Marc-André Grondin révèle pourquoi le film «Mafia Inc.» a été particulièrement important pour lui | 7 Jours
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Marc-André Grondin révèle pourquoi le film «Mafia Inc.» a été particulièrement important pour lui

Image principale de l'article Pourquoi Mafia Inc. a été important pour lui

Dire de Marc-André Grondin qu’il a grandi sur les plateaux de tournage est un euphémisme. À l’âge de trois ans, il tournait déjà sa première pub. Ses 33 années de carrière n’ont toutefois pas émoussé son amour du métier, qu’il pratique avec la même passion. Alors qu’il tient la vedette dans la série Fragile, l’acteur revient sur le riche parcours qui est le sien.

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Marc-André, Fragile prendra l’antenne cet automne. Parlez-nous de Félix, votre personnage.
C’est un gars qui a pris une mauvaise trajectoire dans la vie. Le jour où il sort de prison, il retourne dans sa ville natale pour s’y refaire une place. C’est un personnage qui me touche beaucoup. Avec lui, on explore la question de la rédemption; qu’il est possible de faire des erreurs dans la vie et de changer éventuellement. Dans cette série, il y a une quête d’identité, à travers l’image qu’on projette versus la personne qu’on est. Si on a changé, mais que les autres continuent à nous voir comme on était avant, qui est-on réellement: une version améliorée de soi ou la personne d’avant? Une journée a changé la vie de Félix, mais il a réussi à utiliser quelque chose de négatif pour en faire quelque chose de positif.
 

Avez-vous d’autres projets au programme?
Le film Mafia Inc. est disponible en vidéo sur demande. Quant à mes autres projets, ils ont été remis à plus tard à cause de la pandémie. Je fais de la production télé, ce qui m’a tenu bien occupé pendant la dernière année et demie. C’est une nouvelle facette de ma vie qui me rend heureux et me permet de m’épanouir. Je suis sur les plateaux de tournage depuis que je suis enfant. J’ai toujours été impressionné par le talent des autres et je continue de l’être. S’investir dans la production est une manière de mettre en valeur des gens, des artistes et des histoires.
 

Vous auriez tourné votre première pub à l’âge de trois ans. Est-ce exact?
Oui, une pub de jus d’orange. Puis, j’ai rapidement enchaîné avec le téléroman Un signe de feu. J’étais bien entouré: j’avais des parents qui me soutenaient et qui m’encourageaient sans me forcer. Au contraire! L’école a quand même toujours été plus importante que le métier; la différence pour moi, c’est que pendant que mes amis jouaient au hockey, moi, je jouais dans des téléromans.
 

Votre désir de jouer remonte donc à l’enfance...
Je pense que je voulais simplement faire comme mon grand frère qui avait commencé avant moi et qui tournait dans plein de trucs. Ma mère l’accompagnait, et moi, j’accompagnais ma mère. À un an et demi, j’étais sur les plateaux. Ça m’a pris beaucoup de temps avant de comprendre que c’était un travail. Quand on me demandait ce que je voulais faire dans la vie, je nommais autre chose qu’acteur, puisque pour moi, c’était un jeu, un passe-temps. De plus, je n’ai jamais eu à m’occuper de l’argent; ce sont mes parents qui s’en chargeaient. Ils ont continué à m’offrir des cadeaux à même leurs revenus. Je n’ai pas été plus gâté que les autres. Je n’avais jamais associé ce travail à l’argent, comme je n’avais jamais vu de tapis rouges ou de galas. C’était un jeu, j’avais du plaisir à jouer.

Vous ne faisiez donc pas ce métier pour les avantages qu’il apporte.
Non, mais je travaillais fort. Parfois, je jouais dehors, mais je devais m’interrompre afin d’étudier mes textes pour le lendemain. Il a fallu que je fasse des choix. Par exemple, j’ai dû choisir entre le jeu et le hockey; je ne pouvais pas faire les deux. C’est un milieu qui n’est pas facile pour un enfant. Il faut être bien entouré pour grandir de façon saine. Après Un signe de feu, j’ai tourné dans Sous un ciel variable. J’ai passé mon primaire sur les plateaux, entouré d’adultes. Les gens étaient super gentils avec moi. J’étais un enfant allumé, j’avais de la jasette, je connectais avec tout le monde. C’était un bel environnement. Encore aujourd’hui, quand je croise une maquilleuse à Radio-Canada, elle me dit qu’elle m’a vu grandir!

On en déduit que vous étiez bon à l’école pour arriver à tout concilier...
Oui, mais il fallait que je travaille pour réussir. Mon frère était très talentueux à l’école: il n’avait pas besoin d’étudier beaucoup pour avoir des notes extraordinaires. Moi, je n’étais pas un génie, mais je travaillais fort. Ma mère me faisait faire mes devoirs et mes leçons. Elle me faisait même apprendre mes textes à une époque où je ne savais pas lire. Je connaissais les répliques de tout le monde! Ma mère a une patience extraordinaire. Elle a toujours été très dévouée et elle nous a consacré plusieurs années de sa vie pour nous permettre de faire ce que nous voulions faire, avant même d’entreprendre sa propre carrière.

C’est souvent avec le recul qu’on reconnaît à quel point nos parents ont été dévoués...
Effectivement. C’est dommage qu’on n’ait pas ce regard objectif sur nos parents à l’adolescence... (rires) Adulte, quand on se rend compte des sacrifices que nos parents ont faits, ça met la barre haute... J’ai été chanceux. 

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Êtes-vous fier de ces 33 années de carrière?
Je me trouve chanceux, mais je ne tiens rien pour acquis. J’ai toujours été assez discret. Cela a fait en sorte que les gens ne se bousculaient pas pour m’offrir des rôles. Malgré tout, j’ai réussi à avoir assez de travail pour survivre et avoir de super beaux projets qui ne me faisaient pas regretter d’avoir attendu un an et demi avant de pouvoir travailler. 

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Et la France... Vous aimeriez y travailler de nouveau?
Je n’ai rien fait pour faire avancer ma carrière en France depuis six ou sept ans. On m’offre des choses parfois, mais il me faudrait un projet vraiment très intéressant pour que j’aie le goût de repartir et d’être loin de tout le monde pendant plusieurs mois. Je n’avais jamais fait de démarches pour travailler là-bas, mais ça m’est arrivé. Ç’a été une chance extraordinaire! J’ai vécu des choses que je n’aurais jamais pensé vivre. Je n’ai jamais vu ma carrière comme un escalier à monter. Tant et aussi longtemps que j’ai du plaisir à faire mon travail avec les gens et que je vis bien, je suis heureux. Jusqu’à maintenant, c’est ce qui s’est produit. Il arrive toujours quelque chose. Avant Mafia Inc., j’ai passé un an et demi sans travailler. Ç’a été extrêmement dur. Ce film a été un super beau cadeau qui m’a fait oublier cette période difficile.

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