Frédéric Pierre se confie sur son année exceptionnelle en tant que comédien | 7 Jours
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Frédéric Pierre se confie sur son année exceptionnelle en tant que comédien

Image principale de l'article Une année exceptionnelle en tant que comédien
Photo : Bruno Petrozza / TVA Pu

Frédéric Pierre célèbre cette année 30 ans de métier en tant que comédien et poursuit cette carrière florissante avec un premier rôle dans Alertes, la suite de la série Alerte Amber, qui vient de débarquer à TVA. Entrevue avec le comédien qui nous parle de ses projets, de ses enfants et de sa magnifique maison à la campagne.

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Frédéric, que peux-tu nous dire sur Alertes?
On a repris là où ça s’est terminé avec Alerte Amber, alors que Renaud retrouve sa sœur assassinée dans son sous-sol. On ne peut qu’imaginer dans quel état il sera au début de la série, tandis qu’il tente de réintégrer le travail. C’est une bonne idée de faire un spin-off autour de l’escouade d’Alerte Amber. Malgré le grand succès de la série, ç’aurait été répétitif de traiter encore de disparitions d’enfants. Suivre l’escouade de façon plus générale dans son travail permet donc d’exploiter de nouveaux angles. L’équipe travaille sur des cold cases, des vieux cas non résolus, et ses membres sont affectés à d’autres enquêtes. C’est bien intéressant à suivre. En plus, ces 24 épisodes d’une heure permettent d’entrer un peu plus dans la vie personnelle des personnages.

Qui sont les personnages qui reviennent?
Tous ceux de l’escouade. Il va aussi y avoir de nouveaux personnages, dont celui de Danny Gilmore, qui joue le rôle de Pelletier, un gars qui est aux crimes contre la personne. Catherine Bérubé va jouer une criminologue et psychologue. Le personnage de Bonenfant, joué par Guy Jodoin, est aussi de retour. 

Photo : Laurent Guérin / TVA

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Et toi, comment vas-tu en ce moment?
Ça va bien, mais c’est tellement étrange, parce qu’au final, la covid m’a donné plus de travail. J’ai d’ailleurs collaboré au plus gros show de l’année, le Bye Bye 2020, et j’ai un lead masculin dans une grande série. Que demander de plus?

Recevoir un appel te demandant de faire partie de l’équipe du Bye Bye, qu’est-ce que ça représentait pour toi?
On ne m’a pas vu à l’écran, et c’est pourquoi j’ai aimé mon rôle. J’ai collaboré à la création des sketchs et j’ai pu monter une équipe d’auteurs et d’humoristes noirs. On a proposé plein de sketchs sur l’actualité noire. J’avais déjà collaboré à l’émission en tant qu’acteur, mais me retrouver derrière la caméra, c’est un beau défi. Je trouve que c’est d’une grande délicatesse de la part de l’équipe du Bye Bye d’engager une équipe d’artistes noirs pour leur confier le mandat de différents sketchs. J’ai aussi demandé à en assumer la réalisation. Ç’a donc été un beau défi pour moi.

Avec l’année que nous avons eue, réaliser et écrire pour le Bye Bye en 2020 n’a pas dû être une chose facile.
Tout est plus difficile, ne serait-ce que pour le réalisateur, qui doit respecter les directives de distanciation physique et les contraintes durant les tournages. Mais comme on tournait Alertes depuis la fin de l’été, j’avais déjà compris les mesures covid. On était prêts. Quant aux sujets à traiter, nous étions aussi conscients que nous marchions sur des œufs; il fallait donc faire attention.

