Tout sur la nouvelle vie de Stéphanie Bédard | 7 Jours
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Tout sur la nouvelle vie de Stéphanie Bédard

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ÉTIENNE BOISVERT

Beaucoup d’entre nous ont découvert Stéphanie Bédard à Star Académie en 2005. L’artiste talentueuse aura 38 ans le 17 septembre et, en 15 ans, elle a su exploiter diverses facettes de sa personnalité. Elle est, entre autres, devenue une femme d’affaires très inventive.

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Vous êtes retournée vivre à Saint-Élie-de-Caxton après avoir vécu neuf mois à Montréal. Qu’est-ce qui explique ce départ de la métropole?

Je me suis séparée. J’habitais avec Nicolas, mon copain, à Saint-Élie depuis trois ans. Je possède une maison située près d’un lac, à Chertsey, mais j’ai senti le besoin de me rapprocher de mon monde. Comme j’étais à nouveau célibataire, je commençais à trouver mes soirées longues, là-bas. En déménageant à Montréal, j’ai cherché à retrouver l’énergie que j’avais dans la vingtaine. Ce qui a été bien pendant l’été. Mais avec l’automne et l’hiver, j’ai vécu l’équivalent d’une petite dépression saisonnière.

Pourquoi?

Parce que je ne suis pas une adepte de sports d’hiver. Je trouvais mon petit logement déprimant. Puis est survenue la covid. Depuis janvier, je pensais redéménager à Saint-Élie, parce que je m’y étais déjà fait beaucoup d’amis. J’ai d’abord choisi d’aller m’y confiner chez mon meilleur ami. Depuis le 15 mai, je loue une petite maison sur le bord d’un lac magnifique. Après mûre réflexion, je crois que j’ai trouvé mon village.

Que voulez-vous dire?

C’est mon port d’attache. À 37 ans, j’ai réalisé que sa communauté et sa vie sociale me plaisent et me conviennent. Je me lève avec le soleil, je vais faire du kayak sur le lac, je bénéficie d’un bon quatre, cinq heures de vie riveraine avant de commencer à travailler.

Qu’est-il advenu de votre maison de Chertsey?

J’en suis encore la propriétaire et je la loue comme chalet.

Êtes-vous toujours célibataire?


Le meilleur ami dont je parlais est devenu mon copain. Nous formons un couple depuis février ou mars.

Parlons de votre nouveau projet, La route des lacs. Comment est-il né?

Lorsque j’habite près d’un lac, je trouve une certaine paix, je me sens plus zen, j’ai plus de facilité à décrocher. La pandémie m’a fait réfléchir et je me suis demandé comment je pourrais reprendre le boulot de façon originale. C’est là que j’ai pensé à donner des spectacles sur les lacs du Québec, à même un quai flottant, accompagnée d’Alexandre Bonneau, qui est guitariste. Du même coup, on découvre d’autres petits coins de paradis. Il n’y a pas de limite quant au nombre d’embarcations, à condition qu’elles soient à deux mètres l’une de l’autre. Une semaine après avoir lancé le projet, il y avait déjà 140 demandes. Je commence à penser à poursuivre l’expérience l’été prochain.

Ce concept fait aussi appel aux demandes spéciales des gens que vous visitez, non?

Oui. Depuis deux ans déjà, je donnais des spectacles Jukebox dans les propriétés des gens. Les personnes consultent une plateforme Web où environ 300 chansons sont mentionnées et elles peuvent y faire leur sélection. Mon équipe et moi, nous utilisons la même plateforme pour La route des lacs. À l’arrivée, nous avons un spectacle de 90 minutes. Je privilégie aussi beaucoup l’interaction avec les gens. Je connais les noms de ceux et celles qui ont fait les demandes et je m’en sers pour essayer de connaître un peu leurs histoires.

Par ailleurs, vous êtes aussi fabricante de savons. Cela fait-il longtemps?

Oui, je fabrique des savons et un shampoing depuis sept, huit ans, à la maison. À un moment donné, j’ai réalisé qu’on faisait plus attention à ce qu’on mange qu’à ce qu’on se met sur la peau, que ce soit les shampoings, les crèmes pour le visage, les déodorants ou le maquillage. Je ne me maquille plus depuis déjà un moment, j’ai envie de m’aimer comme je suis, sans avoir à farder le tout. Ça ne me tente plus! Puis j’ai trouvé mes artisans pour les crèmes. De fil en aiguille, des personnes ont commencé à me demander mes savons et mon shampoing. On parle d’ingrédients naturels, pas de produits chimiques. J’en vends depuis trois ans. Tout découle de mon mode de vie, de mon rapport avec la nature.

Ce côté femme d’affaires, souhaitez-vous le voir prendre de l’expansion?

Oui, et je devrai embaucher. Alors je fais dans la musique, les savons, je loue mon chalet, et j’alimente aussi mon blogue. En somme, vous vous êtes réinventée, bien avant que la formule soit devenue populaire avec la pandémie. Ce n’est pas que je réinvente, mais je me rends compte que je suis une entrepreneure avant tout. Dans la vie, je suis une «trouveuse» de solutions. Travaillez-vous à un troisième album? Oui, il devrait sortir l’an prochain

Pour en savoir plus sur son spectacle La route des lacs ou ses savons et shampoings, allez sur son blogue bellesansartifice.com.

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