Ève-Marie Lortie se confie sur le décès de son père | 7 Jours
/magazines/lasemaine

Ève-Marie Lortie se confie sur le décès de son père

Image principale de l'article Ève-Marie Lortie revient sur le décès de son père
Eric Myre

Chaque jour, 12 Québécois reçoivent un diagnostic de cancer de la prostate. Ève-Marie Lortie est l’une des 25 personnalités ambassadrices de la campagne 2020 de PROCURE, un organisme luttant contre ce cancer. Un geste qu’elle pose notamment en ayant une pensée pour son regretté père.

• À lire aussi:
Ève-Marie Lortie en deuil de son père

• À lire aussi:
La fille d’Ève-Marie Lortie quitte le nid familial pour suivre ses traces

Votre père est décédé le 21 août dernier. Est-ce en pensant à lui que vous avez décidé d’être ambassadrice de la campagne Nœudvembre?
Oui. Mon père avait autour de 72 ans lorsqu’il a eu un cancer de la prostate, mais ce n’est pas cette maladie qui l’a emporté. Il l’a combattu tard dans son existence; ce cancer a modifié sa vie d’homme. Grâce à la recherche, aujourd’hui, on peut demeurer en vie: les chances de survie sont formidables. La campagne Nœudvembre permet bien sûr de parler du cancer de la prostate, mais aussi de la santé des hommes en général.

Votre père a ensuite souffert de troubles cardiaques?

Oui, c’est exact. Il en souffrait depuis un certain nombre d’années.

On dit souvent qu’un deuil comporte différentes étapes à traverser. Passez-vous aussi par ces étapes?
Nous, ses enfants, avons vécu une grande frousse il y a un an, en octobre 2019. Notre père était alors entré d’urgence à l’hôpital, et le médecin nous avait dit qu’il se pouvait qu’il ne passe pas la journée. Finalement, mon père a survécu. J’ai donc eu toute une année pour me préparer à son éventuel départ. Mes dernières conversations avec lui venaient avec une charge émotive importante. J’ai souvent répété à mon frère et à ma sœur que je ne me trouvais pas bonne avec un parent vieillissant, parce que j’ai tendance à pleurer. Mais la dernière année m’a aidée à apprivoiser l’idée de perdre mon père. J’étais très proche de lui. Nous avons pu être à son chevet jusqu’à la toute fin. Je lui ai dit qu’il était un bon père. À son tour, il m’a confié à quel point il était fier de moi. Ça aide à faire notre deuil. Toutefois, en raison de la covid, nous n’avons pas encore pu lui faire des funérailles.

Pour faire un don afin de lutter contre le cancer de la prostate, allez à noeudvembre.ca.

Sur le même sujet

À lire aussi

Et encore plus