TV Hebdo revisite les événements marquants de 2010 | 7 Jours
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TV Hebdo revisite les événements marquants de 2010

Le courage de nos athlètes

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Photo : Getty Images

Aux Jeux olympiques d’hiver, les yeux du monde sont rivés sur la côte ouest canadienne, et le pays espère voir un de ses représentants remporter l’or chez lui pour la première fois de l’histoire. Grâce aux athlètes québécois qui compétitionnent à Vancouver, les fervents de sports ne seront pas déçus. 

À la une 

La grâce dans l’épreuve pour Joannie Rochette

Photo d'archives

Les Jeux olympiques nous font vivre de grandes émotions, mais jamais les athlètes québécois n’auront si bien incarné l’esprit qui anime la plus grande compétition sportive de la planète.

L’histoire tragique de Joannie Rochette émeut le monde entier. En effet, quelques heures à peine après avoir appris le décès de sa mère, la patineuse est de retour sur la patinoire, en route vers une médaille d’argent qui a tout le goût de l’or dans les circonstances.

Et comment oublier l’accolade du spécialiste des bosses Alexandre Bilodeau à son frère Frédéric, atteint de paralysie cérébrale, après avoir été le premier athlète du pays à remporter une médaille d’or en sol canadien? Les équipes de patinage sur courte piste nous remplissent également de fierté grâce aux performances de Charles Hamelin, Marianne Saint-Gelais et compagnie. On se souvient d’ailleurs avec affection du baiser échangé entre les deux (ex) amoureux au terme d’une course effrénée qui s’est terminée dans les gradins. On ne peut pas non plus oublier l’or remporté par Jasey Jay Anderson en planche à neige et la performance de nos représentants au hockey, qui ont battu leurs rivaux américains tant du côté des femmes que de celui des hommes.

À Vancouver, le Canada surprend le monde en terminant premier au classement des médailles d’or avec une récolte de 14. À quelques détails près, ces Jeux méritent une note parfaite. 

La série de l’heure  

Musée Eden

Éric Bruneau, Laurence Leboeuf et Mariloup Wolfe.

Photo : Véro Boncompagni

Éric Bruneau, Laurence Leboeuf et Mariloup Wolfe.

Malgré la proposition prometteuse du scénariste Gilles Desjardins — revisiter le Montréal du début du XXe siècle à travers le regard de deux jeunes Manitobaines (Laurence Leboeuf et Mariloup Wolfe) qui ont hérité d’un musée glauque —, l’aventure ne dure qu’une saison. À près d’un million de dollars l’épisode, la série est trop onéreuse à produire à une époque où les réseaux grattent les fonds de tiroir. Durant quelques années, les amateurs espéreront en vain une suite à cette fournée initiale, qui devait être la première partie d’un triptyque.

Photo d'archives

Avec un peu de chance, peut-être aurons-nous un jour droit à une conclusion en règle sous forme de roman graphique ou de feuilleton radio, des médias qui pourraient bien servir (à un coût moindre) la série qui nous a fait voyager dans le temps pendant quelques semaines. 

Trauma 

Cœur de docteur

Isabel Richer

Photo : Julien Faugère

Isabel Richer

L’hyperactive Fabienne Larouche est de retour et nous offre une incursion dans le monde des chirurgiens, des urgentologues et des aspirants médecins — ces derniers espèrent obtenir les insignes d’honneur qui leur vaudront un poste dans un monde hautement compétitif. 

Au cœur de l’action, Julie Lemieux (Isabel Richer) dirige le service de traumatologie de l’hôpital Saint-Arsène. De son côté, la résidente Sophie Léveillée (Laurence Leboeuf) semble aussi douée qu’instable.

Photo d'archives

Ajoutez à cela une distribution talentueuse, quelques intrigues familiales, des histoires d’amour, des rivalités malsaines et des professionnels rongés par la dépendance, et vous obtenez la recette d’un succès qui durera cinq saisons. 

Tapis rouges et galas 

Une soirée Chick’n Swell

Photo d'archives

On peut dire que, au Gala Les Olivier, les années se suivent et commencent à se ressembler. Pour la troisième année de suite, Louis-José Houde remporte le trophée d’humoriste de l’année devant Jean-Michel Anctil, Rachid Badouri, André Sauvé et Martin Matte. Ce dernier remporte cependant la statuette du spectacle le plus populaire de l’année pour Condamné à l’excellence. L’indétrônable François Pérusse est récompensé pour ses 2 minutes du peuple à la radio, tout comme Marc Labrèche et son équipe pour leurs délirantes 3600 secondes d’extase à la télé.

Fait amusant, Les Invincibles remporte le titre de comédie de l’année après avoir gagné le Gémeaux de la meilleure série dramatique. Paradoxe ? Quand la soirée est animée par les Chick’n Swell, on peut s’attendre à une certaine dose d’absurdité. 

La série Montréal-Québec 

Le combat des villes

Photo d'archives

Si la téléréalité se voulait voyeuse au début de la vague, elle s’est un peu assagie après quelques années d’indiscrétion compulsive. Ce qu’on appelle « le vrai monde » est plus que jamais présent à l’écran, mais cette fois, dans des compétitions amicales. Si l’envie de gagner est toujours présente, la télé s’attarde moins aux petits travers de ces vedettes saisonnières et davantage à leurs talents et à leur détermination.

