Édith Cochrane révèle les changements importants apportés pour le retour des Enfants de la télé | 7 Jours
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Édith Cochrane révèle les changements importants apportés pour le retour des Enfants de la télé

Image principale de l'article Une nouvelle saison sous le signe du changement
Photo : Julien Faugere

Après avoir vécu le confinement entourée de son conjoint, Emmanuel Bilodeau, et de leurs trois enfants, Édith Cochrane est de retour au boulot à la coanimation des Enfants de la télé. Réflexions sur son métier, avec cette nouvelle façon de travailler, et sur la belle surprise qu’a été la naissance de sa fille, Adelaïde, maintenant âgée de deux ans et demi.

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Édith, tu as repris le travail dernièrement... Comment cela se passe-t-il sur le plateau des Enfants de la télé?
C’est une nouvelle vie. Ça se passe comme dans toutes les sphères de notre quotidien, à l’épicerie, à l’école. Tout se fait très bien. C’est très réglementé, et on se sent en sécurité. Autour de la table, nous étions déjà pas mal à 2 m les uns des autres; maintenant, on est juste un petit peu plus loin.      

Vous n’avez évidemment pas de public en studio...
Non, mais on s’y fait. Évidemment, ça change le rythme de l’émission, car on est habitués d’avoir des rires et des applaudissements, et mon rôle est justement de faire rire du monde. Alors, c’est sûr que je fais rire moins de monde! On se concentre plutôt à faire rire nos invités et à détendre l’atmosphère. Pour les gens à la maison, j’ai l’impression que ça ne fera pas une si grande différence que ça. On voit des gens autour de la table, on regarde des extraits, on rit, on jase. Ça se passe bien, et on s’est rapidement habitués. 

Avez-vous dû apporter d’autres changements à l’émission?
Oui, par exemple, quand on a fait un spécial ayant pour thème «retour après la pandémie», avec tous les gens qui ont été actifs durant cette période de confinement, comme France Beaudoin, Arnaud Soly, Ricardo, Stéphane Rousseau, Sébastien Bovet, il a fallu faire les choses différemment. Avant, on se retrouvait tous autour de la table, mais, puisque c’est impossible aujourd’hui, nous avons créé une section à l’arrière, où il y avait le public auparavant, que les invités peuvent occuper.

Photo : Patrick Seguin


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Allez-vous présenter beaucoup d’émissions spéciales?
Oui. Il y en a une sur la carrière de Guylaine Tremblay et une autre sur celle de Guy A. Lepage, entre autres. On a aussi tourné un spécial téléréalité, et c’était extraordinaire! Nous avions autour de la table des animateurs et des participants à des téléréalités; ça n’avait encore jamais été fait.

Et comment avez-vous vécu le confinement, ta petite famille et toi?
Dès le jour un, on s’est retirés complètement au chalet. Les enfants ont su qu’ils n’avaient pas d’école le lendemain, et on a supposé que ça durerait quelques jours. Finalement, nous y sommes restés cinq mois. Nous sommes revenus pour la rentrée des classes. Comme notre chalet est à une heure de Montréal, j’ai fait quelques allers-retours pour le travail; Emmanuel aussi, pour tourner dans Toute la vie. On est bien conscients d’être privilégiés. On était dans un cadre vraiment merveilleux. Sauf qu’avec trois enfants confinés dans un chalet, dont une petite qui a deux ans et demi... Comme tout le monde, à un moment donné, on a commencé à trouver ça pas mal long et à se dire qu’à tous virailler en dedans, on allait devenir fous! Mais on avait la chance et le luxe de pouvoir sortir, de faire du ski et de patiner; et, cet été, de se baigner dans le lac.      

Est-ce que vous vous êtes arrêtés, Emmanuel et toi, à réfléchir à votre travail qui allait changer?
Bien oui! On a même pensé qu’on ne travaillerait plus. Avec une longue pause comme celle-là, on remet tout en question. En même temps, c’est très bien parce que ça a permis à beaucoup de gens de repenser leur vie et leur quotidien, et de revoir leurs priorités. On s’est dit qu’on allait peut-être demeurer à la campagne, changer de mode de vie et essayer d’être plus autosuffisants. Mais, plus le temps avançait, plus on réalisait qu’on aimait notre vie, nos amis, l’action, notre travail. Il reste que notre travail, je crois, ne se fera plus jamais comme avant. Ça a beaucoup changé. Alors, quand on va recommencer à avoir plus de proximité, on va vraiment l’apprécier. On a quand même vécu un choc. On est passés par plusieurs étapes, comme quand on vit un deuil. Je pense qu’après ça, la vie a nécessairement un goût différent.

