Debbie Lynch-White donne des détails sur sa nouvelle émission | 7 Jours
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Debbie Lynch-White donne des détails sur sa nouvelle émission

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Photo : Bruno Petrozza / Les Pu

À la demande de sa bonne amie Reney Ray, Debbie Lynch-White figure dans le nouveau vidéoclip de l'auteure-compositrice-interprète d'origine franco-ontarienne, À l'ouest du réel. La comédienne, qu'on peut voir dans Une autre histoire, est aussi dans les derniers milles de la rédaction de son mémoire de maîtrise.

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C’est par l’entremise de sa femme, Marina Gallant, avec qui elle est en couple depuis six ans, que Debbie Lynch-White a connu Reney Ray. «J’adore la fille et aussi sa musique. Je suis tout de suite tombée en amour avec son timbre de voix. J’adore ce qu’elle fait, ses mélodies, ses textes. Ma blonde a déjà joué dans son band. On est toujours restées proches. Quand elle m’a demandé de jouer dans son clip À l’ouest du réel, j’ai tout de suite dit oui.» 

Lorsque Debbie a écouté la chanson, qui parle de deux femmes amoureuses du même homme, elle a eu un flash. «J’ai dit à Reney que je trouverais ça beau si, dans le clip, le gars partait avec la fille en chair et non avec la belle fille mince. Que la fille grosse ne soit pas la meilleure amie qui ne pogne pas. Parce que ça arrive, ce genre d’histoire où un beau gars choisit la fille plus grosse! On ne le montre pas assez dans les médias. Pour le rôle du gars, j’ai proposé mon ami, l’acteur Samuel Côté. Reney Ray a tripé sur l’idée», raconte Debbie. 

Ressent-elle une volonté de faire avancer les choses dans la société par ce message? «Avec le temps, je me rends compte que dans mes choix de personnages ou de projets, je ne peux pas enlever mon petit côté militant. Chaque jour, je reçois des messages de femmes qui me disent qu’elles s’acceptent mieux parce qu’elles me voient à la télé, qu’elles trouvent beau ce que je porte et que j’ai l’air bien dans ma peau. Et je réponds à tout le monde. Je pense qu’avec une tribune vient une responsabilité.»


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DÉMYSTIFIER LE COMING OUT
À compter d’avril, Debbie pilotera elle-même son idée originale dans le documentaire L’histoire de mon coming out à MOI ET CIE. Elle ira à la rencontre d’artistes et de gens du public qui témoigneront de leur expérience. Les tournages viennent de commencer. «C’est un projet dont je suis très fière. On suit également ma quête personnelle, mes questionnements. Même si je suis lesbienne, je ne connais pas tout. J’ai l’impression de beaucoup évoluer avec ce projet-là, et j’espère que ça permettra aux autres d’avoir plus d’empathie et d’ouvrir encore plus leur esprit. On veut démystifier le coming out sous le plus d’aspects possible grâce à des histoires profondément humaines dans lesquelles tout le monde va pouvoir se rejoindre, qu’on soit homosexuel ou hétérosexuel. C’est une volonté d’en parler, car plus on parle de ces choses, plus on les démystifie, et plus elles deviennent normales et acceptées.

Debbie Lynch-White, qui est mariée à Marina Gallant depuis plus de trois ans et demi, explique la recette de leur bonheur par la communication. 

«On crève les abcès assez vite! Il faut aussi être capables de faire un introspection et d’admettre nos torts. C’est ce qui fait qu’on avance ensemble. Des fois, c’est plus émotif, mais on y arrive. Ma blonde a plus des hobbys artistiques, mais dans la vie, c’est une gestionnaire. Elle a un côté rationnel, et je pense qu’on se complète là-dessus.»

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LA FIN D’UN LONG PARCOURS

Debbie se fait souvent parler de son personnage de Caroline Blanchette dans Une autre histoire, à Radio-Canada, et elle en est ravie. «Je l’aime tellement, ma Caro! J’aime beaucoup son évolution, comment elle développe sa sensibilité, sa vulnérabilité, tout en gardant sa force de caractère et sa résilience.» 

En parallèle à sa carrière d’actrice, elle continue de rédiger son mémoire de maîtrise traitant de l’écriture du silence au théâtre. «Je suis dans les derniers milles. J’ai commencé ma maîtrise à temps partiel, il y a quatre ans. J’ai hâte en maudit de l’avoir finie! (rires)» Elle compte déposer son mémoire dans les prochains mois. «J’essaie de proposer de nouvelles manières d’écrire le silence au théâtre et j’explore de quelle façon ça influence l’expérience sensible de l’interprète. Ma maîtrise m’apprend à plus théoriser, à réfléchir et à analyser autrement. Ça devient un complément à mon métier d’actrice.»     

Par ailleurs, Debbie s’est récemment associée à l’entreprise québécoise Sportive Plus. «J’ai toujours été très sportive. J’ai fait 10 ans d’Ultimate Frisbee et maintenant, je fais du yoga. Être grosse et se trouver des vêtements de plein air, c’est assez difficile. J’adore la mission de Sportive Plus, qui est dédiée aux personnes de taille plus qui ont le goût de bouger. L’entreprise a sa marque maison et toutes les autres marques de sport qui sont de taille plus. Cette association représente ce que je suis depuis toujours: tous les corps peuvent faire du sport et être en santé.»     

La chanson À l’ouest du réel, de Reney Ray, est disponible sur toutes les plateformes numériques.


 

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