Michel Louvain raconte ses plus beaux souvenirs de Noël | 7 Jours
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Michel Louvain raconte ses plus beaux souvenirs de Noël

Image principale de l'article Ses plus beaux souvenirs de Noël
Photo : Dominic Gouin / TVA Publications

Parce que ses Noëls d’enfant ont été magiques, Michel Louvain ressent toujours une certaine nostalgie durant la période des fêtes. Des parents dévoués et une famille unie ont contribué à lui laisser d’impérissables souvenirs. C’est donc avec joie qu’il a participé au spectacle Noël, une tradition en chanson, dont il nous donne un avant-goût.

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Monsieur Louvain, vos spectacles ont tous été reportés à l’année prochaine. Composez-vous relativement bien avec cette situation?
Oui, mais ç’a été un drame comme pour la plupart des artistes. Nous passons tous au travers de la même période. Nous vivons des moments difficiles actuellement. À 83 ans, qu’on m’oblige à rester chez moi, j’ai pris ça comme une claque en plein visage. J’ai pris un coup de vieux. Est-ce que ça va se terminer bientôt? Je l’espère! J’ai connu des hauts et des bas. C’est une pandémie qui n’est pas facile... J’ai traversé des moments qui n’étaient vraiment pas rigolos. Mon moral était à la baisse. Mes amis étaient découragés... De beaux engagements m’ont heureusement aidé à remonter la pente, entre autres, le spectacle de Noël. Ça m’a fait tellement de bien de chanter!     

Est-ce que le temps des fêtes est une période que vous aimez particulièrement?
Oui, c’est une période que j’aime beaucoup. Pendant l’enregistrement, j’ai eu un coup de cafard. Je revoyais mon père et ma mère, mes Noëls d’enfant. Je chantais dans la chorale avec mon père. J’étais toujours ému quand j’entendais le Minuit, chrétiens. À Noël, je me sens nostalgique. Je revis ma jeunesse, ça me transporte. Le spectacle de Noël nous propose des chansons avec Yves Lambert, Marie Michèle Desrosiers, Marie Denise Pelletier, Annie Villeneuve et Michaël. Ils ont tous des voix extraordinaires! J’ai chanté des chansons de Noël, mais aussi d’autres chansons. Ç’a été comme une belle dose de vitamines. J’en avais grandement besoin! 

Dominic Gouin


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Comblé en famille

Quels sont les souvenirs de Noël qui vous reviennent?
Je nous revois, les sept enfants, avec papa et maman. Il y avait beaucoup de monde à table! Je repense aux tartes, aux gâteaux et à la crème fouettée maison que maman cuisinait, à la mousse aux pommes et aux quatre couleurs de Jell-O que mon père concoctait. Nous avions toujours hâte au dessert! (rires) Nous n’étions pas riches, mais nous n’avons jamais manqué de quoi que ce soit. Mon père travaillait fort à la mine. Parfois, je me demande s’il mangeait à sa faim... Il voulait que nous ayons le ventre plein pour aller à l’école. À l’époque, il ne devait pas avoir un gros salaire... Il fallait nourrir neuf personnes!

Vos parents étaient vraiment dévoués.
Oui, j’ai eu des parents qui se sont tellement aimés et qui nous ont tellement aimés! J’ai toujours vu mon père embrasser ma mère dans le cou pendant qu’elle lavait la vaisselle... Ils s’adoraient. C’est probablement pour cette raison que ma mère a eu tant de mal à la mort de mon père: elle pleurait tout le temps. Sa mère avait fait la même chose. J’avais cinq ans quand mon grand-père Delisle est décédé. Je demandais à ma mère pourquoi grand-maman pleurait tout le temps. Elle s’ennuyait de grand-papa. Mes grands-parents vivaient au premier étage, nous habitions au deuxième, et ma grand-mère Poulin, au troisième. Nous avons vécu entre deux étages de grands-parents!     

Quelle situation privilégiée!
Il y avait beaucoup d’amour du côté des Poulin et des Delisle. Nous avons été témoins de cet amour quand nous étions enfants, et ça nous est resté. La vie, c’est de ma famille que je l’ai apprise. J’aime les gens et je ne suis pas méchant; on ne m’entendra jamais parler contre quelqu’un. Je n’ai jamais vu mon père ou ma mère le faire. C’est ainsi que nous avons été élevés. Ils nous ont inculqué de belles valeurs.

Mais ça faisait quand même beaucoup de monde qui vous avait à l’œil...
Oui, mais nous allions chercher un morceau de gâteau en haut et un autre en bas! Quelle situation extraordinaire que de vivre son enfance avec ses grands-parents dans le même immeuble! Ce sont des souvenirs que je ne peux pas oublier... J’ai 83 ans et j’ai encore de la mémoire: j’en suis bien heureux! (rires)

Avez-vous conservé des traditions de votre enfance?
Ce ne sont plus les Noëls que j'ai connus avec ma famille... Les Noëls de Michel Poulin ont été éclipséspar Michel Louvain. Depuis, ça n'a jamais été pareil. J'étais loin de ma famille. Ma carrière a été trop accaparente, et je n'ai pas consacré assez de temps à mon père et ma mère; c'est le reproche que je me fais. Même durant le temps des fêtes, je ne descendais à Thetford Mines parce que j’avais des obligations professionnelles. Dans mon métier, je n’ai pas appris à dire non ou, du moins, je ne l’ai pas fait souvent... Les Noëls étaient différents.Ce sont ceux que j’ai passés dans ma famille lorsque j’étais jeune qui ont été les plus beaux. Je n’oublierai jamais le matin du jour de l'An...

Que vous reste-t-il en mémoire de cette journée?
Le matin, avant de partir pour la messe, nous nous mettions tous à genoux pour demander la bénédiction paternelle. Nous pleurions quand papa nous disait: «Je vous bénis, mes enfants...» Nous étions bien habillés. Nous avions reçu des bas, une cravate ou une chemise à Noël. Nous étions heureux d’avoir eu ces cadeaux. À la lumière de ce que j’ai vécu, je dirais que ce ne sont pas les cadeaux les plus gros qui nous semblent les plus beaux. Même si je me suis éloigné de mes parents par la suite, j’ai toujours gardé le contact avec eux.

Heureusement, les parents comprennent et pardonnent tout...
C’est vrai. Quand je les ai perdus, ç’a été les moments les plus durs de ma vie. Je remercie la vie, car j’ai été présent pour les deux. Je suis très croyant. Je prie tous les soirs et je dis merci pour la journée que j’ai passée. En haut, j’ai toute une gang qui veille sur moi! (rires)

Les gens pourront visionner une seule fois Noël, une tradition en chanson d’ici le 7 janvier 2021, au coût de 25 $ (lepointdevente.com). On s’informe sur les projets professionnels de l’artiste sur son site.

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