Vincent Léonard: son fils veut être acteur | 7 Jours
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Vincent Léonard: son fils veut être acteur

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Photo : Bruno Petrozza

À 11 ans et demi, Elliot Léonard ne pourrait être plus déterminé. De figurant à comédien dans la série Léo, le jeune garçon souhaite se donner les outils afin de poursuivre dans cette voie. Son père, Vincent, qui connaît bien les rouages du métier, l’encourage à poursuivre ses rêves, mais sans jamais le pousser.

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Elliot, tu incarnes Kevin dans la série Léo. Est-ce un premier mandat pour toi?
Elliot:
Oui, ç’a été mon premier gros contrat. J’ai tourné deux saisons jusqu’à maintenant et je devrais en tourner une troisième. J’ai commencé à neuf ans comme figurant, dans le film américain Death Wish.
Vincent: Et il a rencontré Bruce Willis! C’est le fait saillant de son tournage!
E.: Je suis passé à côté de lui sans savoir qui il était, quand il m’a lancé: «Good job, man! Good job!» C’est après que papa m’a dit que c’était Bruce! Puis j’ai fait d’autres figurations, comme dans les séries Olivier et Les Pays d’en haut. Léo, ç’a été mon premier plateau où j’ai eu un rôle parlant, et j’ai compris que je voulais faire ça pour vrai! J’ai aussi décroché une publicité de 16 épisodes pour le lait, le Télaitroman. On m’a mis à l’épreuve! On m’a fait une coupe Longueuil, on m’a mis dans le plâtre. Tout le monde a vu de quoi je suis capable! 

Courtoisie

Vincent, comment avez-vous composé avec l’idée que votre fils veuille faire ce métier?
V.: Elliot est un garçon sensible, empathique et à l’écoute. Il est très sérieux et mature dans ses démarches. De mes trois enfants, il est le seul à vouloir faire ce métier. Il en mange! Il se projette dans ce métier. Avec les sous qu’il gagne sur les plateaux, il se paye des ateliers de perfectionnement.

Il est très motivé dans sa démarche!
V.: Oui, et ça vient de lui. Nous ne le poussons pas, nous l’accompagnons. C’est un beau métier, qui vient avec ses hauts et ses bas. Il sait qu’il faut travailler fort, être rigoureux. Nous en jasons souvent et de plus en plus. Lors des derniers tournages, il a tourné cinq jours par semaine, de 5 h le matin à 6 h le soir, pendant un mois. L’école continue et il faut apprendre des textes...      

Photo : Sebastien Raymond / TVA

Photo : Bertrand Calmeau / TVA

Comment t’organises-tu avec l’école?
E.:
Pendant les tournages, ma prof a été impliquée, elle me donnait mes travaux à faire. Le soir, j’étudiais mes textes et je faisais mes devoirs avant de me mettre au lit.
V.: Elliot veut être comédien, mais déjà, il aime écrire des sketches et les filmer avec son frère. Il faut user de créativité, se réin-enter. Il est bien conseillé et bien entouré. Lorsque j’étais jeune, j’avais reçu un très bon conseil. Vers 12 ans, j’avais réussi à mettre la main sur le numéro de Claude Meunier. Je l’avais appelé chez lui pour lui dire que je voulais faire ça dans la vie. Il m’avait donné de bons conseils, notamment de continuer d’aller à l’école. Recevoir ce conseil m’a été très précieux.

Avez-vous eu l’occasion d’en discuter à nouveau?
V.:
Oui, car il est devenu un ami.      

Avez-vous rapidement senti qu’Elliot pouvait avoir du talent pour le jeu?
V.: Mes trois enfants ont quelque chose de spécial, mais Elliot a toujours montré une certaine sensibilité. Je me souviens que très jeune, après avoir fait le ménage de sa chambre, il avait descendu l’escalier en pleurant... Il tenait une photo de lui, petit, dans les bras de sa grande sœur. Il m’avait dit: «Le temps passe tellement vite...» Cette sensibilité est un signe de cette empathie et de cette compassion dont nous avons besoin pour aller chercher l’émotion en tant que comédiens. 

Photo : Bruno Petrozza

Photo : Bruno Petrozza

Photo : Bruno Petrozza

     

Elliot, comment vois-tu l’avenir?
E.:
Je veux poursuivre mes études, aller au secondaire, au cégep et continuer en tant qu’acteur. J’aime apprendre. Je souhaiterais continuer en cinéma. C’est là-dedans que je me verrais. Il me reste des millions de trucs à apprendre! Ce ne sera jamais parfait, je veux toujours apprendre.
V.: Je l’encourage à poursuivre ses études pour se perfectionner et pour explorer sa créativité, sans rien lui imposer. Il pourrait aller dans une école de théâtre ou se donner des atouts supplémentaires en suivant des cours.

Crois-tu que ton père t’a inspiré ce métier?
E.: Oui. Je me rappelle le jour où il m’a amené sur un plateau. Je filmais les comédiens avec mon Nintendo. Je tripais!
V.: Il m’avait parlé de son intérêt pour les arts. Je me suis dit que, comme tous les enfants, il voulait faire ce métier parce que c’est le mien. Je l’ai invité lors d’un tournage particulièrement long. Je devais être au studio à 5 h du matin, je terminais à 6 h le soir. Si mon fils aimait ce métier après ce genre de journée, il serait fait pour ça. C’est comme s’il avait vécu un rêve... Il a passé la journée assis en tailleur à nous regarder.

Sa mère, comment se pose-t-elle face à ce choix?
V.: Karine (Daoust, elle est organisatrice d’événements à La Station culturelle) et moi, nous nous sommes connus à 16 ans. C’est la femme de ma vie... Ma blonde vit dans notre bulle des Denis Drolet depuis toujours. Nous nous entendons sur le fait que nos enfants doivent faire ce qu’ils aiment pour être heureux.
E.: Maman et papa se donnent beaucoup. C’est comme une équipe!
V.: C’est vrai. Nous formons une bonne équipe. Elle est travailleuse autonome et accompagne Elliot quand elle a du temps.

Photo : Dominic Gouin



Vincent, de votre côté, quels sont vos projets?
V.: Pour l’instant, nous trouvons ça difficile de penser qu’il n’y a personne dans les salles... Au début, je ne pouvais pas écrire: je trouvais que la situation était plus absurde que nous. Mais la créativité est revenue. J’envisage le prochain spectacle, nous sommes à l’écriture du film Les Denis Drolet et nous sommes sur les ondes de Rouge régulièrement. Nous sommes quand même privilégiés.

Les saisons 1 et 2 de Léo sont offertes sur Club illico. On s’informe sur les projets de Vincent à lesdenisdrolet.com.

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