Voici pourquoi Jonas Tomalty ne regrette en rien sa vie de rock star | 7 Jours
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Voici pourquoi Jonas Tomalty ne regrette en rien sa vie de rock star

Image principale de l'article Il ne regrette en rien sa vie de rock star
Bruno Petrozza

C’est dans son coin de tranquillité, où il s’est construit un nouveau bonheur, que Jonas Tomalty nous a reçus. Alors qu’il vient de lancer un single, il nous a parlé de ses sources d’inspiration, dont sa famille, qu’il forme avec sa conjointe, Carmen, et leur petit garçon, Lennon, né la veille de la Saint-Valentin. Il se confie sur ce qui l’a amené à délaisser sans regrets sa vie de rock star, afin d’atteindre l’équilibre.

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Jonas, au cours des cinq dernières années, on a pu observer de grands changements dans ta vie. On a beaucoup parlé dans les médias du résultat de ce virage, mais on n’a pas évoqué les raisons qui expliquent ces changements. Quelles sont-elles?

J’ai toujours été en quête de liberté, en fonction de l’idée que je m’en faisais. Quand j’étais jeune, c’était d’être sur la route, en tournée, de monter sur scène le plus souvent possible, de faire la fête toujours plus fort et de repousser les limites du mode de vie de rock star. Il y a quelques années, j’ai eu l’impression d’arriver à un point de rupture. Ce mode de vie me semblait moins attirant, et j’ai ressenti un grand besoin de revoir ma définition de la liberté.

Aujourd’hui, quelle définition en donnes-tu?

Pour moi, la liberté, ça veut dire d’être solide sur le plan émotionnel, d’être capable de vivre dans le moment présent et de prendre le temps de renforcer les liens précieux que j’entretiens avec ma famille et mes proches.

Quel a été l’élément déclencheur de toutes ces remises en question?

Ça prend toujours un bon break-up pour rocker les choses! Ma séparation avec ma fiancée de l’époque a été un événement très déstabilisant. Mais c’est surtout quand je me suis lancé en affaires, dans le projet du restaurant Rosewood, que j’ai réalisé l’importance de prendre mes responsabilités. Pendant quelques années, j’ai changé un peu mon focus de la musique vers la restauration, pour explorer cette autre passion. Et quelle bonne décision j’ai prise! Je suis vraiment fier de mon restaurant: c’est un endroit unique.

Le fait d’avancer en âge y était-il pour quelque chose?

Il y a clairement un désir de longévité qui s’est ajouté à mes préoccupations. Ces dernières années, avec la pratique de plus en plus grande du yoga, j’ai appris à me connaître profondément. Cette discipline est fabuleuse.

Que t’apporte le yoga?

Quand j’en fais, tous les choix de vie que je fais me sont rappelés. Si je fais la fête, si je fume des cigarettes et si je me gargarise avec du whisky, je constate qu’il est impossible pour moi de me sentir bien. Cette pratique me donne envie d’être au sommet de ma forme. J’ai aussi envie de continuer à donner constamment le meilleur de moi-même sur scène, et en vieillissant, pour y arriver, ça exige un équilibre du corps et de l’esprit. En plus, sachant que les gens achètent leurs billets pour venir me voir sur scène avec l’argent qu’ils ont durement gagné, il est impensable aujourd’hui pour moi de les décevoir en étant plus ou moins en forme à cause de mauvais choix de vie.

Dirais-tu que ta relation avec Carmen a eu une influence profonde sur toi?

Oui! Depuis le jour où l’on s’est rencontrés, Carmen n’a été rien de moins qu’un ange dans ma vie. À nos débuts, j’étais encore très sauvage. Et pour dire la vérité, j’avais des blessures qui n’étaient pas guéries; alors, aussitôt que notre relation devenait plus sérieuse, je la repoussais. Mais Carmen a été persévérante... Et, grâce à son amour, notre relation a continué d’évoluer au fil du temps. Elle m’a en quelque sorte montré le chemin. Elle m’a enseigné une des leçons les plus importantes: que la vie est un enchaînement de cycles, et que la peine et la souffrance font partie de ces cycles. Qu’il faut accueillir les moments d’échec et de peine tout comme les moments de joie et de succès. Et qu’il est beaucoup plus facile de vivre tout ça quand on est aux côtés de quelqu’un avec qui on peut tout partager. Aujourd’hui, nous formons une famille avec notre fils, Lennon, et c’est ce que j’ai de plus précieux dans ma vie.

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Tu as Montréal tatouée sur le cœur, mais Carmen a tout de même réussi à te convaincre de t’installer à Mont-Saint-Hilaire. La transition a-t-elle comporté des défis?

Montréal aura toujours une place spéciale dans mon cœur. J’y ai grandi, et mon parcours en musique est imprégné de l’énergie de cette ville. Carmen a grandi à Mont-Saint-Hilaire, et ses parents y habitent toujours. Il y a quatre ans, quand je suis allé les rencontrer pour la première fois, j’ai découvert cette région et je suis tombé sous son charme. Je me souviens d’avoir traversé le pont qui relie Belœil à Mont-Saint-Hilaire et d’avoir aperçu la montagne... J’ai ressenti aussitôt une connexion profonde avec cet endroit magique. Au début, l’énergie de Montréal me manquait, mais rapidement, l’inspiration et la paix que je trouve ici, loin de la ville, m’ont convaincu que c’était l’endroit idéal pour vivre.

Te sens-tu plus libre que jamais aujourd’hui?

Absolument! Je ne regrette absolument rien. J’ai vécu tout ce que j’avais à vivre et je suis complètement connecté à mon passé. Aujourd’hui, c’est tout simplement un nouveau chapitre de mon livre que je suis en train d’écrire et, lorsque je regarde Carmen qui tient notre fils dans ses bras, je me sens libre, fort et en paix.

Comment tout ça influence-t-il l’écriture et la composition de tes chansons?


Mon inspiration provient de toutes les facettes de mon être. Mes racines familiales, mes expériences du passé, ma vie au quotidien et la famille que j’ai fondée avec Carmen sont des sources d’inspiration fortes. Musicalement, je me sens libre de métisser la pop et l’indie, mais aussi le soul et le folk. Bien que les conditions actuelles ralentissent l’industrie musicale, vous avez l’occasion d’entendre ce nouveau son, puisque j’ai lancé, un nouveau premier single, Closer, le 17 juillet.

Sa chanson Closer est offerte sur différentes plateformes numériques.
Pour suivre ses activités, rendez-vous à jonastomalty.com.



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