Jonathan Roberge s'est fait tatouer en l’honneur de son fils Xavier | 7 Jours
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Jonathan Roberge s'est fait tatouer en l’honneur de son fils Xavier

Image principale de l'article Un tatouage en l’honneur de son fils Xavier

L’humoriste et animateur Jonathan Roberge nous explique pourquoi il a décidé de participer à l’émission Encré dans la peau, où il en a profité pour se faire faire un tatouage qui souligne son amour de la moto, un de ses passe-temps favoris. Il nous donne aussi des nouvelles de son fils Xavier, 11 ans, opéré pour un cancer du cerveau.

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Jonathan Roberge a accepté de participer à l’émission Encré dans la peau car il adore les tatouages. «Je voulais qu’il y ait un peu moins de préjugés envers les gens tatoués. Je voulais montrer qu’on n’est pas des tout croches ou des gens du crime organisé», raconte-t-il avec un rire dans la voix. Il enchaîne sur son expérience: «L’enregistrement s’est super bien passé, mais ç’a été une journée longue et fatigante. Se faire tatouer, ça prend de trois à cinq heures. Habituellement, après s’être fait tatouer, on se repose. Là, dès qu’on a eu terminé, on est allés faire l’entrevue. Deux heures plus tard, quand je me suis retrouvé sur la route, j’avais hâte d’arriver chez moi, de prendre une Tylenol, puis de faire une sieste. (rires)»

UNE SOIXANTAINE DE TATTOOS

Jonathan n’a pas hésité longtemps avant de choisir son prochain tatouage. «Pour l’émission, j’ai décidé de me faire tatouer une petite tête de mort avec une barbichette, un casque de moto sur la tête et des lunettes en cuir de type old school. Ça représente l’amour que j’ai pour la moto. C’est ma deuxième passion après le hockey, mais à égalité avec la voile. Je l’ai fait mettre sur la cheville du pied que j’utilise le plus en conduisant la moto. C’est comme un petit clin d’œil.» Il n’a pas trop souffert de l’opération, nous a-t-il assuré. «À cet endroit, ça ne fait pas trop mal. Je pense que j’aurais même pu lire un livre pendant qu’on me tatouait. J’ai eu des tatouages beaucoup plus douloureux, comme ceux que j’ai sur la gorge, les côtes et le sternum.» Questionné sur le prix d’un tel tatouage, il confie: «Un tattoo comme celui sur ma cheville coûte 375 $. Sarah-Jade Beauregard, celle qui me l’a fait, les mérite amplement. Elle a une excellente réputation et a beaucoup de talent.» Jonathan Roberge aime les tatouages, il ne s’en cache pas. «J’ai une soixantaine de tattoos. On s’habitue à cette douleur. On finit même par l’aimer. J’ai un énorme voilier sur la poitrine, pour représenter la maxime de notre famille: On ne peut pas diriger les vents, mais on peut toujours ajuster les voiles. Ça vient des Vikings. Je l’avais lue dans un de mes livres d’histoires et j’avais trouvé ça super beau.» 

DES BAGUES ORIGINALES

Jonathan n’est pas le seul dans son couple à aimer immortaliser des images sur son corps. «Ma conjointe a aussi des tatouages. Elle possède le café Viridi dans le Vieux-Chambly, et son logo est une petite nageuse. Elle se l’est donc fait tatouer sur le bras. Quand on s’est fiancés, au lieu de s’acheter des bagues, on s’est fait tatouer une bague à l’intérieur du doigt, à la place des anneaux.» L’humoriste nous parle d’autres de ses tatouages. «J’ai aussi des gants de boxe et une boxeuse sur mon bras. Chaque fois que des gens que j’aime beaucoup ont combattu une maladie, je me fais faire un tatouage de boxe en leur honneur. Sur ma main droite, j’ai aussi un masque de gardien de but avec un bâton. Depuis que j’ai cinq ans, je joue au hockey, et mon tattoo est sur la main avec laquelle je tiens mon bâton.» Cela fait de nombreuses années que Jonathan est un adepte de tatouages. «J’ai eu mon premier tattoo à 23 ou 24 ans, et j’en ai maintenant 37. Mon fils aîné, Xavier, 11 ans, trouve mes tattoos très beaux. Pour mon plus jeune, deux ans et demi, ce sont des dessins qu’il aime nommer: “Ça, c’est un hibou; ça, c’est un bateau.” C’est comme un livre d’images pour lui.»

