Benoit Brière: un confinement sous le signe du déménagement | 7 Jours
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Benoit Brière: un confinement sous le signe du déménagement

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Photo : Eric Myre

En plus de faire face à la covid-19 comme l’ensemble de la population mondiale, Benoît Brière a cette année franchi d’importantes étapes de vie.

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À quoi avez-vous occupé vos derniers mois?
À déménager. D’abord parce que mes filles commencent à être plus vieilles; Béa a 19 ans et vient d’entrer à l’université, et Talie, qui a 18 ans, termine son cégep. Comme nous habitions Saint-Lambert, elles se farcissaient deux heures de transport par jour. Elles sont extrêmement studieuses, alors ma femme et moi avons voulu leur faciliter la tâche. Nous avions déjà dans nos plans de quitter la Rive-Sud pour avoir un pied-à-terre à Montréal, mais nous avons accéléré le processus en pensant à nos filles.

Dans quel domaine Léa, votre aînée, étudie-t-elle à l’université?
En psychologie. C’est une branche où elle excellait déjà au cégep. On verra où tout ça la mènera. Plusieurs universités l’avaient acceptée. 

Peut-on parler d’une bolée?
Oui. Talie également; elle excelle entre autres en mathématiques. Je peux vous dire qu’elle ne retient pas de son père! (rires)

Si vous parlez d’un pied-à-terre, faut-il comprendre que vous avez aussi une maison de campagne?
Oui. En 2015, nous avons acheté un petit lopin de terre dans les Cantons-de-l’Est, avec l’idée de nous y faire bâtir une maison plus tard. L’an dernier, nous avons convenu que le temps était venu de mettre ce projet à exécution. La construction de cette maison a débuté à l’automne dernier. Dans un avenir relativement rapproché, l’idée est d’aller y vivre. Pour le moment, nous habitons tous un pied-à-terre montréalais que nous louons. La covid nous a permis de faire un grand élagage de nos biens. 

C’est-à-dire?
Nous étions à Saint-Lambert depuis 1996, alors vous pouvez très bien imaginer l’accumulation de biens au fil des ans. Nous habitons à Montréal depuis le 15 juin. C’est une année de mouvement, une année de changement. La covid vient avec son lot de mauvaises et de bonnes choses.

Quelles sont les bonnes?
Elle m’aura permis, à moi comme à ma famille, de faire une introspection, un bilan, tant sur le plan professionnel que sur le plan personnel. Ça nous aura aussi permis de nous retrouver tous ensemble. Nous étions déjà très proches les uns des autres, mais nous le sommes maintenant encore plus; le confinement nous a permis d’avoir des discussions plus longues. Évidemment, chacun d’entre nous a aussi besoin de moments seul. Tout comme ma femme et moi, nous avons besoin de moments de couple.

Depuis combien de temps êtes-vous avec Christine Harvey?
Nous sommes ensemble depuis 32 ans. La covid demeure une tragédie, mais je crois que, les miens et moi, nous avons malgré tout réussi à bien nous en sortir sur le plan de la santé mentale, émotive et physique.

Vous avez eu 55 ans le 20 juin. Avez-vous toutmde même pu célébrer?
Sobrement, mais c’est ce que je souhaitais. Et je n’aurai jamais eu autant de vacances que cette année! D’ailleurs, dernièrement, en parlant avec Luc Guérin et Martin Drainville, mes acolytes, nous réalisions que Luc n’avait jamais eu une aussi longue période d’arrêt au travail en plus de 30 ans de carrière. Il capote! (sourire) J’ai compris qu’il est un véritable workaholic, parce que monsieur a profité de sa pause de travail pour refaire seul la teinture de sa maison en bois, au grand complet!      

Deux fois au Théâtre du Nouveau Monde
Ce mois-ci, Benoît Brière participe à deux événements du Théâtre du Nou- veau Monde, qui seront présentés en webdiffusion. «J’ai été très honoré que Lorraine Pintal, la directrice artistique, me demande de participer à deux concerts avec Yannick Nézet-Séguin et l’Orchestre Métropolitain. Il y aura Pierre et le loup, puis Le petit prince, dont la partie musicale est une création québécoise. Lorraine signe la mise en scène du conte Pierre et le loup, dans lequel j’incarnerai Pierre. Et quelques semaines plus tard, je serai du concert-spectacle Le petit prince, qui sera quant à lui mis en scène par Sophie Cadieux.»

Pierre et le loup sera présenté du 16 au 25 octobre et Le petit prince, du 30 octobre au 8 novembre. Pour plus de détails

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