En direct de l’univers: France Beaudoin revient sur les imposants défis de l'année | 7 Jours
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En direct de l’univers: France Beaudoin revient sur les imposants défis de l'année

Image principale de l'article Les défis de l'année pour En direct de l’univers
Photo : inconnu / ARTV

Spontanément, lorsqu'on évoque le nom de France Beaudoin, on pense à l'animatrice et intervieweuse. Une communicatrice allumée, renseignée et à l'écoute de ses vis-à-vis. Mais lorsqu'elle quitte le plateau, France Beaudoin redevient une productrice qui, cette année, commençait parfois ses journées à 7 h pour les terminer à minuit.

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France Beaudoin ne rapporte jamais les choses à elle. Devant comme derrière la caméra, sa préoccupation, c’est les autres. Il en va de même en entrevue. Aussi, lorsqu’on lui rappelle les deux prix Gémeaux qu’elle a remportés cette année à titre d’animatrice, elle relance la balle aux autres: «J’ai été vraiment touchée. Autant ça fait plaisir, autant les autres le méritent. J’étais contente pour mes équipes. Si tu as l’air de maîtriser ton affaire en ondes, c’est parce que d’autres ont pédalé avant que tu arrives sur le plateau. Si je suis à l’aise dans mon travail, c’est grâce au travail des autres qui me mettent en confiance.»

Ses prix, elle les a remportés pour En direct de l’univers, qu’elle coproduit avec Attraction Images, et Pour emporter, une production de sa boîte, Pamplemousse. «J’aime autant une émission que l’autre, parce que ça fait appel à deux choses différentes: l’animation et l’entrevue. Ça m’amène dans autre chose.»

PLAN B ET ADAPTATION

En septembre 2019, l’équipe d’En direct de l’univers avait réalisé un miracle alors qu’à seulement quelques jours d’avis, Patrick Bruel avait annulé sa participation à l’émission. Et on ne parle pas encore de la pandémie, qui a tout bouleversé sur son passage en 2020! «Quand l’épisode de Patrick Bruel est survenu, bizarrement, je ne me suis pas dit que rien de pire ne pouvait plus nous arriver. Je n’ai pas le drame facile. Il y a pire que ça dans la vie. Mais je savais que l’équipe devait se virer de bord rapidement et qu’on avait un gros show, d’autant qu’il y avait des personnalités à l’international qui étaient bookées. En plus, ça marquait le début de la saison. Mais cette équipe a une façon de prendre les affaires et de se demander comment on peut virer ça en possibilités et en opportunités.»

Le moins qu’on puisse dire, c’est que l’année qui vient de s’écouler n’a manqué ni de «possibilités» ni d’«opportunités»! «Depuis l’annulation de Patrick Bruel, on s’est dit que ça prenait plus qu’un plan B dans la vie. Ça prend surtout de l’adaptation. Cette année, tous ont dû le faire, peu importe leur domaine. On a vécu comme tout le monde, on a fait face à cette obligation. Quand tu gardes un moteur de créativité lorsqu’un obstacle survient, ça peut avoir un impact positif. 

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Cette année, cette capacité d’adaptation a été poussée au max.» Le premier grand test en temps de pandémie a été le spécial fête des Mères d’En direct de l’univers, diffusé le 9 mai. Dès l’annonce de sa diffusion, France a senti l’appui du public. «On ne le tient pas pour acquis, mais il y a un lien fort qui est établi depuis 12 ans. Quand on a une telle relation, ça permet de prendre des risques, parce que tu sais que les gens ne t’en tiendront pas rigueur. Ils ont compris que l’équipe d’En direct de l’univers a fait le maximum. Alors, on peut essayer des choses casse-gueule. Ils ne diront pas: “As-tu vu comment ils sont pourris, ce soir?” dit-elle avant d’éclater de rire. Avec le public qu’on a, on n’a pas peur.»

COURSE À OBSTACLES

France et son équipe ont eu beau se relever les manches et faire face à la musique, il n’empêche que sa boîte de production, Pamplemousse, a cette année réalisé une véritable course à obstacles. «Je n’ai pas trop eu le loisir de penser à mes états d’âme. Il fallait avancer, trouver des solutions. Il y avait des emplois à sauver le plus possible. La journée où on a dû faire des mises à pied, c’était épouvantable... Ce sont des gens que je connais et je savais quel impact ça aurait sur leur famille.» Elle insiste, déconfite: «C’était épouvantable...» The show must go on, comme on dit.