Photo d'archives

Alors que plusieurs émissions reprennent, à quelques variantes près, des concepts populaires à l’étranger, La série Montréal-Québec a au moins le mérite de proposer une nouvelle formule. Dans cette émission capitalisant sur la grande rivalité qui oppose Montréal et Québec, deux équipes de joueurs amateurs coachés par Guy Carbonneau et Michel Bergeron s’affrontent sur la patinoire. Résultat final: les porte-couleurs de la Vieille Capitale remportent la bataille cinq parties à trois et se partagent une cagnotte de 10 000 $. 

Flash Actualité 

Le « Clotairegate »

Clotaire Rapaille et Régis Labeaume.

Photo : Jean-Claude Tremblay

Clotaire Rapaille et Régis Labeaume.

On lui a déroulé le tapis rouge à son arrivée à Québec, mais le « spécialiste de la mise en marché » Clotaire Rapaille a dû descendre en catastrophe de son piédestal. Sa (lucrative) mission était de redorer le blason de la Vieille Capitale et d’augmenter sa visibilité sur la mappemonde. Cependant, à la suite d’une enquête du journal Le Soleil, Régis Labeaume et ses conseillers reçoivent une douche qui refroidit rapidement leurs ardeurs. 

Après avoir découvert que le glorieux curriculum vitæ de Clotaire Rapaille était le fruit d’une imagination fertile, le maire entreprend de résilier le contrat qui lie la ville à ce personnage qui semble tout droit sorti d’une comédie de Molière. Malgré tout, Québec doit débourser environ 250 000 $ pour remplir les poches de son « conseiller spécial », le tout aux frais du contribuable, bien entendu. 

Ça fait jaser 

Deux finales qui laissent perplexe

Certaines émissions américaines font leur dernier tour de piste, y compris 24 heures chrono, Chère Betty, ainsi que la mouture originale de La loi et l’ordre, qui remet son insigne après 20 saisons.

Perdus, avec Matthew Fox et Evangeline Lilly.

Photo : CTV

Perdus, avec Matthew Fox et Evangeline Lilly.

Toutefois, les finales ne sont jamais aussi controversées que lorsque les téléspectateurs attendent patiemment la résolution d’un mystère. À ce chapitre, de nombreux fans de Perdus restent sur leur appétit quand la création de Damon Lindelof livre ses derniers secrets sur le destin de Jack, Hurley, Kate, Sawyer, Locke et compagnie. Par contre, avec le recul, cette finale au goût de leçon de métaphysique a regagné certains adeptes, qui ont depuis osé reprendre l’aventure à zéro en revisionnant les épisodes de la série. Comme quoi on voit parfois les choses autrement une fois la poussière retombée.

Isabelle Blais et Alexandre Goyette, C.A.

Photo : Bertrand Calmeau

Isabelle Blais et Alexandre Goyette, C.A.

Quant à la série québécoise C.A., qui a mis du temps à se faire apprécier à sa juste valeur, elle nous livre un royal coup de poing en pleine figure à la fin de l’avant-dernier épisode. Bien des téléspectateurs retiennent leur souffle durant de longues secondes en regardant la scène opposant Sarah, Martin (Isabelle Blais, Alexandre Goyette) et une carabine. Une semaine plus tard, le dernier épisode de la série créée par Louis Morissette servira de prologue à l’aventure et, surtout, adoucira un dénouement pour le moins abrupt. Excès de prudence ? L’auteur a peut-être plutôt eu la sagesse de ne pas laisser les amateurs sur une note aussi choquante après le direct au cœur qu’il venait de leur asséner. 

Télé-zapette  

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• Mélanie Maynard avoue ne pas être une grande bricoleuse, mais cela ne l’empêche pas de succéder à Marie-Lise Pilote à la barre de la huitième saison de Ma maison Rona.

• Julie Bélanger, l’ancienne complice de Mélanie à 2 filles le matin, se lance elle aussi dans un concours de talents, opposant cette fois des cordons bleus: la nouveauté Les chefs!.

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• Michel Barrette et Julien Poulin forment un tandem drôlement assorti dans la nouvelle comédie de TVA Rock et Rolland.

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La promesse nous offre le mariage de la saison: Luc (Sébastien Delorme) passe la bague au doigt de la belle Mélanie (Evelyne Brochu), pour le meilleur et un petit peu du pire...

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• Après 77 destinations, Dany Turcotte continue de prouver qu’il peut faire plus que distribuer les cartes du Fou du roi à Tout le monde en parle. Dans La petite séduction, l’ex-membre du Groupe Sanguin part à l’aventure avec Luc Picard, Renée Martel, Patrick Norman et l’irréductible Marjo.

• Tandis que le futur propriétaire de Juste pour rire, Howie Mandel, devient le nouveau juge d’America’s Got Talent, Simon Cowell, le grincheux d’American Idol, annonce qu’il quitte l’émission pour se joindre à la version américaine d’une autre compétition de talents, X-Factor.

• Steve Carell annonce son départ de The Office, et une controverse éclate à NBC, où on choisit de remercier Conan O’Brien, aux commandes du Tonight Show depuis quelques mois, pour remettre Jay Leno en poste.

• 106,5 millions de téléspectateurs assistent à la victoire des Saints de La Nouvelle-Orléans 31-17 contre les Colts d’Indianapolis au Super Bowl XLIV. La diffusion bat le record absolu de cotes d’écoute détenu depuis 1983 par l’ultime épisode de la série M*A*S*H*

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