TV Hebdo revisite les événements marquants de 1977 | 7 Jours
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TV Hebdo revisite les événements marquants de 1977

Une année faste pour le sport d’ici

Le sport connaît des années glorieuses à Montréal. Les Canadiens remportent la deuxième de quatre coupes Stanley consécutives, au grand plaisir de leurs fans. Ceux-ci suivent religieusement la description des matchs à La soirée du hockey, une grande messe animée avec style par le distingué René Lecavalier. 

Lionel Duval, René Lecavalier, Richard Garneau et Gilles Tremblay, La soirée du hockey.

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Lionel Duval, René Lecavalier, Richard Garneau et Gilles Tremblay, La soirée du hockey.

À LA UNE

Le sacre du Démon blond

Guy Lafleur

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Guy Lafleur

Au printemps, les Canadiens gagnent la coupe Stanley de façon expéditive, quatre parties à zéro. Cerise sur le gâteau, cette victoire est le résultat de la domination presque complète des hommes de Scotty Bowman sur leurs éternels rivaux, les Bruins de Boston. Ces derniers sont limités à six maigres buts en finale, car le mythique Ken Dryden est au sommet de sa forme devant le filet du tricolore.

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Outre son cerbère de 29 ans, la Sainte-Flanelle compte dans ses rangs de nombreux futurs membres du Temple de la renommée: Jacques Lemaire, Yvan Cournoyer, Guy Lapointe, Serge Savard, Larry Robinson, Steve Shutt... et un certain Guy Lafleur. Celui qu’on surnomme le Démon blond connaît d’ailleurs le printemps le plus productif de sa carrière. En 14 parties, le franc-tireur marque à 9 reprises et ajoute 17 passes à son pointage. Dans ce contexte, il est tout naturel de lui remettre le trophée Conn Smythe, attribué au meilleur joueur des séries éliminatoires. Au terme de la saison, le numéro 10 reçoit aussi les trophées Hart et Art Ross pour ses prouesses, ainsi que le trophée Lester B. Pearson, dont le gagnant est choisi par les joueurs de la ligue.

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Les Canadiens ne sont pas la seule équipe de la métropole au sommet de leur sport. Le 27 novembre, les hommes des Alouettes, dirigés par Marv Levy, écrasent pour leur part les Eskimos d’Edmonton devant plus de 68 000 spectateurs réunis au Stade olympique. La partie est disputée au lendemain d’une tempête, dans des conditions difficiles qui lui vaudront le surnom de Ice Bowl.

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Les Expos attirent aussi l’attention. L’équipe dirigée par Dick Williams joue sa première saison au Stade olympique. Le 15 avril, 57 592 amateurs assistent au match inaugural. Quelques jours plus tard, le 20 avril, Gary Carter frappe trois coups de circuit au cours de la même rencontre.

Gary Carter

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Gary Carter

Outre celui qu’on surnomme le Kid, les Expos comptent dans leur alignement Steve Rogers, Andre Dawson, Ellis Valentine, Warren Cromartie et Larry Parrish. De plus, ils repêchent Bill Gullickson, Scott Sanderson et Tim Raines. Nos Z’Amours terminent au cinquième rang de leur division, à 26 parties de la tête, mais l’avenir est plutôt prometteur. 

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La série de l’heure 

La petite maison dans la prairie

Avec Michael Landon et Melissa Gilbert.

Photo d'archives

Avec Michael Landon et Melissa Gilbert.

Les studios Paramount développeraient actuellement une nouvelle mouture de cette série d’époque, une des plus populaires de tous les temps. Considérant l’incroyable succès qu’a remporté l’émission dans les années 1970, on peut même s’étonner que le projet n’ait pas vu le jour plus tôt.

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Tirée des récits autobiographiques de Laura Ingalls Wilder (incarnée à l’écran par Melissa Gilbert), cette chronique relate les petits et grands événements du quotidien des Ingalls, une famille qui vit de son dur labeur dans une ferme située dans une petite communauté du Minnesota, au XIXe siècle. Michael Landon, l’interprète du père, Charles Ingalls, se confie à TV Hebdo le temps d’une entrevue exclusive. 

À la mémoire de grands disparus

Rita Lafontaine

Photo d'archives

Rita Lafontaine

En parcourant l’histoire de TV Hebdo, il est impossible de ne pas éprouver un certain émoi à l’évocation du souvenir de comédiens qui ont fait partie de nos vies par l’entremise de la télé. En revisitant l’année 1977, on se remémore l’affable et incroyablement talentueuse Rita Lafontaine, qui incarne alors Martine Gagnon dans Grand-papa et qui sera, durant sa prolifique carrière, la muse du dramaturge Michel Tremblay.

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On se souvient aussi de Jean-Louis Millette, un acteur polyvalent qui pouvait apporter une gravité peu commune aux personnages des séries de Victor-Lévy Beaulieu (incluant Les as, en 1977), tout comme il pouvait camper avec un délicieux excès le croque-mort comique de Symphorien.

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Quant à Roger Lebel, il se prête également au jeu de la comédie légère à l’époque: il prête ses traits à Jean-Jacques Lemay, le patron de Du tac au tac. Dix ans plus tard, il jouera de façon poignante le rôle d’un homme en déclin dans le film Un zoo la nuit.

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Par ailleurs, on ne peut oublier Monique Mercure, qui nous a quittés il y a quelques mois. En 1977, l’actrice fait notre fierté lorsqu’elle remporte le prix d’interprétation féminine à Cannes pour son rôle dans le film J.A. Martin photographe. Avec de tels acteurs, on peut dire que le jeu, à la fin des années 1970, n’a rien d’un art mineur.  

