Une finale beaucoup plus lugubre était initialement prévue pour Les pays d'en haut | 7 Jours
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Une finale beaucoup plus lugubre était initialement prévue pour Les pays d'en haut

Les pays d’en haut s’est clos sur une note heureuse grâce à la pandémie

Image principale de l'article Une finale plus lugubre initialement prévue

Les pays d’en haut a connu un dénouement heureux. Mais ce n’était pas ce qui était prévu au départ. L’auteur Gilles Desjardins avait écrit une finale « beaucoup plus sombre », qu’il a jetée aux poubelles quand une certaine pandémie a frappé le Québec.

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Lundi soir, un million de téléspectateurs ont assisté au sauvetage in extremis de Séraphin (Vincent Leclerc), Donalda (Sarah-Jeanne Labrosse) et leur bébé naissant. Les habitants de Sainte-Adèle, menés par Alexis (Maxime Le Flaguais), se sont serré les coudes pour combattre le grand incendie de forêt qui promettait d’anéantir la petite famille.

Après six saisons de déchirements, le western radio-canadien s’est terminé dans l’allégresse générale.

Les fidèles du drame d’époque ont chaleureusement accueilli cette conclusion. Sur Facebook, les bravos abondent.

À cause du coronavirus

La série devait toutefois se terminer d’une manière opposée, révèle Gilles Desjardins au Journal. La COVID-19 l’a poussé à revoir ses plans. « J’avais une fin qui était beaucoup plus sombre. Je l’ai changée complètement. Considérant tout ce qu’on vivait, je n’avais plus envie d’aller dans cette direction. J’ai voulu montrer quelque chose de plus positif. »

Gilles Desjardins refuse de détailler son scénario original. Mais après avoir regardé cet ultime épisode, on peut facilement s’imaginer des options plus lugubres. Est-ce que Donalda perdait son enfant ? Est-ce qu’elle périssait au milieu des flammes avec Séraphin ? Mystère.

Quoi qu’il en soit, l’auteur est heureux d’avoir changé d’idée. « Je suis très, très content d’avoir pris cette décision. Je n’aurais pas voulu miner le moral du public. Je suis content d’avoir transmis un message d’entraide. Parce que, pour passer au travers d’une grande épreuve, on doit être solidaire. Et c’est ce qu’il faut être au Québec présentement. »

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La transformation de Séraphin

Pour Gilles Desjardins, cette conclusion est également « très cohérente avec l’ambition première des Pays d’en haut ».

« Un des défis, c’était d’en faire une aventure psychologique pour Séraphin. Ça a été un long, long, long cheminement, mais on voit qu’il s’est très transformé. »

Avare d’une cruauté inouïe en début de série, le mythique personnage s’est métamorphosé en sous-ministre respecté.

Desjardins salue par ailleurs la performance de Vincent Leclerc. Gagnant du prix Gémeaux du meilleur premier rôle masculin en 2016 (et finaliste au cours des quatre années suivantes), le comédien a fortement inspiré l’auteur.

« Quand j’ai découvert son extraordinaire virtuosité comme acteur, j’ai écrit des choses que je n’aurais osé imaginer. »

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Explication de Radio-Canada

Selon les données confirmées de Numéris, qui comprennent les enregistrements, la 6e saison des Pays d’en haut a rallié une moyenne de 1 250 000 téléspectateurs, en hausse de 200 000 par rapport à 2020. Parmi eux, plusieurs se demandent pourquoi la série tire sa révérence.

Dans un courriel transmis au Journal, Radio-­Canada parle d’une « fin naturelle », après un parcours couronné d’un succès « critique et populaire ».

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