça. Ça me rendait nerveuse.»

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Renée a elle-même trié sur le volet les artistes qui interprètent les titres durant la retransmission Web. Laurence Jalbert, Annie Blanchard, Isabelle Boulay, Paul Daraîche, Luce Dufault, Antoine Gratton et Elliot Maginot: tous ont accouru pour lui rendre hommage. On pourrait presque dire qu’elle a chanté durant chacune de ses 73 années de vie, la Renée.

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Et elle n’a pas poussé sa dernière note puisqu’un album enregistré avec son vieil ami Paul Daraîche est en boîte. En ces temps pandémiques, ne reste qu’à déterminer la date de sortie. Pendant tout ce temps, a-t-elle déjà songé à déposer des paroles sur sa propre musique? Elle s’esclaffe: «J’ai déjà essayé d’écrire de la musique, mais je ne l’ai vraiment pas! Ça m’a toujours fâchée parce que mon rêve aurait été d’écrire une chanson, paroles et musique.» À travers un dernier rire: «J’ai essayé une fois, et... on m’a dit de laisser faire!»

L’histoire de mes chansons sera disponible en webdiffusion dès le 11 mars à 20h, jusqu’au 31 mars. Pour réserver sa place: lepointdevente.com.

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