Magalie Lépine Blondeau s'intéresse à l’essence du vin | 7 Jours
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Magalie Lépine Blondeau s'intéresse à l’essence du vin

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Magalie Lépine-Blondeau
Photo : © Club Illico

Magalie Lépine-Blondeau

L’industrie vinicole compte de plus en plus de vignerons qui rejettent les procédés de production de masse afin de nous faire redécouvrir le vin dans toute sa pureté. La réalisatrice Catherine Therrien nous emmène à leur rencontre dans Supernaturel, une série documentaire animée par Magalie Lépine-Blondeau.  

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Considéré comme un produit marginal pendant des décennies, le vin naturel est en train de retrouver sa juste place dans le verre des consommateurs d’alcool des quatre coins du monde. On comprend pourquoi quand Catherine Therrien nous parle de Supernaturel, dont les huit épisodes nous présentent des vignerons naturels de Sicile, de Champagne, de Californie, d’Autriche, d’Allemagne, du Mexique, du Vermont et du Québec. 

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« Ç’a été une expérience transformatrice pour moi, révèle la réalisatrice, parce que j’ai redécouvert comment boire du vin. J’ai vu tout l’amour et le travail qu’il y a dans chaque verre de vin naturel; c’est vraiment une culture à échelle humaine ». 

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Retour aux sources

Afin de nous faire vivre la même expérience, la série Supernaturel suit Magalie Lépine-Blondeau tandis qu’elle apprend à connaître différents pionniers du vin naturel. Les importateurs québécois de ces vignerons, comme Vincent Laniel, Vanya Filipovic, Aurelia Filion et Alex Boily, se chargent des informations techniques. « Vincent a fait la moitié du voyage avec nous, alors c’est en quelque sorte un deuxième animateur aux côtés de Magalie, précise Catherine Therrien. C’est notre expert en vin, alors que Magalie, c’est notre experte en gens! (rires)»

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Grâce à cette expertise, la réalisatrice nous plonge dans un univers où le respect de la terre est une valeur essentielle. « Le vin naturel, c’est un vin qui est fait avec le moins d’interventions possible, donc c’est de l’agriculture propre, explique-t-elle. C’est aussi un choix de vie, parce que les vignerons ont choisi de faire moins de profits, de ne pas fatiguer la vigne, d’attendre de voir ce que le raisin communiquera pour voir quel type de vin ils feront. C’est presque ésotérique! »

Au cours du tournage, l’animatrice a fait de belles rencontres... et dégusté d’excellents vins.

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Au cours du tournage, l’animatrice a fait de belles rencontres... et dégusté d’excellents vins.

Maîtres à l’œuvre

Il faut être un passionné pour développer un vin sans les sucres, sulfites, colorants, pesticides et autres produits chimiques qui caractérisent les vins industriels. Les volumes de production sont limités, les méthodes artisanales, exigeantes, et les résultats, parfois imprévisibles... ce qui fait toute la valeur du vin naturel, selon Catherine Therrien. 

Tous les vignerons naturels ont un point commun: l’amour du travail bien fait.

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Tous les vignerons naturels ont un point commun: l’amour du travail bien fait.

« Quand on achète un vin industriel à la SAQ, il goûte toujours la même chose, parce que c’est une recette. Un vin naturel varie selon les années, le savoir-faire du vigneron et ses techniques. C’est vraiment un vin vivant », résume-t-elle. Les plus grands maîtres, notamment Frank Cornelissen, Noel Téllez, Martha Stoumen et Michael Marler, sont les vignerons qui ont su s’adapter aux particularités agricoles de leur région — depuis les terres volcaniques qui entourent le dangereux Vésuve jusqu’au terroir québécois menacé par le froid!

Des raisins et des hommes

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Ces pionniers sont également devenus des références pour les communautés viticoles, avides d’un savoir qui ne se dispense pas dans les écoles. « Dans la série, on rencontre souvent des gens qui sont devenus des piliers de leur région dans le domaine du vin naturel et on gravite autour d’eux. On voit les vignerons dont ils nous parlent et on constate qu’il existe une belle solidarité entre eux », souligne Catherine Therrien. Espérons que Supernaturel contribuera à encourager l’esprit de coopération essentiel au développement de l’agriculture biologique et de l’industrie du vin naturel qui en découle! 

La découverte de Magalie Lépine-Blondeau   

Lorsqu’on lui demande quel est son plus beau souvenir de tournage, Magalie Lépine-Blondeau a bien du mal à répondre. « Choisir un moment ou un seul vigneron est trop déchirant, écrit l’animatrice. Ma véritable découverte est tout le soin, tout l’amour, toute la délicatesse, tout le labeur apportés à chacune des vignes pour que nous parvienne le simple plaisir de partager une bouteille de vin.» 

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