Magalie Lépine-Blondeau lance un cri du coeur | 7 Jours
/magazines/echosvedettes

Magalie Lépine-Blondeau lance un cri du coeur

Image principale de l'article Magalie Lépine-Blondeau lance un cri du coeur
Capture d'écran

Magalie Lépine-Blondeau était de passage, dimanche soir, sur le plateau de Tout le monde en parle, pour parler de sa nouvelle émission, Supernaturel. Or, par la bande, la comédienne, et maintenant animatrice, a souhaité profiter de sa tribune pour lancer un cri du coeur sur un sujet qui est cher à ses yeux.

• À lire aussi:
Magalie Lépine-Blondeau nous parle de sa nouvelle émission

• À lire aussi:
Magalie Lépine-Blondeau et Julie Perreault s'amusent et prouvent leur talent en danse sur TikTok

On ne cesse de le répéter, mais c'est bien vrai: le secteur de la culture et des arts est parmi les plus férocement touchés par la pandémie actuelle. Il s'agit d'ailleurs d'un des premiers secteurs à avoir été mis complètement sur pause en mars dernier. Et même si la situation s'est considérablement améliorée dans les derniers mois pour certains, il demeure que l'année 2020 aura été éprouvante pour les artistes.

De son côté, Magalie Lépine-Blondeau avait une grosse année prévue: en plus de plusieurs autres projets, en mars, seulement quelques jours avant que tout ne change, elle était supposée jouer au théâtre dans la pièce Mademoiselle Julie. Guy A Lepage lui a alors demandé se sont passés ses derniers mois et, à la blague, si elle s'ennuyait de District 31.

«C'est-à-dire qu'on dirait que j'ai essayé de changer mon schéma de pensée, parce que je me suis ennuyée de tout pendant six mois. Là j'ai hâte à tout. Je te dirais que j'ai pas exercé mon métier depuis le 12 mars dernier. Ça a été extrêmement difficile, déroutant, vertigineux. J'ai traversé des phases très sombres. J'ai perdu mes repères, j'ai parfois perdu pied pis si j'en parle c'est pas parce que je veux de la pitié ou de la compassion. C'est juste que je jouis d'une tribune, contrairement à la majorité des gens qui partagent ma situation», a-t-elle souligné.


• À lire aussi: Sonia Vachon lance un cri du coeur en faveur de la diversité corporelle

Elle a aussi illustré à quel point la situation était critique pour plusieurs, alors qu'une grande partie des gens du milieu pensent à changer de domaine.

«En ce moment, Guy, il y a 52% des artistes et des artisans qui oeuvrent dans les arts de la scène qui songent à se réorienter, au Canada. Il faut savoir que la culture et la restauration, ce sont des secteurs identitaires. C'est à eux qu'on mesure la vitalité créative d'un peuple et de ses villes. Et là, je comprends qu'avec les chiffres on ne puisse pas rouvrir les salles et les salles à manger, mais qu'est-ce que le gouvernement va faire pour assurer la rétention de ces talents-là? Un savoir-faire, une expertise, la fidélité de la clientèle ou des spectateurs, ça prend des années à acquérir. C'est vraiment inquiétant», a-t-elle expliqué avec éloquence.

Elle ajoute, en terminant: «Les artistes n'ont pas droit au chômage. On a bien sûr eu droit à la PCU, mais un artiste sans emploi, ce n'est pas un artiste au chômage.»

Supernaturel est offert en exclusivité sur Club illico.

À VOIR AUSSI: LES 12 PLUS BEAUX LOOKS DE TAPIS ROUGE DE MAGALIE LÉPINE-BLONDEAU

s

Sur le même sujet

À lire aussi

Et encore plus