Alexis Martin se confie sur la liberté de la cinquantaine | 7 Jours
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Alexis Martin se confie sur la liberté de la cinquantaine

Image principale de l'article La liberté de la cinquantaine
TOMA ICZKOVITS/AGENCE QMI

C’est un beau personnage qu’Alexis Martin défend dans la série télé Les mecs. Regard lucide d’un quinquagénaire sur la vie.

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On vous voit dans Les mecs qui suit le quotidien de quatre amis. Qu’est-ce qui vous a plu dans le projet?
Je connais bien l’auteur Jacques Davidts, parce que j’ai fait partie des Parent durant huit ans. Je suis assez près de son humour et de sa façon à la fois profonde et légère d’aborder des sujets.

Connaissiez-vous bien les acteurs qui forment le quatuor d’amis?
Je connaissais Christian depuis longtemps, mais pas Yanic Truesdale ni Normand Daneau. C’était un grand défi: développer une complicité rapidement, pour qu’elle soit évidente, vu qu’on est censés être de grands amis dans la série. Le fait que ce soit bien écrit a facilité les choses.

Y a-t-il des scènes, des thèmes qui vous touchent en tant que quinquagénaire?

Ce qui m’a bien séduit, c’est l’amitié que mon personnage, Simon, noue avec le fils de Christian. Comment les 50 ans redécouvrent la vie à travers les yeux des gens qui ont 17, 18, 19 ans. Je trouve qu’on arrive à un âge où on doit créer des ponts. Je le sais, j’ai un fils qui a 20 ans! Ç’a été très habile de la part de Jacques (Davidts) de développer cette complicité entre Simon et le fils de son ami, chez qui il est hébergé. 

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On sent qu’à l’exception du vôtre, les personnages des Mecs mènent une vie somme toute agréable...
La théorie de l’auteur est qu’à 50 ans, même si l’angoisse de la maladie et de la mort devient plus évidente, apparaît aussi une liberté nouvelle, parce qu’on est dégagé des anciennes contraintes qu’on s’impose parfois artificiellement. Simon renoue avec une sorte de légèreté. Ça m’a plu, car je suis un gars qui a été très anxieux. J’ai 56 ans, et j’ai constaté que ma quête correspondait un peu à la sienne. Il a trouvé quelque chose que moi je cherche.

Vous avez aussi participé à l’écriture d’Entends-tu ce que je te dis?, qu’on peut voir gratuitement sur le Web...
Daniel Brière (l’acteur a assuré la réalisation de cette pièce) a effectué un travail de moine, car il tournait avec des acteurs québécois et martiniquais, qui n’ont pu venir ici. On a réussi à les mettre ensemble au montage. J’ai proposé de faire une pièce sur ceux qui râlent dans la rue, qui nous disent des choses qui ont l’air délirantes, mais aussi des vérités. Ils sont des révélateurs des tensions présentes dans une société. 

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Cette pièce tombe à point avec les gens qui s’enflamment sur les réseaux sociaux, les complotistes, et ce qui se passe aux États-Unis...
Il y a deux ou trois ans, mon fils et moi avions visité le Capitole. Je voulais lui montrer la grande machine démocratique. Quand on a vu ce qui se passait à Washington le 6 janvier, on n’en revenait pas. Je ne sais pas ce que les réseaux sociaux ont libéré chez les gens. Dans la vie quotidienne, on n’oserait jamais parler comme ça à autrui. Quand quelqu’un insulte des gens sur les réseaux sociaux, c’est condamnable; en même temps, ça exprime une souffrance. Il y a du monde qui dit: «Vous ne m’entendez pas, ça fait que je vais le dire plus fort, n’importe comment, mais je vais le dire.» 

Pour voir Entends-tu ce que je te dis?, allez sur nte.qc.ca. Voyez Les mecs, le mercredi à 21 h 30, à Radio-Canada.

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