Lise Martin et Marcel Leboeuf: un projet commun qui leur tient à coeur | 7 Jours
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Lise Martin et Marcel Leboeuf: un projet commun qui leur tient à coeur

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Photo : Julien Faugere / Les Pu

Lise Martin a souvent fait des choix en fonction de sa vie familiale et ne l’a jamais regretté. Maintenant que ses fils ont 10 et 12 ans, la comédienne peut se consacrer encore plus à ses passions. Parmi celles-ci se trouve le Domaine de Correlieu, un vignoble qu’elle possède avec son amoureux. Avec la pandémie, le couple a pu pleinement s’y consacrer afin de donner un bel envol au projet.

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Lise, avez-vous des projets professionnels qui vous occupent?
Oui, j’ai la chance de jouer dans Toute la vie. Mon personnage d’Audrey Trépanier s’est laissé absorber par une passion amoureuse, au point d’en devenir aveugle face à ce que vit sa fille, Viviane. Dans ma vie personnelle, je travaille beaucoup à éveiller la conscience de mes enfants par rapport à eux-mêmes, au monde dans lequel ils évoluent. C’est ce que mon personnage n’a pas fait, alors le choc avec la réalité est violent pour elle. Mais je crois qu’il ne faut pas juger nos personnages, puisqu’ils rendent compte de notre nature humaine. 



Vous êtes aussi de la distribution d’Alertes, qui vient de commencer à TVA.
Oui! J’incarne une redoutable avocate. Depuis 18 ans, j’ai aussi une compagnie de création, Le théâtre de la banquette arrière. Cet automne, nous avons revu nos activités et nous avons commencé à proposer des balados de créations que nous avions présentées sur scène. Au printemps, je devrais être à l’Usine C, dans le spectacle Award. À cela s’ajoute notre petit vignoble urbain, situé à Saint-Hilaire. Marcel (Leboeuf) et moi avons commencé à faire des livraisons de nos produits. Nous n’avons qu’un livreur, et c’est Marcel! (rires) Une autre personne s’occupe du reste: moi! Nous sommes vraiment fiers de notre entreprise. 

Quels produits offrez-vous?
Nous en avons neuf à base de jus de raisin issus de notre vigne: du confit d’oignon, de la gelée de porto, une autre de piment, du beurre, du sirop d’érable, etc. Chaque recette a été pensée par une chef à partir de nos propres ingrédients. Ils sont vendus au domaine, mais nous avons aussi plusieurs points de vente dans le secteur. Nous avons acheté le terrain, qui appartenait à la petite-fille d’Ozias Leduc. L’atelier du peintre s’appelait Le Correlieu, ce qui veut dire le lieu du cœur. Nous avons adoré ce nom! C’est un projet qui vous tenait à cœur... Je me suis laissée porter par la passion de mon chum. Je l’accompagne, mais je me découvre des intérêts et des talents que je ne pensais pas avoir. Nous étions contents d’avoir ce plan B. Ça nous a tenus occupés. Comme tout le monde, nous avons parfois souffert d’insomnie cette dernière année; nos contrats ont été reportés, c’était l’incertitude. Marcel et moi sommes ensemble depuis 18 ans et nous nous aimons encore. Nous sommes en santé, nos enfants aussi. Nous n’avons pas de défis majeurs à relever. Nous nous sommes concentrés là-dessus.

Photo : Christian Hebert

 

Vos fils sont-ils impliqués dans l’entreprise?
Oui, ils font de petites tâches. Ils m’aident à mettre des étiquettes sur les pots, à décorer les sacs. Ils participent aux vendanges, taillent les vignes après l’école. Notre plus jeune, Olivier, aimerait peut-être reprendre le flambeau un jour.

Vous êtes aussi retournée aux études, n’est-ce pas?
Oui, l’an dernier. Je l’ai fait par curiosité, par plaisir. J’étudie en éducation spécialisée. Mon rêve serait d’avoir assez de connaissances pour écrire des contes pour enfants, liés à des activités pédagogiques. J’irais à la rencontre des enfants en classe. J’apprends à observer l’être humain, sans jugement, et ça me sert aussi dans mon jeu d’actrice. J’ai aussi fait un peu de bénévolat: j’ai enseigné le théâtre à des enfants. J’ai déjà été animatrice de camp de jour, j’ai eu du plaisir à retrouver ce contact avec les jeunes.

Durant la dernière année, avez-vous eu plus de temps que jamais avec vos enfants?
Oui. Bien sûr, cela générait plusieurs défis sur le plan de l’organisation, mais de façon générale, ça nous a permis de renforcer notre complicité. Nous avons tellement marché durant le confinement! Chaque journée débutait par une marche. C’était mon moment de la journée avec eux. Nous avons eu de belles discussions. Le contexte m’a obligée à me poser.

D’une façon générale, votre métier vous laisse-t-il quand même du temps avec eux?
Oui. Comme je suis travailleuse autonome, j’ai la chance d’avoir du temps. Je n’ai pas le sentiment d’être passée à côté de la maternité. Je me sens très proche de mes enfants. Une étude sur le bonheur disait que les relations interpersonnelles sont plus importantes que n’importe quel autre accomplissement. Il faut profiter du temps avec nos enfants, ça passe vite!

Quel âge ont les vôtres?
Emmanuel a 12 ans; Olivier, 10. J’ai vécu de beaux moments avec eux, et ce qui est à venir sera tout aussi formidable. Je veux apprivoiser l’adolescence qui s’en vient. À cette étape, les enfants ont besoin de nous différemment, il faut rester disponible.

La maternité est une dimension importante de votre vie.
Oui, c’est un projet que j’avais envie de réussir. Je voulais le faire à ma façon. Lorsque je regarde le résultat, je suis très fière. J’ai parfois refusé des contrats durant leurs premières années de vie. Je voulais investir en eux, goûter ces moments. J’avais le luxe de le faire parce que mon chum travaillait. J’ai profité à plein de ce privilège.

 

Suivez la comédienne dans Toute la vie, le mardi à 20 h, à Radio-Canada, et dans Alertes, le lundi à 21 h, à TVA.
Pour plus d’information sur son vignoble, allez à ledomainedecorrelieu.com.

 

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