Tout sur le parcours de Julie Roussel, l'interprète de Gladys dans «5e rang» | 7 Jours
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Tout sur le parcours de Julie Roussel, l'interprète de Gladys dans «5e rang»

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Photo : Julien Faugere

C’est à travers la sympathique Gladys de 5e rang que les téléspectateurs ont appris à connaître Julie Roussel. La polyvalente comédienne adore autant qu’eux son personnage, qui lui donne enfin l’impression d’être à la bonne place!

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Julie, le public vous adore dans 5e rang. Que représente ce personnage sur votre feuille de route?
Gladys est mon plus beau personnage! C’est toute une expérience pour moi de démarrer un rôle dans un téléroman destiné à plusieurs saisons. Ça me donne un sentiment d’appartenance qui justifie enfin ma présence dans ce métier-là. Je l’aime vraiment beaucoup!

Doutiez-vous de votre appartenance au milieu artistique?
J’ai toujours su que je voulais jouer, mais on dirait que je savais aussi que ça prendrait du temps avant que ma carrière démarre à mon goût. Je suis contente, parce que ça m’a permis d’avoir des grossesses à la maison, de voyager et de fonder notre compagnie de documentaires, mon chum et moi. Alors que tout le monde dans mon entourage était impatient de voir ma carrière de comédienne rouler, je savais que ce serait pour plus tard. Gladys m’a finalement permis de trouver ma place.

Gladys s’est aussi, de toute évidence, taillé une belle place dans le cœur des téléspectateurs. Qu’est-ce que les gens vous disent à son propos?
Beaucoup de personnes se reconnaissent en elle ou connaissent quelqu’un qui lui ressemble. Ils aiment son intelligence concrète et son côté un peu Germaine. Beaucoup de femmes me disent aussi qu’elles sont heureuses de voir une comédienne avec ma silhouette l’interpréter et que son poids ne soit pas un enjeu dans la série. Être ronde ou pas n’était pas une caractéristique du personnage, et ça me donne une grande liberté d’interprétation, parce que jouer la petite grosse sympathique, j’ai beaucoup fait ça!

Photo : RADIO-CANADA


Avez-vous l’impression que votre silhouette a mis des barrières à votre carrière?
Je pense que la plupart des barrières, c’est moi qui me les suis imposées. J’ai longtemps eu l’impression qu’une actrice ne devait pas avoir la silhouette, la voix ou le visage que j’ai. C’était jusqu’à ce qu’une amie me dise un jour: «Des grandes minces aux yeux bruns, il en sort une pléthore des écoles chaque année, contrairement à des petites madames rondes avec le sourire gras et les yeux verts. Je ne comprends pas pourquoi tu mises tant sur le fait que tu n’es pas pareille comme tout le monde. Ta différence est ta force.» Après ça, j’ai tranquillement enlevé mes propres barrières. J’espère sincèrement que la prochaine génération ne s’attardera plus aux différences de poids.


Photo : Julien Faugère

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Malheureusement, les stéréotypes de poids sont tenaces, dans le métier...
Et ça démarre dès l’école de jeu! À 19 ans, on ne me faisait jouer que des mères de 50 enfants et des ménagères, alors que j’étais aussi une amoureuse et une femme d’ambition. C’est vrai que je ne peux pas porter de talons aiguilles sur scène pendant 25 représentations, je vais les écraser, je suis trop lourde, mais ça ne m’empêche pas d’interpréter une femme de carrière exceptionnelle! À ma sortie de l’école, mon agent m’a dit que je ferais de la publicité jusqu’à 40 ans, puis que je trouverais mon casting.

Et c’est ce qui s’est passé pour vous...
Oui, il avait raison. Heureusement, j’entends de plus en plus de femmes reconnaître qu’une forte poitrine, c’est beau, et de grosses cuisses aussi.

Les gens ont fait la connaissance de Léopold, le père de Gladys, cet automne. Que pensez-vous de ce personnage?
C’est un très bon papa et il a été un excellent policier. C’est Claude Prégent qui l’incarne, et j’en suis ravie, car c’est un partenaire de jeu incroyable! Tout le monde est meilleur lorsqu’il joue avec lui. Il a une carrière impressionnante, mais est toujours aussi heureux de tourner. Il est extrêmement généreux!

Vous êtes également la coauteure du Phoenix, qui met en vedette Josée Deschênes et Guylaine Tremblay. Comment est née cette série?
J’ai travaillé avec Josée comme auteure sur Rêves d’acteurs à ARTV et comme comédienne dans L’Auberge du chien noir. Lors d’un party avec les acteurs de L’Auberge, elle m’a dit: «Moi et mon amie Guylaine, nous aimerions que tu nous écrives une comédie.» À ce moment-là, je ne savais pas du tout qui était la Guylaine en question et j’ai refusé, me pensant incapable de faire ça. Quand j’ai raconté cette discussion à mon amoureux, il m’a fait comprendre que nous acceptions l’idée! C’est après coup que j’ai su que j’allais aussi écrire pour... Guylaine Tremblay!

Vous écrivez donc en couple. Comment ça se passe, cette écriture en duo?
J’adore écrire avec Anthony, parce que nos forces sont complémentaires. Comme il est monteur et réalisateur de documentaires, il excelle dans la structure d’un récit, tandis que ma formation d’actrice me pousse à alimenter les dialogues et la consistance des personnages. Cette complémentarité fait que nous ne bloquons pas les deux en même temps, et ça nous permet de toujours avancer. C’est sûr qu’avoir deux enfants, une compagnie et un projet d’écriture toujours avec le même bonhomme n’est pas évident, mais quand il y a des flammèches, nous n’avons pas besoin d’être politically correct. Nous réglons ça vite! (rires)

Votre amour est solide!
Ça fait 23 ans que nous sommes ensemble, lui et moi. Nous nous connaissons depuis le cégep. Anthony est un homme qui fait les choses lentement. Ça a pris une éternité avant qu’on se marie et deux éternités avant que nous ayons nos filles, Simone et Gisèle (qui ont huit et quatre ans).

Avez-vous d’autres projets d’écriture?
Nous travaillons à un documentaire sur la tragédie de Lac-Mégantic pour Radio-Canada. Nous avons aussi d’autres projets de fiction en tête.

Suivez Julie Roussel dans 5e rang, le mardi, à 21 h, à Radio-Canada.

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