Sam-Éloi Girard s’ouvre sur son cheminement pour surmonter la dyslexie | 7 Jours
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Sam-Éloi Girard s’ouvre sur son cheminement pour surmonter la dyslexie

Image principale de l'article Son cheminement pour surmonter la dyslexie

À 18 ans, Sam-Éloi Girard peut s’enorgueillir d’avoir à son actif une respectable série de rôles, lui qui fait carrière depuis plus de 10 ans. Il a entre autres campé l’adorable Clovis dans Conseils de famille et Clovis. Fils du chanteur Michaël Girard et frère cadet de Tom-Éliot, qui a participé à la dernière saison de La Voix, il a su surmonter une forme de dyslexie qui a compliqué son cheminement scolaire.

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Photo : Yan_Turcotte / TVA

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Sam-Éloi, quand avez-vous appris que vous étiez dyslexique?
Au début de mon primaire. En deuxième année, j’étais un petit gars tout mélangé à l’école. J’ai passé une première série de tests. Une dame apparemment spécialisée en difficultés d’apprentissage que mes parents avaient consultée avait dit à ma mère: «Votre enfant ne sera jamais capable ni de lire ni de rien faire dans la vie. Il faut absolument le médicamenter.» En sortant de cette première rencontre, je me souviens d’avoir dit à mes parents: «Je ne suis vraiment pas bon, dans le fond.» Plus tard, ils m’ont emmené consulter un autre spécialiste, qui a simplement diagnostiqué la dyslexie.

Il en existe différentes formes; quelle est la vôtre?

La dyslexie-dysorthographie. Quand j’étais petit, je mélangeais les syllabes, les lettres. Par exemple, je confondais «ait» avec «è». Dans la maison, mon père affichait des feuilles sur lesquelles étaient écrits des mots, syllabes ou lettres. Le samedi, il me disait d’aller trouver telle ou telle syllabe. Il me demandait d’aller chercher un «u», et je pouvais lui apporter un «o».

Et aujourd’hui, avez-vous réussi à surmonter cette difficulté?

J’ai terminé ma cinquième secondaire avec une moyenne d’environ 90 %. Mes parents ont toujours été là pour moi. Je ne leur dis pas assez souvent merci. Mes études ne sont pas terminées. Différentes avenues m’intéressent; je prends la présente année pour jauger celles qui s’offrent à moi. Je suis capable d’apprendre «des briques» de texte, de faire du doublage et de la lecture rapide. Tout un cheminement dont je suis vraiment fier et qui a pris du temps. Mon travail d’acteur m’a beaucoup aidé. 

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De quelle façon?
Ça m’a aidé parce que ça implique beaucoup de lecture. Au début, cette activité ne me disait rien: elle ne m’intéressait pas du tout. Quand j’ai amorcé ma carrière, c’est ma mère qui me lisait mes textes; moi, je les mémorisais en l’écoutant.

Le fait-elle encore aujourd’hui?
Non. (rires) Elle m’a fait comprendre que si je voulais rester comédien, il fallait que je puisse les apprendre seul. J’ai redoublé d’efforts. Lorsque j’ai commencé à apprendre mes textes sans aide, le processus était tellement long! J’avais un des rôles principaux dans la série Les Argonautes, mais lire un seul texte pouvait me demander trois heures.

Quelles solutions avez-vous mises en place?
Je lisais les textes une première fois au complet, puis je les classais en séparant mes scènes de celles des autres. J’ai eu la chance de travailler avec une orthopédagogue pendant tout mon primaire.

Maintenant, le faites-vous comme n’importe quel autre comédien?

Oui. D’ailleurs, je fais passablement de doublage. Je lis un texte une seule fois, rapidement, et je suis prêt à enregistrer tout de suite après. Je suis né avec cette particularité. Veux, veux pas, je vais toujours vivre avec un petit fond de dyslexie. Par contre, on peut camoufler ça et faire en sorte que ça paraisse de moins en moins.

Vous avez eu 18 ans le 6 novembre. Aviez-vous hâte de devenir officiellement un adulte?

Très hâte! Ça veut dire que les conneries, c’est fini. (rires) Dans les faits, ça ne change pas grand-chose; je ne suis pas habité d’un renouveau depuis le 6 novembre!

Est-ce que l’idée de déménager dans un appartement à vous a fait partie de votre réflexion?
Beaucoup. Je suis justement en train d’en chercher un. 

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En avez-vous discuté avec vos parents?

Oui, et ils m’aident dans mes démarches. Par contre, il m’a fallu du temps pour les convaincre. Au départ, ils n’étaient pas chauds à l’idée que leur petit Sam quitte la maison, mais ils l’ont accepté et ont décidé d’embarquer avec moi, encore une fois, dans cet autre projet. J’aurai probablement un coloc, un de mes grands amis. Je pense même à acheter une propriété plutôt que de louer un logement.

Vivez-vous présentement une relation amoureuse?
Pas du tout. J’essaie de me convaincre que je suis trop occupé. Mais, un peu comme tout le monde, je pense que si je rencontrais quelqu’un qui me fait capoter, je trouverais le temps de vivre une relation amoureuse. Cela dit, rien ne presse.

On peut voir Sam-Éloi Girard dans L’Échappée, les lundis à 20 h, À TVA. Aussi dans La vie compliquée de Léa Olivier, présentement disponible à Club illico.


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