L'écriture est devenue une priorité et une passion pour Maxime Landry | 7 Jours
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L'écriture est devenue une priorité et une passion pour Maxime Landry

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Maxime Landry s'est entretenu avec Francisco Randez à propos de ses multiples talents, mais particulièrement à propos de sa passion pour l'écriture, qui est devenue prioritaire dans sa vie.

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Maxime, cet automne, tu as terminé ton cinquième roman en carrière. On te connaît comme compositeur et interprète, et aussi comme producteur et réalisateur, mais dirais-tu que l’écriture est fondamentale pour toi?
Oui, vraiment. En fait, elle l’est devenue. Avant de faire le métier de chanteur à temps plein, je menais trois emplois à temps partiel, puisque je ne pouvais pas vivre de musique. À cette époque, je n’avais jamais le temps de relaxer. À travers les années, j’ai fait de plus en plus de place à l’écriture, et aujourd’hui, c’est mon métier d’auteur qui est prioritaire. C’est devenu ma grande passion. 

Quel a été l’élément déclencheur de cette passion?
Ma rencontre avec Lynda Lemay, qui demeure ma plus grande source d’inspiration! Sa manière de jouer avec les mots et de raconter des histoires me passionne. J’ai eu la chance de la rencontrer au tout début de ma carrière et aujourd’hui, j’ai non seulement encore l’occasion de travailler avec elle, mais elle est aussi devenue ma grande amie!

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Comment vous êtes-vous rencontrés?
Patrick Huard, qui était notre coach à Star Académie en 2009, m’a parlé de Lynda qui avait écrit une chanson pour mon père, après m’avoir vu un soir de gala de l’émission. Ce soir-là, j’avais chanté sa pièce Ne t’en va pas, que j’avais dédiée à mon père, et ça lui a inspiré l’écriture de Cache-cache. Cette chanson et surtout cette rencontre ont changé ma vie! Je dois à Linda ma passion pour l’écriture au quotidien, et quand je crée une chanson, je pense toujours à elle.

Comment es-tu passé de l’écriture de chansons à celle de romans?
Ça a justement commencé par l’écriture d’une chanson au sujet de mon père, quelques années après qu’il s’est enlevé la vie. Je me suis mis à écrire et, rapidement, je me suis retrouvé avec 15 pages. Honnêtement, je ne savais pas trop à ce moment-là ce que ce texte allait devenir, et c’est grâce à une concours de circonstances que celle qui allait devenir mon éditrice est entrée en contact avec moi. Elle m’a convaincu de terminer l’écriture de ce projet. C’est comme ça que j’ai lancé mon premier roman, Journal d’un disparu.

Photo : Julien Faugere / Les Publications Charron et Cie inc./Groupe TVA

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J’ai l’impression qu’il n’y a pas vraiment de hasard dans ton cas, les astres semblaient alignés pour que tu deviennes auteur...
Oui, plusieurs des points tournants de ma vie professionnelles sont arrivés à des moments où j’étais forcé de lâcher prise sur des choses sur lesquelles je n’avais pas de contrôle. Comme tout le monde, j’ai des moments de grands doutes, et dans le passé ça m’a même causé de vrais problèmes d’insomnie, mais j’essaie en général de laisser aller les choses et de faire confiance au destin. Cela dit, il faut travailler fort pour toujours être prêt quand une opportunité se présente; c’est loin d’être seulement une question de hasard!

Tu as aussi lancé Le Party Beauceron, un album de chansons traditionnelles que vous jouez en famille depuis que tu es tout petit et sur lequel ta famille et plusieurs amis chantent et jouent. Tu as produit et réalisé cet album. Pourquoi il était si important pour toi?
On parle souvent de trouver son X dans la vie, on associe ça souvent à notre carrière. Et bien moi, mon X, il est en Beauce; c’est ma famille et mes amis! Ce sont eux qui me ramènent à l’essentiel et cet album, c’est un gros party pour célébrer nos liens. Après Star Académie, j’ai eu plusieurs opportunités et je ne voulais rien manquer. J’étais souvent sur la route en tournée, je faisais de la radio, ça roulait, mais je me suis épuisé. Ce sont eux qui m’ont permis de me retrouver. Avant le déclenchement de la pandémie, j’ai passé beaucoup de temps avec eux pour l’enregistrement de l’album, et nous avons d’ailleurs fini quelques jours avant le premier confinement. J’ai décidé de passer les mois qui ont suivi en Beauce, et aujourd’hui je sais que dans le futur, je vais toujours m’organiser pour passer le plus de temps possible dans mon coin de pays avec eux!

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On peut dire sans aucun doute que tu es hyper travaillant! D’où te vient cette éthique de travail?
De ma famille, mais surtout de mon père; il avait trois emplois en même temps, mais il s’est aussi brûlé à l’ouvrage. Je sais où cette valeur l’a mené, donc j’essaie de garder l’équilibre. Il m’a enseigné l’importance de me lever tôt tous les matins pour travailler, que ça aille bien ou moins bien. C’est grâce à lui si j’enchaîne les projets et que je ne lâche jamais. Cela dit, ce qui fait toute la différence, c’est qu’aujourd’hui, j’aime ce que je fais et que je ne compte pas mes heures; mon père comptait les siennes. J’ai vécu comme ça aussi: je travaillais de nuit dans une shop de bois, j’étais facteur de jour, je travaillais sur une ferme à tirer des vaches, et je faisais de la musique dans les bars la fin de semaine. Cette vie ne me rendait pas heureux et je suis très conscient du fait que mon rêve de vivre de la musique aurait pu ne pas se réaliser; ça faisait des années que je faisais des concours de musique avant de participer à Star Académie. Donc mon père a été pour moi un exemple très positif, il m’a transmis des valeurs magnifiques, mais son histoire m’a aussi permis de comprendre qu’il faut chercher à être heureux dans ce qu’on fait, parce que le travail occupe une grande partie de notre vie. 

Tu considères que le travail est une belle valeur, mais qu’il doit servir de véhicule vers la réalisation de soi.
Oui, c’est ce que je pense. Il y a tellement de gens qui ont plein de talents et qui font tout pour réaliser leurs rêves, mais pour qui l’élément chance n’est pas au rendez-vous, parce que oui, ça prend de la chance pour réaliser ses rêves. Donc, je pense que c’est important d’aimer ce qu’on fait avant tout. Pour ma part, je suis profondément reconnaissant d’avoir pu réaliser le mien et de continuer à faire ce que j’aime, et j’espère avoir la chance de partager ça et de pouvoir redonner à travers des causes comme Enfant Soleil pen pendant longtemps! 

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