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Flash actualité

Cortège funéraire à Graceland

Photo : Getty Images

En 1977, le film La guerre des étoiles débarque sur nos écrans, et Robert Gravel et Yvon Leduc créent la Ligue nationale d’improvisation. La NASA envoie dans l’espace deux sondes porteuses d’un message de paix, Voyager 1 et 2, et le 27 mars, dans les îles Canaries, le désastre de Tenerife devient, avec ses 583 morts, la pire catastrophe de l’histoire de l’aviation.

Malgré tous ces évé-ne-ments, ceux qui ont vécu cette période se souviennent d’abord de la mort d’Elvis Presley, qui prend le monde entier par surprise le 16 août 1977. Dans la foulée de l’annonce, des milliers de personnes convergent vers Memphis afin de rendre un dernier hommage au King. Plus de 80 000 fans suivent le cortège lors des funérailles, dans les jours qui suivent le décès de l’icône à Memphis. 

L’homme n’est plus, mais la légende se poursuit. 

Tapis rouges et galas

Soirée canadienne à l’Olympia de Paris

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Au cours de cette soirée, il n’y a ni discours ni remise de trophées. Le temps d’un enregistrement endiablé, le 20 juin, l’animateur Louis Bilodeau et l’équipe de Soirée canadienne transportent notre folklore sur la scène de l’Olympia de Paris. Au cours de cette émission spéciale, musiciens et danseurs font swinger la bacaisse sur la scène qui a accueilli les Piaf, Bécaud et compagnie. Le violoniste Ti-Blanc Richard en profite pour épater la galerie en s’offrant un moment spontané sur scène avec un Joe Dassin amusé, qui devient son aide de fortune le temps d’un reel. Un morceau d’anthologie que les curieux et les nostalgiques peuvent voir ou revoir sur YouTube. 

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Ça fait jaser 

Une histoire de requin

Henry Winkler, Happy Days.

Photo : Getty Images

Henry Winkler, Happy Days.

Après le méga succès du film Les dents de la mer, sorti en 1975, un autre requin fait jaser, mais pas forcément pour de bonnes raisons. Dans l’épisode Hollywood de la comédie Happy Days, le personnage le plus populaire de la série, Fonzie (Henry Winkler), fait du ski nautique et parvient à effectuer un saut tandis qu’un requin rôde et menace de le croquer sur son passage. La scène est d’un ridicule si poussé qu’elle est à l’origine d’une célèbre expression du jargon télé. Encore aujourd’hui, jump the shark (littéralement «sauter par-dessus le requin») désigne le moment précis où une série a franchi le point de non-retour, généralement après être demeurée un peu trop longtemps à l’antenne. Si vous aimez la télé, certains exemples vous viennent certainement en tête. 

Donny & Marie

La rançon du succès

Marie et Donny Osmond.

Photo : Getty Images

Marie et Donny Osmond.

Alors que le Québec s’entiche de René et Nathalie Simard, les Américains ont leur propre tandem frère-sœur, qui remporte un énorme succès. À 18 ans et 16 ans respectivement, Donny et Marie Osmond deviennent les plus jeunes animateurs d’une émission de variétés de l’histoire de la télé au pays de l’Oncle Sam. Les produits dérivés deviennent une véritable machine à imprimer des billets verts durant cette période où des millions de jeunes suivent les deux vedettes proprettes à la télé et dans les magazines.

Cependant, derrière le côté bonbon et la magie des paillettes, l’industrie du showbiz est une machine à croquer les jeunes talents. C’est ce que découvriront bientôt les Osmond. À la suite du mariage de Donny, en 1978, des hordes de jeunes femmes qui se sentent trahies brûlent les disques de leur idole et les accessoires à son effigie. Le ressac est si important que les producteurs décident de mettre fin à l’émission Donny & Marie en 1979. À 21 ans, le jeune homme, qui a à peine l’âge légal pour acheter une bière, est déjà considéré comme un has-been. C’est la fin de la «Osmondmanie».  

Télé-zapette 

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  • À la 49e soirée des Academy Awards, Rocky remporte le titre de meilleur film. De leur côté, Faye Dunaway et Peter Finch se voient remettre les Oscars d’interprétation pour leurs rôles respectifs dans Network.

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  • Bien avant que la minisérie Le jeu de la dame fasse un tabac sur Netflix, la série jeunesse Alexandre et le roi, avec le tandem père-fils formé de Luc et Antoine Durand, met les échecs à l’honneur à l’écran.

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  • Avant sa dissolution, le groupe Beau Dommage lance deux albums — Un autre jour arrive en ville et Passagers — et fait la une de TV Hebdo.

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  • Après le succès de la série L’homme de six millions, une nouvelle héroïne occupe l’antenne. Notre journaliste Noemia Young s’entretient avec Lindsay Wagner, qui joue le rôle principal de La femme bionique.
  • Si la moustache ne va pas à tous les hommes, certains savent l’arborer avec panache. C’est le cas de Jacques Houde, le grand argentier du jeu Le travail à la chaîne, animé par Serge Laprade.

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  • La télé de Radio-Canada fête son 25e anniversaire.
  • Quelques séries américaines qui connaîtront du succès au Québec font leurs débuts à l’antenne. C’est le cas de CHiPs, de Vivre à trois et de Huit, ça suffit!.
  • Des vedettes nées en 1977: Kerry Washington (31 janvier), James Van Der Beek (8 mars), Jessica Chastain (24 mars), Sarah Michelle Gellar (14 avril), Liv Tyler (1er juillet), Milo Ventimiglia (8 juillet) et Maggie Gyllenhaal (16 novembre).

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