Mais le facteur humain est primordial pour cette entrepreneure doublée d’une femme de cœur. «Chez Pamplemousse, on a mis beaucoup de temps à écouter les gens. Je ne dis pas qu’on a été parfaits, mais c’était important pour nous de le faire. Parfois, les gens étaient très forts en meeting, puis ils nous appelaient le soir en nous disant que c’était difficile... Tout le monde a fait son possible, et on ne peut juger la réaction de qui que ce soit. À travers ça, des gens se sont révélés par leur leadership ou leur bienveillance envers les autres. Des gens autour de moi ont fait en sorte que l’année suive son cours.» 

Courtoisie Eric Myre


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Pour sa part, France dit ne s’être jamais laissée décourager par les événements. Elle ajoute: «Par moments, je me suis roulée en boule, mais je me suis relevée. Ça vient sûrement de mon éducation. J’ai un père entrepreneur et une mère qui administre son affaire.»

Pendant ce temps, à la maison, avec son chum, Vincent Graton, et leurs deux enfants, c’était joyeux. «Je vais davantage du côté de la joie que du côté sombre. Ça fait en sorte que ça me sort de la marde!» lance-t-elle en riant. La famille a été délinquante, mais dans le respect des consignes sanitaires. Toujours. «Avec les enfants, on a fait des affaires qu’on n’est pas supposés faire, comme se coucher vraiment tard même s’il y avait de l’école lendemain. On était déjà dans plein de carcans, alors on s’est donné des permissions et on s’est fait du fun. Les affaires qu’on ne devait pas faire, on les a faites!» 

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PAMPLEMOUSSE DES FÊTES

Malgré les malgré, France a trouvé le moyen de se réserver des zones de plaisir à travers la tempête. Mais les journées de travail étaient longues! Parfois, elles commençaient à 7 h et se terminaient à minuit. «Mon chum s’en souvient!» ditelle en faisant un clin d’œil à Vincent Graton.

Tout ce travail fait en sorte que France et ses diverses équipes sont en mesure de livrer aux téléspectateurs les cadeaux promis pour terminer cette drôle d’année en beauté et amorcer 2021 sur une bonne note. Ainsi, l’animatrice sera à la barre de C’est Noël pour emporter le 25 décembre, à ARTV, puis à celle de la spéciale du jour de l’An d’En direct de l’univers le 31 décembre, à Radio-Canada.

Parlons maintenant des émissions produites par Pamplemousse... Après le bal Mammouth, diffusé en juin dernier, on a déjà pu apprécier la semaine dernière une autre formidable édition du gala Mammouth, à Télé-Québec. Les émissions qui suivent seront toutes diffusées à Radio-Canada: le 28 décembre, à 21 h, place au documentaire 2020: Notre cinéma en quarantaine, piloté par Catherine Beauchamp; tel un au revoir au maestro de l’Orchestre symphonique de Montréal, Les seize saisons de Nagano sera présenté le 30 décembre à 21 h; le 2 janvier à 21 h, André Robitaille animera La revue culturelle 2020, puis Isabelle Racicot présentera Les dix de 2020 le 9 janvier à 20 h 30. Et l’année ne fera que commencer!

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Avec Pamplemousse, France Beaudoin est toujours en mouvement. «On n’a pas le choix de développer des projets. C’est le nerf de la guerre. C’est un risque, aussi. Tu regardes toujours en avant parce que tu ne sais jamais quand un de tes projets sera retiré des ondes. Tu dois toujours continuer à développer en parallèle et essayer d’avoir le pif pour ce qui va fonctionner ou pas dans un an ou deux. Le développement est un investissement, mais tu ne peux pas développer à tout vent non plus. C’est un pari. Mais c’est tripant, parce que tu pars d’une feuille blanche pour bâtir quelque chose.»

Des cahiers bien noircis, France en a déjà tout plein. Et tellement d’autres prêts à accueillir de nouvelles idées. Tous se souviendront longtemps de cette atypique année 2020. Et le 1er janvier 2021, de quoi se souviendra-t-elle d’abord? «Ce qui va me rester, ce sont les moments de connexion avec les gens. On était si loin les uns des autres que tout ce qui pouvait nous connecter ensemble m’a apporté de grandes joies. À travers ça, on a essayé de continuer à rire. On était dans des projets qui procuraient du bonheur aux gens et qui nous en donnaient à nous aussi. Dans le contexte, ç’a été des moments extraordinaires.» 

Ne manquez pas C’est Noël pour emporter le 25 décembre à 20h, à ARTV, ainsi que la spéciale du jour de l’An d’En direct de l’univers le 31 décembre à 19 h, à Radio-Canada.

  

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