Une nouvelle série documentaire touchante animée par Josélito | 7 Jours
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Une nouvelle série documentaire touchante animée par Josélito

Samedi 20 h, Radio-Canada / début: 12 septembre (nouveauté)

Josélito Michaud
Photo : © RADIO-CANADA

Josélito Michaud

Josélito Michaud possède un véritable don, celui d’écouter les histoires de vie des gens avec une telle empathie qu’ils se livrent complètement. Il est de retour avec une nouvelle série documentaire dans laquelle des inconnus d’exception racontent des événements marquants de leur vie.

Josélito Michaud n’était pas certain de revenir à la télévision jusqu’à ce qu’un sujet se mette à hanter son esprit: les parents dont les enfants ont commis des gestes irréparables. Son amoureuse, Véronique Béliveau — productrice au contenu de l’émission —, et lui ont proposé à Radio-Canada un projet de série documentaire qui lui permettrait d’aborder non seulement ce thème, mais aussi ceux des mères porteuses, des victimes d’attentats, des condamnés à tort et des personnes qui changent de vie du tout au tout. «Radio-Canada a tout de suite accepté! Nous avons fini de tourner le 14 février. La série devait être diffusée à l’été, mais a été retardée à l’automne à cause de la pandémie, et j’en suis très content», explique l’animateur.

Photo : © Picasa

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Des inconnus d’exception

Chacun des sept épisodes d’une heure raconte trois histoires liées par un thème. Celui des parents dont les enfants ont commis l’irréparable et celui des victimes d’attentats comportent toutefois six histoires en deux épisodes. Josélito interviewe plusieurs personnes — une sœur ou une tante témoins de l’histoire, par exemple — pour raconter chacune de ces tranches de vie. Les gens qu’il rencontre n’ont rien d’ordinaire.

«Ce sont des inconnus d’exception, un terme qui m’est cher, car je suis écœuré d’entendre parler du “monde ordinaire”, comme si ces gens-là n’étaient pas intéressants parce qu’ils ne sont pas des vedettes. Ces personnes ont de grandes histoires à raconter», souligne l’intervieweur. Il admet toutefois que cela demande plus de travail de délier les langues de personnes qui ne sont pas des célébrités. «Ça prend toute une technique, car ces gens ne sont pas habitués à la caméra. Et en plus, on pénètre dans leur univers avec notre équipe de tournage. C’est plus difficile, mais j’aime tellement ça que j’étais prêt à relever le défi», ajoute-t-il.

Pauline Marois et l’attentat

Deux exceptions confirment la règle dans la série: Pauline Marois et Yves Desgagnés racontent comment ils ont vécu l’attentat au Métropolis commis le 4 septembre 2012 par Richard Henry Bain contre la nouvelle première ministre. «J’avais déjà abordé le sujet avec Mme Marois dans le passé, mais elle n’avait pas vraiment voulu en parler longuement. Cette fois, elle raconte ouvertement ses sentiments lors des événements et explique comment, grâce à sa nature, elle a fait face à la situation. En ce qui concerne Yves Desgagnés, je pense que c’est la première fois qu’il en parle véritablement», affirme Josélito Michaud, qui s’est aussi entretenu avec des survivants des attentats de l’École polytechnique, du Collège Dawson et de la grande mosquée de Québec.

Les émotions au-delà des faits

Bien que l’animateur résume chaque histoire pour bien situer les téléspectateurs, ce qui l’intéresse n’est pas tant de relater les faits à la manière d’un documentaire judiciaire que de mettre en évidence les émotions ressenties à ce moment-là. «Je veux savoir comment les gens ont réagi émotivement aux situations. Quand on est accusé d’un crime qu’on n’a pas commis, par exemple, c’est extrêmement touchant ce qu’on vit derrière les murs pour essayer de faire sortir la vérité», précise-t-il.

Josélito n’est pas peu fier de cette nouvelle série. «C’est ce que j’ai fait de meilleur depuis longtemps ou, du moins, ce qui ressemble le plus à ce que je veux faire maintenant», soutient-il. Que retient-il de ces rencontres bouleversantes? «L’incroyable capacité qu’a l’être humain d’aimer malgré tout. J’ai écouté des parents dont les enfants ont tué essayer de les défendre, de les protéger, même s’ils reconnaissent l’horreur des faits. Ils sont toujours capables de les aimer», conclut l’animateur, admiratif devant la force de l’être humain.

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