Claude Legault donne des nouvelles sur le troisième volet de «Dans une galaxie près de chez vous» | 7 Jours
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Claude Legault donne des nouvelles sur le troisième volet de «Dans une galaxie près de chez vous»

Image principale de l'article Des nouvelles du troisième volet de la série
Dominic Gouin

Celui qui a reçu le prix Artis pour son rôle dans Cerebrum et le prix Artis Personnalité masculine de l’année se livre à nous sur la façon dont il a vécu les derniers mois. Il est question de son confinement en couple avec sa belle Gaële, de ses projets à venir et de comment, à 57 ans, il entrevoit la suite des choses...

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Claude, comment ça va?
Je vais bien. Je tourne actuellement 39-45 en sol canadien, une série documentaire, depuis le début de l’été et ça me fait voyager. Je suis allé en Gaspésie, à Ottawa, je vais à Toronto la semaine prochaine et je dois aussi me rendre à Vancouver. Cette série va revenir sur certains événements marquants survenus au Canada durant cette période. C’est fascinant de se plonger ainsi dans la Deuxième Guerre mondiale. Je voyage beaucoup en voiture; j’aime rouler seul pendant des heures, même sans musique. Ça fait du bien de sortir, on a été beaucoup enfermés pendant la quarantaine. Juste sortir et mettre de l’essence me fait du bien!

Tu viens de recevoir le prix Artis Personnalité masculine de l’année. Qu’est-ce que cela signifie pour toi?

J’ai été plus surpris que d’habitude. J’avais l’impression que je n’avais pas fait tant de projets que ça dans la dernière année, mais ma blonde, Gaële, m’a ramené à l’ordre en me rappelant que j’avais fait le Bye Bye, Cerebrum et Appelle-moi si tu meurs dans la dernière année et demie. Mais on dirait qu’avec le confinement et autant de mois sans sortir de la maison, j’avais l’impression de ne pas avoir fait grand-chose. Pourtant, ce n’était pas le cas. Ce fut une belle surprise, c’est plus que flatteur et ça fait du bien, encore plus dans cette période. C’est une belle caresse dans le sens du poil. J’apprécie vraiment beaucoup.

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Que fais-tu de ces trophées?
Comme nous sommes dans les travaux dans la maison depuis quelques mois, plusieurs d’entre eux ne sont pas ici. Mais je vais les mettre dans une bibliothèque quand tout sera rapatrié. J’en ai quelques-uns, mais c’est encore gérable.

Tu es un angoissé de nature; comment as-tu vécu les derniers mois?

J’ai effectivement vécu un peu d’angoisse, mais surtout pour les autres, parce qu’il y a des gens dans ma famille qui sont plus vulnérables. J’ai aussi pensé aux parents de Gaële, qui demeurent en Europe. Mais je n’ai pas eu trop peur pour moi-même. Je fais très attention et je ne prends pas de risques. Je suis les consignes du mieux que je peux. On a aussi passé beaucoup de temps au chalet et ça a fait du bien de changer d’air. Le plus difficile pour moi, c’est de ne pas serrer le monde dans mes bras. Mais je suis loin de me plaindre, car je sais qu’il y en a qui l’ont eue beaucoup plus difficile que moi. Mais cette absence de promiscuité est douloureuse. Ce qui me frappe aussi beaucoup et ce qui me fait de la peine, c’est de voir qu’il y a de la désolidarisation ces derniers temps. Les propos sont violents et la discussion est rendue presque impossible. C’est pour ça que j’ai choisi de rester loin des réseaux sociaux ces derniers mois. Je reste tranquille.

Est-ce difficile pour toi de rester tranquille et de ne pas répondre ou argumenter sur les réseaux sociaux?
Non. Je me suis rendu compte que, ces jours-ci et à l’époque dans laquelle nous sommes actuellement, ça ne sert à rien d’argumenter avec qui que ce soit sur les réseaux sociaux. Ça ne fait que jeter de l’huile sur le feu. J’ai envie que l’on se fasse une caresse collective, je pense que c’est de ça qu’on a tous besoin. J’ai comme plus le goût de tendre la main aux gens et d’être plus courtois. 

