Lulu Hughes lance un message aux femmes pour le mois de la sensibilisation au cancer du sein | 7 Jours
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Lulu Hughes lance un message aux femmes pour le mois de la sensibilisation au cancer du sein

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Journal de Québec

Octobre est le mois de sensibilisation au cancer du sein, et à la même époque l’an dernier, Lulu Hughes accordait des entrevues pour raconter comment elle avait traversé cette difficile épreuve. La chanteuse est une battante et aujourd’hui, elle souhaite passer aux femmes le message qu’il est possible de vaincre la maladie.

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Lulu, tu as dû lutter contre le cancer, puis, comme tout le monde, traverser cette pandémie. Comment vas-tu en cette période trouble?
Ça va très bien. Je n’ai plus de traitement, je suis en suivi et je ne manque aucun rendez-vous. C’est sûr que la covid-19 est venue contrecarrer beaucoup de choses, mais c’est la réalité de tout le monde, et il faut prendre ça avec beaucoup de patience et de confiance. Je te dirais que les trois dernières années m’ont en quelque sorte préparée à devoir annuler des choses, notamment des spectacles. Je ne te dis pas que la période actuelle fait mon bonheur, mais je suis plus habituée à voir mon horaire être chamboulé que bien du monde. Ma vie, ça fait trois ans qu’elle change tout le temps!

Quel est le message que tu désires envoyer aux femmes alors qu’on parle beaucoup du cancer du sein ce mois-ci?
C’est de ne manquer aucun de leurs rendez-vous. C’est sûr qu’en mars, en avril et en mai, les femmes n’ont pu faire de suivis, et c’est catastrophique. Quand tu passes un examen, disons en février, qu’on te dit qu’il y a quelque chose de suspect et qu’on voudrait te revoir, mais qu’on te rappelle pour te dire qu’en raison de ce qui se passe avec la covid-19, on ne sait pas quand on pourra te donner un autre rendez-vous, tu imagines? Sauf que maintenant, les rendez-vous sont maintenus et les suivis sont faits. Donc, le message le plus important est de dire aux femmes de ne pas manquer de se présenter à leurs rendez-vous, ne pas avoir peur d’aller à l’hôpital ou de se rendre aux cliniques de dépistage, parce que tout a été mis en place pour assurer la sécurité. On n’a pas à avoir peur d’aller passer nos examens à cause de la covid-19. On se doit de préciser qu’il y a de plus en plus de femmes, année après année, qui réussissent à vaincre le cancer du sein. On est à 88 % de réussite de rémission après cinq ans, contrairement à la situation qui prévalait il y a 30 ans, alors que c’était à peine 30 %. Il y a une vie après le cancer du sein, et le mois de sensibilisation sert entre autres à véhiculer ce message. On veut inciter les gens à donner des sous pour que la recherche puisse continuer de progresser. La preuve est là: en 30 ans, on a notamment réussi à gagner beaucoup de temps de vie aux femmes. La Fondation cancer du sein du Québec donne de l’argent à des programmes pour aider à la recherche, mais aussi pour aider les gens malades.

Par ailleurs, Lulu la chanteuse est active. Tu nous as présenté récemment une chanson bien connue enregistrée avec Maka Kotto. Comment ce duo est-il né?
On l’a vu chanter pour Anthony Kavanagh à En direct de l’univers à l’automne 2019, et on a eu l’idée de lui proposer d’enregistrer une chanson avec moi. Il est tellement fin, ça a cliqué tout de suite, même que j’ai le goût d’en faire d’autres avec lui. J’ai beaucoup aimé la personne: c’est un homme extraordinaire, humble et perspicace. Il a accepté tout de suite. C’était cool en studio, il est rassurant.

Vous avez choisi d’interpréter What a Wonderful World.
Oui, parce que je désire avant tout faire du bien aux gens, car il y a beaucoup de choses négatives ces temps-ci. Et en faisant cette chanson, ça me fait du bien à moi aussi. Comme je le disais, j’ai été préparée à ce qui se passe et j’ai en quelque sorte un moral d’acier face à tout cela. C’est assez, les affaires négatives, je pense. Je crois que les gens ont besoin d’avoir quelque chose qui fait chaud au cœur, de beau, de doux et de rassurant. Disons qu’elle est appropriée!

C’est toi qui as eu cette idée?
Oui, je me suis assise via Zoom avec Antoine Gratton et je lui ai dit que la toune était déjà belle comme ça. Je voulais que ça sonne comme une berceuse qu’on chanterait à un enfant, que l’on raconte une histoire de deux êtres qui viennent de deux milieux différents et qui se disent: «Hé! La vie est quand même belle, là!» C’était important pour moi de rappeler ça aux gens. On est au Québec, dans un pays où on est chanceux; on a un toit, de la bouffe, un gouvernement qui nous aide. Aux États-Unis, le gouvernement n’aide pas son monde. Nous, on se fait soigner gratuitement, et on est libres, même si on doit porter un masque. Ce n’est pas la fin du monde, et il ne faut pas attendre de tomber malade pour le réaliser. Un masque, ça fait trois ans que je dois en porter un.

Pour revenir à la chanson, comme pas mal tout le monde, tu as été forcée de faire une pause?
Oui, alors j’en ai profité pour consacrer du temps à la Fondation et à Ride de filles, la plus grande randonnée féminine de moto au Québec. Je me suis aussi investie à la boutique Corpa Flora, une entreprise québécoise extraordinaire qui fait aussi des collectes de fonds. Je suis allée les aider au bureau. Finalement, la pandémie m’a permis de consacrer mes énergies à ces activités-là.

Il reste qu’on vit une période difficile. Comment fais-tu pour réussir à garder le moral?
Tout le monde fait son possible, les temps sont durs, mais comme tout dans la vie, ça va finir par passer. Moi, je l’ai appris ces trois dernières années. Quand tu as huit mois de chimiothérapie devant toi et aussi deux mois de radiothérapie... On parle de 10 mois où tu vas être à terre, que ça va être l’enfer, tu ne pourras pas travailler, et donc tu n’auras pas une cenne... Tu te dis que c’est un dur moment à passer, et ça finit par passer. Il faut s’accrocher à ça, avoir confiance, et il faut se le répéter. La seule chose qu’on peut contrôler, c’est soi-même. 

Tu as l’idée d’enregistrer d’autres chansons?
Oui, je suis en écriture et en production pour un album. Pour l’instant, j’aimerais que les gens découvrent What a Wonderful World. La chanson est offerte sur les plateformes habituelles. Je voudrais aussi dire que c’est une amie, Louise Forget, artiste peintre, qui a créé l’image pour illustrer la chanson.


On suit Lulu sur sa page Facebook.
Son duo avec Maka Kotto,
What a Wonderful World, est offert sur les plateformes.
Pour soutenir la Fondation cancer du sein du Québec.

 

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