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Tout sur le changement de vie d'Audrey de Montigny

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Photo : Eric Myre / Les Publica

En 2003, le Québec entier s’est passionné pour Audrey De Montigny qui, à 17 ans, prenait part à la première saison de Canadian Idol. La jeune fille de Sainte-Julienne à l’anglais approximatif a conquis tout le monde par son talent et son courage de participer à une émission pancanadienne. Aujourd’hui, la chanson est chose du passé pour Audrey, qui mène une brillante carrière de courtière immobilière.

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Audrey, vous aviez terminé le concours en quatrième position et, par la suite, vous avez fait trois albums; votre plus gros succès a été Même les anges. Qu’estce qui vous a amenée à délaisser la chanson?
Je dirais que ça s’est fait graduellement. Quand j’ai rencontré mon chum, Francis Romano, qui est dans le domaine de la construction (ils sont ensemble depuis 13 ans), j’ai commencé à penser à un plan B, parce que je faisais moins de spectacles et moins d’apparitions à la télé. Et comme je suis ambitieuse, je me suis demandé si je devais toujours vivre comme ça dans l’attente ou si je devais plutôt passer à autre chose. J’ai écrit sur une feuille ce qui me passionnait, et c’est à ce moment-là que je me suis tournée vers l’immobilier. C’était il y a 10 ans.

Était-ce un domaine qui vous attirait?
J’ai toujours aimé tout ce qui touchait à la décoration et à la visite de maisons. Et puis le contact avec le public était un aspect important pour moi.

Avant de plonger dans l’immobilier, vous avez quand même participé à plusieurs émissions de Bye Bye Maison à Canal Vie. Vous ne vouliez pas en faire d’autres?
J’en ai fait une dizaine, et ça me faisait triper. Même si j’adorais le milieu artistique, j’ai compris que j’aimais avant tout le contact avec les gens. Et comme je n’aime pas la routine ni les emplois de 9 à 5, l’immobilier m’attirait énormément. J’ai appris à bâtir mon agenda en fonction de ma famille, ce qui est ma réalité, et aujourd’hui je peux dire que je suis bien dans ma vie.

Justement, vous êtes maman de deux enfants. Quel genre de mère êtes-vous?
Je dirais que je suis une bonne maman. Je suis très présente pour Gabriel, qui a trois ans et demi, et Nathan, qui a cinq ans et demi. Je fais beaucoup d’activités avec eux. Côté discipline, ce n’est pas mon point fort; j’ai parfois du mal à dire non. Mes enfants sont mon plus grand bonheur. Je suis une maman dévouée, fière de ses deux petits cocos!

En plus d’être comblée par votre famille, vous vous plaisez dans votre emploi dans lequel vous vous démarquez...
Oui, et j’ai eu une bonne nouvelle en janvier: j’ai appris que j’étais le courtier no 1 chez RE/MAX Privilège en classement individuel, puisque c’est moi qui ai fait le plus grand nombre de transactions pour l’année 2019.

Qu’est-ce qui fait votre succès?
Quand on commence dans l’immobilier, ça coûte cher. Il y a les frais de bureaux, entre autres, et on est entrepreneur, travailleur autonome. Il faut être bien organisé; et je le suis, je budgète bien. Je ne suis pas gratteuse, mais je ne vis pas au-dessus de mes moyens. Je suis contente quand je vends une maison, mais je le suis encore plus quand je vois la réaction de mes clients. C’est ce qui me fait triper. Tous ceux qui me connaissent m’appellent la Petite Fourmi parce que je n’arrête jamais. Je travaille beaucoup. Je n’attends pas que le téléphone sonne, je provoque beaucoup les choses. Je crée mon horaire en fonction du travail et de la vie familiale. Je suis souvent sur la route, et il y a des week-ends où je n’ai pas le choix de travailler, mais il y a un bel équilibre.

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Éprouvez-vous parfois des regrets par rapport à la chanson?
C’est sûr que ça reste une passion et que ça va toujours m’habiter, mais la vie n’est pas mal faite. Elle m’a dirigée vers autre chose où je suis épanouie et où je peux exceller. J’ai toujours fait les choses avec passion et, si je n’obtiens pas de résultats, je suis malheureuse. Mais c’était cool ce que j’ai vécu: j’adorais faire de la télé, participer à des émissions... C’est quand les choses se sont mises à être plus tranquilles que j’ai réalisé que je n’aimais pas être dans l’attente et qu’il fallait que ça bouge. Je voulais avancer, avoir une maison et, un jour, des enfants.

Votre bilan est donc positif?
À 34 ans, j’ai du recul et j’apprécie tout ce que j’ai vécu. Tu sais, quand on a 17 ans et qu’on prend un verre à côté d’Alice Cooper, et qu’on rencontre Nelly Furtado, Pink, Céline Dion, Mariah Carey... J’ai eu la chance de côtoyer tous ces artistes, et c’était très agréable. Je suis reconnaissante pour tout ça et j’ai beaucoup de gratitude pour tout ce que j’ai.

Quel est le plus beau souvenir que vous conservez de cette expérience?
Je dirais que c’est l’ensemble de l’expérience: du jour 1 où j’ai fait l’audition à Canadian Idol à toutes les étapes que j’ai franchies et qui m’ont permis de me rendre jusqu’à la fin du concours. Pour moi, c’était une réussite chaque fois, parce que je n’avais pas d’attentes. Je me suis lancée là-dedans parce qu’à l’époque, il fallait avoir 18 ans pour participer à Star Académie, et je n’avais que 17 ans. Finalement, parmi les 25 000 participants, j’ai été la première des filles à être finaliste, et je suis arrivée quatrième au classement. Cette expérience m’a permis de grandir et d’acquérir énormément de maturité, parce c’était gros et que c’était stressant pour moi de faire des shows live en anglais, entourée du jet-set du milieu artistique. J’ai fait ce concours avant tout parce que j’aimais chanter et que je pensais que je me débrouillais bien. Aujourd’hui, je me dis que j’ai eu de la chance aussi, parce qu’il y a tellement de chanteurs talentueux au Québec!
 

Votre carrière artistique a duré combien de temps?
Environ cinq ans, de 2003 à 2008, parce que mon dernier album est paru en 2007. C’est drôle parce qu’après tant d’années, il arrive que les gens aient le sentiment de me connaître, et ça me surprend. C’est là qu’on voit la puissance de la télé! Ça me fait chaud au cœur. D’ailleurs, quand j’ai débuté dans l’immobilier, j’étais sûre que ça allait m’aider dans ma carrière, que les gens allaient se souvenir de moi, mais ça ne s’est pas passé du tout comme ça. Au contraire, à quelques occasions, à mes débuts, des gens disaient: «OK, elle chante bien, mais comment va-t-elle faire pour vendre ma maison?» J’ai dû faire mes preuves et c’est sûrement mon engagement envers mes clients qui m’a aidée. Je ne vends pas sous pression; je suis une excellente négociatrice. Et si un jour on vous invitait à aller chanter à une émission? J’irais, avant tout pour le plaisir, dans le cadre d’un anniversaire ou d’un autre événement, parce que la chanson est une passion qui est encore présente en moi.
 

On peut contacter Audrey sur son site.

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