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Alexandra Stréliski sur sa relation avec le succès

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Eric Myre

Le moins qu’on puisse dire, c’est que, depuis deux ans, Alexandra Stréliski a le vent dans les voiles. Après avoir remporté le prix de la révélation de l’année au Gala de l’ADISQ en 2019, elle a cette fois-ci été couronnée du prestigieux titre d’Interprète féminine de l’année. L’artiste nous a accordé une entrevue le lendemain de cette soirée mémorable.

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Alexandra, que représente le prix d'interprète féminine de l'année pour toi?
Ce n'est pas banal, et ça me fait vraiment plaisir, d'autant plus que ce prix est pour une rare fois remis à un artiste de musique instrumentale. Je suis heureuse de voir qu’il y a une place pour celle-ci au Québec, et comme une grande part de mon travail est de l’interprétation, je suis contente d’avoir été reconnue pour ça.     

Tu connais un succès phénoménal depuis quelque temps. Comment vis-tu avec ça?
C’est drôle, parce que je partage ma vie entre Montréal et Rotterdam, et là-bas, je suis complètement inconnue. Alors quand je reviens ici, le contraste est vraiment grand. Je fais de mon mieux pour vivre avec ce succès. C’est important pour moi d’être là pour le public. J’ai un énorme respect pour lui. Je me prête au jeu avec tout le reste, comme les galas, mais je me pince encore parce que tout ça a été tellement fulgurant. Ça va quand même mieux cette année; l’année dernière, j’étais en perpétuel choc.

As-tu eu à apprivoiser le succès?
Oui, parce que c'était tout nouveau pour moi. Mon album Inscape était encore tout chaud, je n'avais jamais assisté à un gala et je n'avais jamais vraiment fait de spectacles. J'étais une super novice, et le succès est venu très rapidement. Je n’avais même pas sorti mon album quand on m’a invitée à Tout le monde en parle. J’ai gravi les échelons très rapidement et j’ai eu à m’adapter.

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Un tel succès était-il espéré?
J’ai toujours eu comme vision de faire un jour des spectacles avec ma propre musique. Je me voyais jouer dans de petites salles ayant un balcon. Mais je me suis battue longtemps contre cette idée. Honnêtement, je pense que j’avais peur du succès. J’ai aussi vécu une longue dépression, et ça a un peu ralenti mes élans. Mais quand j’ai entendu ma musique aux Oscars, en 2014, je me suis dit que je devais foncer. Je pense que j’ai attendu huit ans avant de me lancer et de me permettre ce succès, tellement je le redoutais. 

Tu me disais plus tôt que tu partageais ta vie entre Montréal et l’Europe. Pourquoi?
Ma copine habite à Rotterdam, aux Pays-Bas, donc je passe la moitié de mon temps là-bas. Je le ferai jusqu’au jour où elle viendra habiter ici, avec moi. C’est mon plus grand souhait; j’ai hâte de la voir plus souvent. 

Quel a été le moment qui t’a le plus marquée ces deux dernières années?
Remporter le prix de la révélation de l’année au Gala de l’ADISQ en 2019 a été un grand moment pour moi. Ç’a été une consécration. En plus, tout de suite après, j’ai joué devant 3000 personnes dans la salle Wilfrid-Pelletier. C’était une soirée mémorable. 

Quels sont tes projets?
Je rêve de rejouer sur scène, mais je sais que, pour l’instant, c’est difficile. Je trouve ce deuxième confinement plus pénible que le premier. Je vais me plonger dans la musique. J’aimerais composer de la musique de film ou travailler sur mon prochain album.      

Pour suivre les activités de l’artiste.

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