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8 vedettes pour qui 2020 a été une année de changements

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Julien Faugère / Bruno Petrozza

L’année qui s’achève en a été une de bouleversements, de stress et d’inquiétudes, mais aussi d’occasions à saisir pour avancer, réfléchir et revoir ses priorités. Nous avons discuté avec quelques personnalités pour savoir ce qu’elles retenaient de 2020.

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Voici 8 vedettes pour qui 2020 a été une année de changements:

1) Michel Barrette     

Photo : Patrick Seguin

«Cette année, j’ai décidé de prendre ça du côté positif. Je n’ai jamais fait autant de moto de ma vie, j’ai déménagé à la campagne, et ça m’a permis de passer beaucoup plus de temps avec mon fils Jonathan, qui a 14 ans, et avec ma blonde. Il me restait une tournée de spectacles à faire, mes salles étaient pleines, puis tout s’est arrêté. J’avais le choix de pleurer sur mon sort, mais le changement de vie que ça m’a imposé a été pour le mieux. Je suis revenu à l’essentiel, soit la famille. Je me suis aperçu que j’ai toujours beaucoup travaillé et là, en me retrouvant en pause, j’ai vu de quoi ma retraite pourrait avoir l’air. C’est bien beau de travailler comme un fou, mais il y a aussi la vie», nous a confié Michel. Un des aspects négatifs de la pandémie est que Michel n’a pas l’occasion d’être le grand-père qu’il voudrait être. «C’est la chose qui me tord le cœur. Je suis grand-père; ma petite-fille a plus qu’un an et je ne la vois pas. La dernière fois que je l’ai vue, elle ne m’a pas reconnu. Mon fils me rassure en me disant qu’à l’âge qu’elle a, elle aura bien le temps de me connaître et d’écouter mes histoires...» Parlant d’histoires, le conteur a aussi profité des derniers mois pour concoter le spectacle virtuel Mes drôles de Noël, disponible jusqu’en juin.

2) Guillaume Lemay-Thivierge     

MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI

L’année 2020 et la pandémie, avec toutes ses implications, ont permis à Guillaume Lemay-Thivierge de réaliser à quel point l’être humain et la vie pouvaient être fragiles. «Ça m’a fait prendre conscience qu’on est responsable de notre propre survie, et ça m’a aussi amené à me questionner à savoir si nous avions les priorités à la bonne place. Ma bulle familiale, les enfants et mes proches sont devenus ma priorité absolue. J’ai perdu mon père en 2020, j’avais déjà perdu ma mère. Il est donc primordial de prendre soin de notre vraie richesse, des gens qui nous entourent, et aussi de notre santé physique et mentale. J’espère que ça va nous donner l’envie de regarder ce qui ne tourne pas rond dans le monde. Je souhaite que les difficultés qu’on rencontre présentement nous permettront d’être mieux dans la suite de notre vie.» Guillaume avoue que les choses ont été difficiles sur le plan professionnel, mais il demeure optimiste. «Ça a chamboulé beaucoup de choses pour le théâtre (la pièce Fais-toi une belle vie et la tournée Ladie’s Night), et certains tournages ont été annulés ou reportés. En janvier, on tourne la suite de Si on s’aimait, à mon avis une très belle émission qui nous permet d’en apprendre sur nous-mêmes et sur notre façon de fonctionner en couple, et aussi en tant que célibataires. Je suis très content de faire partie de ce projet-là.» 

