Fayolle Jean Jr: son père lui a transmis l’amour des arts | 7 Jours
/magazines/7jours

Fayolle Jean Jr: son père lui a transmis l’amour des arts

Image principale de l'article Son père lui a transmis l’amour des arts
Photo : Sebastien Sauvage / TV

Grand homme de 6 pi 5 po fort charismatique, Fayolle Jean Jr peut autant se glisser dans la peau d’un policier que dans celle d’un père de famille débordé ou d’un colocataire un peu envahissant. Peu importe le rôle, sa passion pour le jeu est toujours au rendez-vous!

• À lire aussi: Entre deux draps | À deux, c’est mieux!

Fayolle, plusieurs se souviennent de toi comme d’Alex Beauchesne, gardien de but dans Lance et compte!
J’ai tellement aimé incarner ce joueur de hockey sympathique, talentueux et un tantinet imbu de lui-même, persuadé d’être le number one au monde! En plus des trois saisons et du film auxquels j’ai participé, j’ai effectué des tournées à travers le Québec avec les autres comédiens pour prendre part à des matchs promotionnels. J’étais responsable du volet animation de la foule, parce que je ne suis pas très habile sur patins!

Photo : inconnu / TVA



C’est vrai?
Eh oui! Les membres de la production devaient m’accompagner jusqu’à mon but pour être certains que je ne trébuche pas. (rires) 

• À lire aussi: Découvrez tous les collaborateurs de Patrick Huard pour son nouveau talk-show

Depuis deux ans, tu effectues un retour en force au petit écran en participant à plusieurs projets variés. Comment expliques-tu cet engouement?
Je crois que c’est une combinaison de plusieurs facteurs. Depuis quelques années, les producteurs se soucient davantage de représenter à l’écran la diversité qui compose la population québécoise. Alors, plus j’auditionne, plus je décroche des rôles. Et plus je décroche des rôles, plus je crée des liens sur les plateaux de tournage, et plus les réalisateurs ont envie de me voir en audition dans d’autres projets. C’est vraiment une roue qui tourne! De plus, je suis rendu à un âge où je peux incarner un avocat, un enquêteur, un papa... j’ai un casting plus varié que dans ma vingtaine.

Ces jours-ci, tu campes Valère dans Entre deux draps, Jeff dans Escouade 99 et Mathieu dans La Tour. Quel personnage te ressemble le plus?
Il y a un petit quelque chose de moi dans chacun de mes personnages. Cela dit, j’espère ne pas trop ressembler à Valère, car c’est un coloc un peu envahissant! (rires) Le côté surmené de Mathieu dans La Tour ne me rejoint pas non plus. Je suis beaucoup plus relax que lui dans la vie. D’ailleurs, ma mère me surnomme Sans pression, parce que je ne suis pas stressé de nature. Je gère toute situation avec calme, parfois même, trop calmement! (rires)

Photo : A.J. Gentile / TVA



Ton père, Fayolle Jean, est une figure connue dans le milieu artistique. Nous avons pu le voir dans plusieurs rôles au fil des ans. T’a-t-il transmis sa passion pour les arts?
Mon père était comédien et animateur de radio en Haïti. Lorsque mes parents sont arrivés au Québec, en 1979, mon père a rapidement fondé sa compagnie de théâtre et effectué la mise en scène de plusieurs pièces, en plus de jouer dans ses créations. Ça l’a amené à décrocher des rôles au cinéma et à la télévision. Il a assurément transmis son amour des arts à mes frères et à moi, car Marc-Olivier, alias Élémo, est slameur, Anderson est réalisateur et Dullin est graphiste. Quant à ma sœur, Farrah, elle a choisi le domaine de l’hôtellerie, mais elle a touché aux arts, notamment en faisant de la figuration.

Et quel métier exerce votre mère?
Ma mère, Maggy, s’est consacrée à la gestion de la maison lorsque nous étions enfants. Élever cinq enfants, ça exige beaucoup d’organisation. Elle s’est arrangée pour que nous ne manquions de rien, surtout pas d’amour. Elle nous a donné tous les outils qu’elle avait pour que nous puissions réaliser nos rêves. Ma mère a vraiment consacré sa vie à ses enfants. Par la suite, elle s’est dirigée vers le métier de secrétaire juridique.

Outre le jeu, quelles sont tes passions?
J’ai fait de la musique dans ma vingtaine, pour le plaisir. Mes frères, mon ami Frederico Panetta (avec qui nous formions le groupe de musique Puzzles Crew) et moi avions une compagnie de production de vidéoclips, à l’époque (4brostudio). C’est en côtoyant des chanteurs et musiciens passionnés que j’ai réalisé que ma véritable vocation, c’est le jeu. 

• À lire aussi: Le métier de doubleur : tous les dessous

Tu ne chantes peut-être plus, mais on peut souvent entendre ta voix, puisque tu travailles en doublage...
Jusqu’à présent, je double des acteurs américains qui ne sont pas des «A», mais je croise les doigts pour qu’ils fassent leur chemin à Hollywood! Je prête aussi ma voix à des personnages dans des dessins animés comme Histoire de jouets 4 et La reine des neiges 2. D’ailleurs, on peut m’entendre dans Âme, un film d’animation offert sur la chaîne Disney+. C’est Jamie Foxx qui assure la voix du personnage dans la version originale!

Photo : Sebastien Sauvage / TV



Ta fille sera certainement heureuse d’entendre ta voix dans ce film!
C’est certain, surtout qu’il s’agit d’une jolie histoire qui aborde le sujet de la vie après la mort. Alyssa, qui est âgée de six ans, va adorer!

A-t-elle hérité de la fibre artistique familiale?
Je crois que oui. Durant le confinement, elle a joué avec moi dans un court-métrage, La quarantaine, réalisé par mon frère Anderson. Et avec toute l’objectivité que peut avoir un papa, je l’ai trouvée super bonne et naturelle. Mais je ne la pousserai pas à devenir une enfant actrice. Des petits projets ici et là, c’est super, mais le plus important pour elle en ce moment, c’est de vivre sa vie d’enfant.

La Tour, du lundi au jeudi 19 h 30, à TVA.
Entre deux draps, mercredi 19 h 30, à Noovo.
Escouade 99, offerte en exclusivité

À VOIR AUSSI: 17 vedettes québécoises qui se sont exilées en campagne 

 

s


 

Sur le même sujet

À lire aussi

Et encore plus