Comment as-tu accueilli l’idée que le Bye Bye engage une équipe de réalisation plus diversifiée pour sa dernière édition?
Je trouve que c’est un bon call de sa part, et le producteur, Guillaume L’Espérance, me l’a bien indiqué au départ. Ils voulaient faire plus que simplement consulter les gens de la communauté noire. Ils voulaient aussi voir ce qu’on avait à dire et comment on pouvait le transposer dans le Bye Bye. Ç’a été une super expérience au cours de laquelle je me suis découvert des habiletés à coordonner une équipe. Ça m’a même donné confiance en moi pour l’écriture. Premiers pas en réalisation au Bye Bye; le défi est tout de même de taille... Ce sont mes premiers pas professionnels dans ce domaine, mais je m’y connais quand même un peu. J’ai étudié en cinéma et je m’enlignais pour étudier à Concordia dans le programme spécialisé. Je voulais devenir réalisateur et, finalement, la vie m’a plutôt mis devant la caméra et m’a presque forcé à y être. Mais j’ai quand même un background, je comprends bien les règles de la réalisation. Ce fut un gros mandat, mais après tout, on a justement choisi ce métier-là pour prendre des risques. Sur une note plus personnelle, tu viens de terminer la construction de ta maison dans les Laurentides. Oui, j’ai commencé ce projet en 2018 et il me reste quelques petites choses à faire. Mais je suis rendu à l’étape où je l’habite plus que je la construis, et ça fait du bien. J’ai fait construire ce que je ne pouvais pas faire moi-même et je me suis occupé de la finition intérieure. J’ai acheté ma première maison à 19 ans et je rénove depuis toujours, alors j’avais envie de construire ma maison de mes propres mains. Je suis très fier du résultat.

Pourquoi as-tu décidé de quitter la ville pour la campagne?
Quand ma fille avait deux ans, on capotait un peu de la voir jouer dans une ruelle pleine de nids de poule que les voitures utilisaient comme raccourci pour se rendre sur le boulevard tout près. On a donc décidé de quitter la ville à ce moment-là. Sophie, la mère de mes enfants, a grandi à la campagne et moi aussi, donc l’appel était là. Nous avons suivi cette envie, ce besoin d’espace pour élever nos enfants.

Photo : Bruno Petrozza


Parlant d’enfants, ceux-ci semblent suivre les traces de leurs parents...
Ma fille, Charlie, tourne autant que moi en ce moment (NDRL: Elle joue actuellement Marie-Lune, la fille de Daphné, dans la série Contre-offre), et ça me rend fier. Mon fils fait lui aussi partie d’une agence de casting, mais ça ne l’intéresse pas tant que ça. C’est surtout ma fille qui a voulu devenir comédienne. Je trouve ça cool qu’elle puisse le faire et elle est chanceuse d’avoir deux parents qui font ce métier et qui peuvent l’encadrer. Ce n’est pas simple pour des parents qui ne connaissent pas le milieu de gérer tout ça. Nous l’aidons afin qu’elle puisse avoir une structure dans son travail. Pour moi, tant qu’elle aime ça, je suis heureux.

Et toi, ça fait 30 ans que tu fais ce métier. C’est fou!
Je me trouve privilégié et chanceux d’avoir cette carrière. J’ai toujours pu vivre de ce métier et j’en vis encore, mais je prends tout ça avec humilité. J’ai eu la chance de toucher à un peu de tout. J’ai eu toutes sortes de rôles qui m’ont permis de repousser mes limites. Aussi, quand j’ai commencé dans des séries telles que Zap, il y avait un engouement pour la jeunesse et pour une certaine diversité. Dans cette série, il y avait d’ailleurs deux personnages noirs. Mon début de carrière a été nourri par cet engouement-là, et je n’ai plus cessé de travailler par la suite. Je suis arrivé au bon moment dans les bons projets.

Comment en es-tu arrivé à devenir comédien?
J’avais demandé à ma mère de faire de l’art dramatique. Elle m’a inscrit dans une école de comédies musicales à SainteThérèse. Je devais avoir 12 ans, et la prof avait décelé quelque chose en moi. De fil en aiguille, je me suis retrouvé inscrit dans une agence et la semaine suivante, j’étais sur un plateau de tournage. Mais dernièrement, en soupant avec ma mère, elle m’a rappelé à quel point je lui disais souvent que je préférais finalement être derrière la caméra et que je voulais devenir réalisateur. Me voilà à explorer ça, 30 ans plus tard.

De quoi es-tu le plus fier?
D’avoir duré, et je suis aussi très fier d’avoir joué dans la série Cover Girl. Jouer le rôle de Lana, une drag queen, ç’a été un magnifique défi d’acteur et après ça, je me suis retrouvé champion du monde de boxe dans la série Le 7e round. Je passais d’un pôle à l’autre. Ça me rend fier d’avoir pu défendre dans une même période des personnages aussi différents. Je suis aussi très fier de mon rôle de Renaud dans Alertes, qui est un beau personnage de lead masculin dans une si grosse série. Tout ça, c’est un gros accomplissement pour moi.

Alertes, lundi 21 h, à TVA.

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