3) Lydia Bouchard     

PHOTO COURTOISIE / OSA

«L’année 2020 a tout changé chez moi! Comme tout le monde, je pense. Il n’y a pas un seul des contrats que j’avais signés pour l’année qui a tenu la route. Ça a fait un immense temps d’arrêt, chose à laquelle je ne suis pas habituée.» Lydia devait réaliser la mise en scène du spectacle du Cirque du Soleil présenté l’été dernier à l’Amphithéâtre Cogeco de Trois-Rivières, un beau projet qui est tombé à l’eau, sans compter l’émission Révolution, qui n’a pu être tournée. «Tout le monde adore cette émission, tant l’équipe que le diffuseur. C’était judicieux de leur part de retarder le tout et de garder l’intégrité du show. J’ai bon espoir que ça va revenir, on se croise tous les doigts», ajoute-t-elle. Cela dit, avec une bonne amie, Lydia a décidé de lancer une compagnie qui touche aux arts éphémères et aux arts vivants. «On a mis toute notre énergie là-dessus, ç’a été un cadeau de temps que nous n’aurions jamais pu insérer dans nos horaires.» Comme tant de mères, Lydia a dû composer avec les circonstances occasionnées par la pandémie. «J’ai un enfant au secondaire, un au primaire et un autre d’âge préscolaire, alors ç’a vraiment été tout un casse-tête. Et il a fallu naviguer avec les inquiétudes de tout le monde. Ce qui s’est passé cette année m’a ébranlée et m’a donné l’envie de miser sur moi-même et de ne pas être dans l’attente.» 

4) Charles Lafortune      

COURTOISIE YAN TURCOTTE

L’année qui se termine n’a pas été reposante pour Charles Lafortune, pour qui beaucoup de choses se sont produites. «En 2020, on a vendu notre maison et on a fait construire un condo qui devait être livré au mois de mai, mais qui n’a pas été prêt en raison du confinement. On nous a donc prêté un condo modèle en attendant, et nous avons finalement vécu un deuxième déménagement en septembre, dans notre nouvelle résidence!» Sur le plan professionnel, après huit ans, Charles a mis un terme à l’animation de La Voix, a débuté sa nouvelle émission Bijoux de famille et, à titre de producteur chez Pixcom, a multiplié les projets, notamment Autiste, maintenant majeur et Alertes. «Je dirais que, cette année, j’ai survécu, autant pour la compagnie que pour nos employés, mais aussi sur le plan personnel, avec les deux déménagements, en plus du lancement de la Fondation Autiste & majeur. Ç’a été toute une année! Aussi, la dame qui transporte mon fils tous les jours a perdu son mari, décédé du cancer. Elle et lui venaient ensemble pour reconduire Mathis à l’école et le ramener. Le soir, Mathis leur disait: “Bye, Ginette, bye, Jean-Louis!” Encore aujourd’hui, Ginette vient reconduire Mathis, et il lui dit: “Bye, Ginette, bye, Jean-Louis!” C’est comme s’il était encore là.» 

5) Marc Hervieux     

Photo : Julien Faugere

Le chanteur Marc Hervieux a connu une année assez chargée, à commencer par le spectacle Nelligan présenté au TNM et auquel il prenait part. «Ça a connu un immense succès, mais la pandémie a mis un terme à notre tournée. J’ai alors pensé que je profiterais de deux semaines de vacances et que les spectacles reprendraient, mais j’ai réalisé que ce serait pas mal plus long. J’étais quasiment catastrophé. J’ai été immobile durant deux à trois semaines, je n’avançais rien. Je gérais simplement les dates de mes spectacles à reporter ou à annuler. J’étais dans l’inquiétude, mais ce n’était pas dans ma nature de ne rien faire», nous raconte Marc. C’est un courriel qui lui a donné un second souffle. «La maison d’édition Flammarion m’a écrit pour me dire que je ne pouvais pas leur dire que je n’avais pas le temps pour mon livre, Bon vivant!, que je leur avais proposé il y a trois ou quatre ans. Tout s’est enchaîné par la suite. J’ai travaillé sur le livre, puis j’ai décidé de faire l’album Nostalgia.» La pandémie l’a aussi amené, en raison des spectacles qui n’ont pu avoir lieu, à apprécier son emploi du temps moins chargé. «Quand ça va repartir, je veux essayer d’avoir un meilleur équilibre, avoir plus de temps pour la famille, pour faire des travaux au chalet et m’y reposer. Notre clan était déjà tissé très serré. Là, il l’est encore plus. On a échangé beaucoup, ç’a été extraordinaire. Je suis très choyé de vivre ça avec ma famille.» 

