Pascal Morrissette révèle pourquoi lui et Julie Ringuette ont voulu quitter la ville | 7 Jours
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Pascal Morrissette révèle pourquoi lui et Julie Ringuette ont voulu quitter la ville

Image principale de l'article Pourquoi lui et Julie ont voulu quitter la ville
Photo : Patrick Seguin

Cette année encore, Pascal Morrissette est le fier porte-parole de la Semaine des maisons des jeunes, qui se déroule du 12 au 18 octobre. Nous avons demandé à l’animateur, très aimé des ados et qui a lui-même fréquenté une maison des jeunes, de se replonger dans son adolescence, mais aussi de jaser de sa vie de famille avec sa femme, Julie Ringuette, et leur fille, Sam. Le couple, qui attend son deuxième enfant, a d’ailleurs quitté la ville pour la banlieue afin d’y construire un nouveau nid.

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Pascal, quel genre d'adolescent étais-tu?

J’étais impliqué dans plein de choses. J’ai eu le déclic vers 13 ans en fréquentant la maison des jeunes. Je faisais de l’impro, j’animais le spectacle de l’Halloween, je n’arrêtais pas! Je mettais de la vie dans l’école! J’étais un peu tannant, mais j’avais des bonnes notes et une belle attitude, alors les professeurs me pardonnaient mes petits mauvais coups!      

Tu dis que ton passage à la maison des jeunes t’a transformé. En quoi?
J’y ai trouvé un soutien. J’avais un manque de soutien parental, car mes parents travaillaient beaucoup. J’avais besoin de quelqu’un pour prendre soin de moi et me polir. Sans le savoir, ils (les adultes de la maison des jeunes) m’ont responsabilisé. Je me sentais écouté et transformé. Ça m’a donné la motivation et la possibilité de croire en mon rêve de devenir animateur. Avoir ce soutien d’un autre adulte a été super pour moi. C’était un milieu ouvert sur le monde, très multi-culturel, et la diversité, c’est quelque chose que je souhaite inculquer à mes filles. 

À l’ère des réseaux sociaux, on a l’impression que les jeunes sont plus connectés que jamais. En quoi les maisons des jeunes sont-elles encore essentielles? Elles sont le pont entre un jeune et la vraie vie. C’est cette absence de pont qui peut bloquer un jeune ou même l’amener à se retrouver dans un centre jeunesse. Les maisons des jeunes sont des zones tampons dans notre société, un répit pour ceux qui vivent des moments difficiles à la maison. On conseille les jeunes, on les accompagne et on leur fait faire différentes activités. 

Quelles sont-elles?
Du sport, du journalisme, de la cuisine et de la musique... On touche à tout. Il y a même le projet Alter-Ego qui aborde la sexualité avec nos jeunes, chose qu’on ne fait même plus à l’école. Les maisons des jeunes rassemblent; les réseaux sociaux, bien qu’on ait l’impression du contraire, ne favorisent pas le vrai contact.      

Photo : Dominic Gouin


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Les ados de 2020 que tu côtoies, comment sont-ils, comparativement à nous au même âge?
Ils sont pareils comme nous! Ce ne sont juste pas les mêmes éléments qui les entourent, par exemple, la technologie. Ils vivent les mêmes choses que nous, remettent en question leur identité sexuelle, éprouvent leur premier amour, etc., mais ils utilisent d’autres outils pour communiquer. Ils se cherchent comme nous à l’époque, recherchent l’approbation des adultes... c’est la même voie. Ils sont beaux, plus ouverts que jamais et plus allumés que beaucoup d’adultes. Par exemple, l’environnement et la diversité sexuelle ne sont pas des enjeux pour eux, c’est inné. Ils sont volubiles et hot! 

Tu es très près d’eux. Ta relation, comment la décrirais-tu?
C’est spécial car, quand je les croise, c’est super humain, et ils sont surpris de me voir si relax. Je ne joue pas de personnage avec eux, je leur dis les vraies affaires. Pour eux, je suis l’adulte accessible. Ils sont surpris de savoir que j’ai une petite fille, par exemple. Je suis l’adulte qui n’a pas l’air d’un adulte! Pour moi, c’est une fierté et une réussite, car mon but dans la vie est de motiver et d’inspirer des jeunes. Il y a des ados qui m’ont écrit pour me dire: «Grâce à toi, j’ai terminé mon secondaire.» Juste cela, ça me rend heureux et c’est ce que je souhaite dans la vie.

Julie et toi, vous attendez une deuxième petite fille, Eva. Comment se passe la grossesse?
La grossesse va super bien. En ce moment, on a un suivi avec une sage-femme, car nous souhaitons que l’accouchement se fasse cette fois encore à la maison. On a d’ailleurs choisi la maison en ce sens, car cela nécessite un bain avec des caractéristiques spéciales et on veut répéter l’expérience avec Eva.

Qu’est-ce que cette expérience de la sage-femme à la maison vous a apporté?
C’est la plus belle expérience de ma vie! J’ai sorti Sam de l’eau du bain, et on est allés se coucher avec ma femme avec son cordon encore connecté à sa maman. C’est magique et c’est une vraie symbiose! L’accouchement n’est pas traité comme une opération et on respecte vraiment le rythme de la mère et de l’enfant. On a planté le placenta de Sam dans le jardin. C’est symbolique. On n’est pas granos, mais on avait envie de cela!

Sam a eu deux ans cet été. Quel genre de petite fille est-elle?
Elle a de l’énergie et tout un caractère! (rires) Elle est très curieuse, elle parle beaucoup. Son imagination se développe si vite! Je suis convaincu qu’elle aura une grande créativité. Elle veut déjà faire des spectacles comme maman! Elle est affectueuse, proche de ses émotions. 

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Quel papa souhaites-tu être lorsqu’elles seront ados?
Je désire être un père très présent et très ouvert. Je veux être l’ami, mais je suis quand même le plus sévère dans le couple. Les gens ne pensent pas cela naturellement, mais c’est moi qui serre la vis! Avec Julie, il y a huit dernières glissades au parc, avec moi, il y en a une! Julie est carpe diem, moi, je suis plus strict. On se complète à merveille! En fait, je veux être le père dont tu sais qu’il a une opinion tranchée, mais qui est toujours là.

Vous avez quitté la ville pour la banlieue, pourquoi?
On est rendus à Mascouche et on en est très heureux! Cela fait cinq ans qu’on dit qu’on va «slaquer» la cadence, car on a travaillé beaucoup durant les dernières années. Ça n’a jamais arrêté, et là, c’était rendu trop. Julie a recommencé à travailler trois semaines après l’accouchement. Ce n’est pas ce qu’on veut pour notre deuxième. 

Vous cherchiez davantage de calme...
Oui, on était trop proches de l’action. On a donc choisi de s’en éloigner, et cela change tout! Je ne crains pas que ma fille se fasse frapper par une auto, on regarde les lièvres dans la cour et, comme il y a peu de distractions, on se concentre sur la famille. On tenait à avoir de la forêt en arrière, à être entourés de vert. Cette maison est un rêve: tout est calme et je suis moins nerveux.

Pascal est porte-parole de la Semaine des maisons des jeunes du 12 au 18 octobre. Plus de 200 activités sont au programme, découvrez-les au rmjq.org. On peut voir ou revoir Cochon dingue sur le site de Télé-Québec.

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