UN OISEAU POUR ENCOURAGER SON FILS XAVIER

Jonathan a appris, le 22 novembre 2019, que son fils Xavier souffrait du cancer du cerveau. Il a décidé de souligner son combat contre la maladie de manière originale. «J’ai un oiseau sur la gorge; c’est un cardinal. Ç’a fait extrêmement mal quand je me le suis fait tatouer, mais je l’ai fait pour mon fils, pour l’encourager dans sa bataille contre le cancer du cerveau. Ce tatouage est en son honneur, parce qu’on aime les cardinaux. Mon fils vivait quelque chose d’extrêmement difficile, alors c’était pour moi une façon de lui dire que j’étais avec lui, que moi aussi j’avais mal et que j’avais hâte qu’il reprenne sa vie, son envol. Mon fils a trouvé ça beau! Il a trouvé ça fou, mais il était content!»

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DES TESTS TOUS LES TROIS MOIS

Jonathan nous livre quelques réflexions: «Ça prend deux ans avant qu’on puisse dire qu’un cancer du cerveau puisse être en rémission. Et ça prend huit ans pour dire que le cancer est guéri. Xavier avait 10 ans quand il a reçu son diagnostic, et il a maintenant 11 ans. Il passe des tests tous les trois mois. Chaque fois, on vit un stress. Il y a six mois, on avait peur que ça se soit attaqué à sa colonne vertébrale. On a fait les tests la semaine passée; finalement, tout est beau, il est en pleine santé! S’il y a des cellules malades, il faut les brûler et attendre les résultats; on vit en montagnes russes chaque fois. Il n’y a pas d’écoles ou de livres pour apprendre à vivre avec le cancer de son enfant. On n’est jamais préparé à ça. On passe par une gamme d’émotions quotidiennement. Certains jours, on est nostalgique du temps où il n’était pas malade. Je suis séparé de la maman de Xavier, Caroline, mais on a toujours eu une belle communication. Son mari est un super bon gars. Ma copine connaît mon fils depuis qu’il a trois ans. Quand on a reçu le diagnostic du cancer de Xavier, on venait juste d’enterrer la maman de ma blonde; elle est décédée d’une leucémie. Ça nous a extrêmement rapprochés. La maladie nous a touchés deux fois de suite. On est rendus un beau duo. 


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L’humour, c’est ce qui nous sauve de la torpeur.» Jonathan se remémore ce qu’il a vécu avec son fils. «Le soir même où Xavier a eu son diagnostic, on a pleuré ensemble, mais on a aussi ri ensemble. On était restés dans sa chambre parce qu’il ne pouvait pas sortir de l’hôpital SainteJustine. La journée où notre enfant tombe malade, on comprend que la vie est fragile. Ça nous fait comprendre que la vie ne sera plus jamais rose, qu’elle va toujours être un peu difficile, mais qu’il y a aussi des périodes ensoleillées une fois de temps en temps. Ça m’a mis les deux pieds sur terre. J’ai perdu ma naïveté.»

LA VIE CONTINUE

À propos de ses projets, Jonathan explique: «Je viens juste de terminer le tournage d’un documentaire de 10 épisodes de 30 minutes dont je suis l’animateur. Malheureusement, je ne peux pas trop en parler pour l’instant, mais je peux dire que les gens vont adorer ça. C’est un documentaire comme il y en a peu au Québec.» La pandémie l’a aussi frappé de plein fouet en mars. «Je devais commencer ma tournée de spectacles quand la pandémie est arrivée, alors tout a été arrêté. Ma copine fait du takeout pour l’instant; ça nous aide beaucoup.»

La docuréalité Encré dans la peau est diffusée le jeudi à 20 h, dès le 15 octobre, à Unis TV.

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