6) Jean-Michel Anctil     

Photo : Bruno Petrozza

La dernière année devait être passablement occupée pour Jean-Michel Anctil. «Je devais être de la tournée estivale de la pièce Les voisins, puis on devait poursuivre à l’automne, et j’avais aussi une autre pièce qui devait débuter l’été dernier. Ces projets sont reportés, mais on ne sait évidemment pas à quand. Juste pour Les voisins, nous sommes huit en scène, et toutes nos salles étaient pleines», confie Jean-Michel. Puisque l’humoriste et comédien avait du temps devant lui, il a décidé de faire la lecture des textes de son premier spectacle, écrit il y a 24 ans. «J’ai fait des directs sur Facebook durant trois mois, tous les vendredis, puis des amis ont aussi lu leurs premiers textes, en expliquant le processus de création. J’ai décidé de développer un projet d’émission de télé avec cette idée, qui a été présenté à un diffuseur. Habituellement, j’ai des années très occupées, mais la covid m’a donné du temps pour faire autre chose. J’ai été très créatif durant cette période et j’ai aimé travailler à la maison, mais les contacts avec les gens m’ont beaucoup manqué.» L’année 2020 a aussi été celle du déménagement pour Jean-Michel, ce qui s’est fait tout récemment. «Ma fille aînée habite avec moi, alors que les deux plus jeunes vivent avec mon ex. On essaie de se voir presque toutes les semaines et on se parle très régulièrement, mes filles et moi.» 

7) Jean-Philippe Dion     

Photo Agence QMI, Joël Lemay

«J’ai la chance d’avoir deux chapeaux: celui d’animateur et celui de producteur. L’animateur a pris une débarque cette année, parce que le Gala Artis et La vraie nature ont été annulés. Comme ça faisait des années que je voulais développer des projets, ç’a été une période créative et productive. Il y a eu le renouveau et la nouvelle mouture de Star Académie, et un projet de captations culturelles pour Télé-Québec. Il y a aussi d’autres trucs en chantier. Dans mon cas, je peux dire que je suis assez chanceux», ajoute-t-il. Il demeure qu’en mars, quand la covid-19 nous a frappés de plein fouet, Jean-Philippe s’est questionné et a vécu des moments stressants. «Ç’a été une année particulière. J’ai eu une période d’incertitude quand les projets et les émissions sont tombés, il y a eu un certain découragement. Et puis on se demandait si Star Académie allait pouvoir se faire; on passait nos journées à discuter par Zoom, à brasser des idées. Sur le plan personnel, ç’a été un moment pour me poser un peu, voir où j’en suis et ce que je veux faire. Il y a aussi plein de choses qui ont changé dans ma vie personnelle et qui sont pour le mieux.» 

8) Brigitte Boisjoli     

Photo : Bruno Petrozza

La chanteuse avoue avoir trouvé l’année difficile parce que plusieurs de ses spectacles n’ont pu avoir lieu, alors qu’elle était en pleine tournée, mais elle n’a pas été du genre à se morfondre et attendre que les choses reprennent. «J’en ai profité pour savourer des moments précieux avec ma fille, bien sûr, mais j’ai aussi travaillé fort. Christian Marc Gendron et moi avons mis sur pied une série de spectacles qu’on a faits à deux, et j’ai accepté toutes les propositions de participation à des émissions de télé, en plus de faire de la radio à Drummondville. Sur le plan personnel, j’ai vendu ma maison et j’ai dû avoir recours à un endosseur pour acheter ma nouvelle maison, parce que je n’avais pas de spectacles à mon agenda! Ça a été rough, il a fallu mettre notre orgueil de côté, mais on s’en sort.» Brigitte a aussi vécu plusieurs bouleversements, notamment le départ de son gérant après 10 ans de travail ensemble. «Tout a pété cette année! Il y a eu des bombes dans ma vie, et ma confiance a été ébranlée. Ça a bougé, ça m’a brassée en dedans, mais je dirais que c’est pour le mieux. J’ai appris beaucoup de choses au cours des derniers mois, et j’en suis sortie beaucoup plus forte que si l’année avait été normale.» 

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