Tes enfants ont quel âge, maintenant?
Emmanuel a une grande fille, Philomène, qui a 24 ans. Notre plus vieux, Siméon, a 12 ans; il vient de commencer le secondaire. Il y a ensuite Paul-Émile, 10 ans, qui est en cinquième année, et Adelaïde, qui a deux ans et demi. Elle a adoré la pandémie! Elle est sûre que c’est comme ça que ça se passe dans la vie: tu as toujours tes parents 24 heures sur 24 avec toi, tes frères sont là et tu es au chalet. Pour elle, c’est ça, la vie!

Photo : Julien Faugere


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Tu as aussi eu l’occasion de tourner dans un film cet été...
Oui. Il a pour titre La révision et il est produit par Denise Robert. Il y a, entre autres, Patrice Robitaille qui joue le rôle d’un professeur de cégep; moi, j’incarne la directrice du collège. J’ai eu sept jours de tournage. À part ça, j’ai passé des auditions; il y a des petites choses par-ci, par-là, mais rien de confirmé pour l’instant. Je dois avouer que je suis vraiment contente de faire Les enfants de la télé; on n’est pas restés longtemps dans l’incertitude puisque notre nouvelle saison a été confirmée rapidement. 

Est-ce que la comédienne en toi caresse un rêve? Y a-t-il un rôle particulier que tu aimerais jouer?
Oh, bonne question! Qui m’amène à me demander comment le métier va évoluer. Normalement, je t’aurais dit que j’aimerais faire un gros show de théâtre, mais est-ce que ça va encore être possible? Est-ce que ce sera aussi le fun? Est-ce qu’on va répéter en distanciation? Pour l’instant, il est très difficile de se projeter dans l’avenir. On est un peu à la merci de ce qui va se passer... Alors, pour l’instant, je suis vraiment contente de travailler dans des conditions sécuritaires et encore le fun. Je chéris ce que je fais en ce moment et je l’apprécie. 

Parlant d’avenir, dirais-tu que tu es une mère différente avec Adélaïde en sachant que c’est sans doute ton dernier enfant?
Oui, je l’espère! (rires) Ç’a été vraiment un super beau cadeau de la vie! On ne s’attendait pas à ça du tout. Moi, j’étais bien heureuse avec deux gars: je pensais que c’était terminé et j’étais contente de ce que j’avais accompli. Et là, Adélaïde est arrivée comme une surprise. C’est une enfant qui a beaucoup d’énergie, mais qui est très affectueuse et très douce. Elle est brillante. Chaque jour, je me dis: «Mon Dieu, tout ce qu’on aurait manqué si on ne l’avait pas accueillie dans notre famille!» On a accepté de relever le défi d’avoir un autre enfant, même si on était plus vieux comme parents. Les gars n’en reviennent pas, ils capotent vraiment sur leur petite sœur. 

Avais-tu déjà rêvé d’être mère d’une fille?
Je me suis rarement posé la question, mais je me suis souvent imaginée avec des gars. Quand j’ai eu un garçon, puis un deuxième, je n’étais pas déstabilisée. J’étais contente. Mais Adélaïde et moi, on a vraiment un lien particulier. Il y a vraiment une complicité entre nous; je dirais presque une symbiose. Elle est très collée sur sa mère; il y a un attachement particulier entre elle et moi. J’ai l’impression d’être une meilleure mère parce que je suis plus relaxe. J’en ai vu d’autres. Je me mets moins de pression et je profite plus du moment présent. Il y a eu une période où j’étais nostalgique par rapport à mes bébés, où je les trouvais déjà grands et où je me disais que ça avait passé vite. Là, on dirait que j’en profite plus. 

Les enfants de la télé, dès le mercredi 16 septembre 20 h, à Radio-Canada.

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