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Comment Gaële et toi avez-vous meublé ces temps libres?

On est dans les travaux à la maison, et on a tout de même dû investir pas mal de temps là-dedans. C’est beaucoup plus long que prévu, et on commence à être éprouvés par les travaux. On ne fait pas tout nous-mêmes, mais on fait ce que l’on peut, et disons que ça déplace de la poussière. On est donc souvent dans le ménage. On est en retard de deux mois, mais c’est normal et on va y arriver. On est résilients dans tout ça. On refait le sous-sol, l’électricité, et on fait refaire le drain français. J’ai une vieille maison, et elle a besoin de beaucoup d’amour. Je n’ai pas beaucoup de talent en construction, donc je dois vraiment engager des gens pour effectuer le travail.

Est-ce que ç’a été difficile de ne pas travailler pendant plusieurs semaines?

Heureusement, à un certain moment, Pierre-Yves Bernard et moi, on s’est mis à travailler sur le scénario du film Dans une galaxie près de chez vous III. On a pu continuer à avancer et on a déposé un synopsis chez les producteurs. Sinon, on a beaucoup regardé des séries télévisuelles, Gaële et moi. On a aussi beaucoup lu, on a refait le monde en jasant et je pense qu’on s’en est bien sortis. Mais tout ça a été pire pour ma blonde, puisque le monde de la musique a vraiment été mis sur pause. Ses spectacles ont été reportés ou annulés. Cette pause a été difficile au début, mais je dois aussi dire que quand tout est reparti, j’ai trouvé ça brutal. Mon corps et ma tête s’étaient mis sur pause, et ç’a été difficile de reprendre.

Ta mère est assez âgée. As-tu pu la voir?

J’ai pu la voir un peu. Il m’est arrivé de faire ses épiceries et, à un moment donné, elle a voulu aller chez sa coiffeuse. Ma mère était complètement déprimée de voir ses cheveux tout croches et d’avoir une repousse. On s’est protégés les uns des autres, et elle était tellement heureuse de cette petite sortie! Ça a fait le plus grand bien à son moral.

Est-ce que tu t’inquiètes pour ton métier?

C’est certain que oui, mais je regarde certains tournages qui se font et c’est un beau laboratoire. Je pense que nous allons apprendre une nouvelle façon de faire avec tout ça. C’est certain qu’il y a eu un moment où la situation m’inquiétait davantage, mais je sais maintenant que tourner est possible. De mon côté, certains tournages ont été reportés, dont la deuxième saison de Cerebrum que j’ai très hâte de tourner, mais il semble que ça ne sera pas avant l’hiver prochain. Mais je suis aussi de ceux qui pensent qu’il va falloir apprendre à vivre autrement, être plus conscients de la présence de certains virus et changer nos habitudes, bouger des choses.

Tu me parlais plus tôt du troisième film de Dans une galaxie près de chez vous; à quoi peut-on s’attendre à son sujet?
Ce sera un film fidèle à ce qu’ont été la série et les deux films précédents. Ce sera vraiment dans le même esprit. Il y a beaucoup de choses qui vont se boucler dans le film, et on va retrouver les personnages plusieurs années plus tard. Je pense que le message écologique sera encore plus pertinent. Ce sera toujours le même équipage et l’humour sera le même. Je rêvais de faire un trio de films, et on s’en va vers ça. Il y aura peut-être même un quatrième film. Ce qui me touche avec ce projet, c’est qu’il y a tellement d’admirateurs inconditionnels qui peuvent réciter plusieurs boutades des personnages par cœur! Dans une galaxie est une belle maladie qui nous a dépassés, et je pense que si l’équipage du Romano Fafard débarquait dans nos cinémas en fin de pandémie, ça ferait du bien à beaucoup de monde.




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